mardi, décembre 30, 2003
Acheté le dernier album des Wannadies, mais Lolo l'écoute en haut et je suis privé.
Hé hé, Privé comme le Privé, le film d'Altman avec Eliott Gould (The long goodbye en anglais) dont j'ai vu le début à la téloche et dont je vais enfin pouvoir mater la fin.
Sinon, ça va. Ca écrit, ca écrit. Tranquille...
18:32
Le retour du Roi est un peu long à démarrer, en particulier la nième scène du triangle Gollum, Frodon, Sam, mais une fois que c'est parti, c'est parti!
Je suis pas dans le trip hobbit et le deuxième m'avait déçu, mais celui-ci m'a beaucoup plu et j'étais content de revoir la Comté. Le boulot sur les persos est assez impressionnant et sur la longueur les trois films forment un tout, que l'on aime ou pas, assez impressionnant.
Acheté une télé, je peux enfin voir le DVD de Pavement en couleur. Hooray!
18:32
Je commençais à sérieusement m'énerver, au point de vouloir taper sur des gens. Mais, ça y est, j'ai été payé de mes deux mois et demi de retard.
J'ai acheté les quatre premiers 20 th Century Boys et le premier Planètes. Et Trouble 5: je me marre: Tante May est en fait la mère de Peter Parker. Ouais, et alors??
Dans l'escarcelle: Hate annual 4, un truc par Ashley Wood, une mini-série sur Supes par De Matteis et Human target 5.
Je dois avouer mon faible pour les comédies romantiques. Et Love Actually ne m'a pas déçu. Bien entendu, c'est trés gros et pas crédible, mais c'est réjouissant et l'idée de l'aéroport m'a séduite. Pas un grand film, mais assurémment un bon moment à ne pas bouder.
J'ai lu les volumes 8, 9 et 10 de 20th Century Boys, un excellent manga qui utilise une narration sur trois fils temporels et qui développe une intrigue des plus prenantes. C'est le genre de machin feuilletonnesque qui t'agrippe, ne te lâche plus et que tu dévores, impatient de connaître la suite. Des choses qui ne devraient pas exister. Et bien si! Urusawa y parvient et c'est un véritable régal. Un mix entre de la SF à robots japonaise complètement pervertie et un roman typique de Stephen King avec ses persos d'enfants et ses narrations faisant le va et vient entre passé et présent. Je vais me taper Monster pour voir si le bougre est aussi fort dans toutes ses bandes...
J'ai testé le générateur automatique de weblogs: il n'y a rien à faire, ton blog s'écrit tout seul.
Ca marche, mais ça parle de Linkin' Park et d'Offspring: Beuarkk. C'est ici!
Viens de lire le premier TPB de Dial H for Hero qui est trés sympathique. Le concept est à mi-chemin du mainstream et du super-héros et fonctionne trés bien.
Hier soir bouffe dans un resto basque où le chorizo aux piments est sublime, le vin espagnol étonnament bon et le gateau... basque! Le cidre est bizarre, mais convient aussi à mon palais.
Acheté les DVDs de Pulp Fiction et de French Connection 1 et 2. Cool stuff!
18:22
Je viens de lire le TPB dénommé Deux ex Machina d'AnimalMan par Morrison. C'était la première fois qu'il faisait le coup du créateur et de la créature et c'était encore assez naïf et beau par moment. Le dernier épisode est un must-have total.
Et j'écris des conneries du style:
Son petit blouson en cuir marron s’arrêtait au dessus des hanches. Dessous, elle portait un chemisier cintré aux rayures violettes qui s’évanouissait en s’élargissant sur un jean moulant délavé. Elle paraissait avoir entre trente cinq et quarante ans, s’habillait comme une jeune fille de vingt-cinq et possédait un charme époustouflant, intemporel.
Le genre de femme qui fait peur à certains hommes et qui en rend fou d’autres.
Le genre de femmes qui impressionne fortement une grenouille lorsqu’elle vient de passer sa porte, s’arrête, sourit et dit :
« Bonjour Harry » 18:25
Ambition in the back of a black car
In a high building there's so much to do
(...)
And we smile for a second...
Je suis dans mon quartier général de la rue Pelleport, Trilogy m'abreuve et je rame sur un texte. Je n'en suis pas encore au moment au tout bascule, celui où tu n'as plus besoin de réfléchir et où tout semble couler de source. Tu laches alors 5 pages en deux heures.
C'est comme une chanson: si tu rames plus d'un quart d'heure sur un passage, ce ne sera plus spontané et ton morceau est foutu. Faut que ça sorte d'un trait. Comme un cri.
J'ai encore pas mal de théories bullshit comme celle-là en réserve.
Eteignez ce putain d'ordi, allez faire un tour, il fait beau!
15:59
Stephan Wul est mort la semaine dernière.
C'est à travers lui que j'avais vraiment découvert la SF lorsque j'avais lu Niourk en cinquième. J'avais dévoré les Chroniques martiennes auparavant, mais c'est ce titre qui m'a évoqué des images qui ne me lacheront sans doute jamais.
A part ce titre, je connais trés peu son oeuvre, mais rien que pour ça, je lui dois beaucoup. Il a été le premier à me faire découvrir un monde dans lequel j'ai plongé depuis.
RIP.
13:47
Dans mon souvenir, Nightmare on elm street était un bon film. Il n'en est rien c'est une sombre merde. Et si on le compare à Halloween, alors là...
J'ingurgite des centaines de pages d'HunterThompson dans Le Nouveau testament Gonzo. Pour le moment, il parle de la campagne présidentielle 72 puis du Watergate et ça me passionne.
Je suis en train d'écouter Ash et ça me rappelle le concert au Koslow où j'étais chaud comme la braise et où j'avais sauter comme un perdu. Faut dire que ça donne envie de bouger la tête.
La suite de Neurotwistin' prend des voies inattendues au fur et à mesure de son écriture et des recherches que j'effectue.
Tout ce que je peux dire pour l'instant:
URSS, espionne qui venait du froid, Brian Taylor, la genèse d'Harry et Nikolay Amosov...
Une bédé en ligne d'Ellis et Doran?
Mais, bien sur, par ici, s'il vous plaît.
Le tome 3 de l'intégrale Chaland est sous mes yeux. Miam miam. J'ai donc un Bob Fish à donner et aussi quelques Freddy Lombard. Je pense que Gaby les voudra...
Vu Icares 2004 à la fnac. C'est l'antho de Comballot qui est censé remplacer les Escales. J'avoue qu'à part Lenn, Heliot et L'Astrolabe from the man who read me five times a day, pas grand chose ne me chatouille. Il y sans doute des choses superbes, mais il n'y a pas assez de sang neuf à mon goût sur la couv'. Où sont Day, Bellagamba, Ruaud, Denis, Ecken, Calvo et Colin??
De toute façon, j'ai atteint le seuil limite de retard dans les lectures...
Je suis dans une bio de Kubrick et les bouquins des potes attendent. Je ne suis pas sérieux, là, je sais.
15:50
Chambre d'hôtel à Nantes (pas comme si c'était la première fois)...
Je me remets d'un week-end de mal de bide. Je pensais avoir échappé à la grippe.
J'ai lu Escape Velocity et c'est assez passionnant. Quelques personnalité en surnagent et Sterling m'apparaît comme un mec de droite qui se déguise sous des habits de rocker... (mais je peux me tromper).
Dans l'album Sister de Sonic Youth, ils remercient Dick pour The Owl in Daylight, livre qu'il n'a jamais écrit...
Hypothèse 1: Ce disque est un artefact d'un univers parallèle qui a échoué dans notre monde.
Hypothèse 2: Les membres de Sonic Youth font des allers-retours incessants entre plusieurs univers.
Hypothèse 3: Non, je vois pas...
18:16
Kill Bill est une tuerie, dans tous les sens du terme. Je ne sais trop quoi en dire sans entrer dans une avalanche de superlatifs, mais je dois avouer que je ne suis pas déçu (chose de plus en plus rare lorsqu'on attend beaucoup d'un film). Et puis, je n'aimerai pas gâcher une miette du plaisir à ceux qui ne l'ont pas vu.
Hier, longue visite au magasin de comics qui prend des allures de rendez-vous des fans de comics bordelais le vendredi soir. Acheté aussi des DVD (Les Deux tours et La porte du paradis).
Les enfants de Phil Dick arrivent à vivre de l'argent des droits des livres de leur père. Il viennent de lancer une nouvelle version du site officiel et force est de constater que ça a de la gueule...
Je suis retourné à la fac aujourd'hui.
Deux heures de cours du DESS de traduction sur la Renaissance et les Belles Infidèles.
Intéressant et bizarre à la fois, car ça faisait bien trois ans que je n'avais pas mis les pieds dans un cours à la fac.
J'ai appris que je commençais à avoir les yeux qui faiblissent. Je ne voyais plus rien lorsque je revenais sur ma feuille après avoir regardé les diapos.
Je me suis aussi rendu compte que je ne savais plus prendre des notes.
C'est moi ou Benabar ressemble à Joann Sfar?
En plus, leur nom ont le même nombre de syllabes et ils riment un peu....
Si ça se trouve, Joann Sfar a une identité secrète et la nuit, il chante des petites chansons sans trop de mélodies, mais avec des paroles à la mode. L'équivalent de ses bédés, quoi.
Je pense avoir percé un des mystères de ce siècles: ils ne font qu'un!
Je ne les déteste pas, mais leur "oeuvre" ne m'inspire qu'un grand:
Die another day a un générique original où, une fois n'est pas coutume, le descendant de Campion Bond (c'est Alan qui le dit) se fait torturer non-stop. Le film est un James Bond plutôt bien troussé. Bien entendu, il faut aimer le genre, mais j'admire toujours le travail des scénaristes dont la marge de maneuvre est si réduite qu'écrire un script relève pour moi de l'exploit.
Donnez les droits à Tarantino!
Ce n'est certes pas leur meilleur film, mais Intolérable Cruauté des frères Coen, permet de passer tout de même un trés bon moment.
J'ai maté Comic Book Confidential et je l'avais bien déjà vu sur Arte il y a un bail. Jack Kirby n'y intervient que 28 secondes, Frank Miller chevelu, beaucoup plus. C'est dur.
10:02
La soirée s'appelait Punk Rock for superheroes et y'avait Superman sur l'affiche. Donc, ca commençait bien et tout s'est déroulé perfectly. Les deux autres groupes Tchiki Tchiki island et Swad étaient sympas et assuraient. Les potes étaient tous là (ou presque) et on s'est bien éclaté à jouer et à suer. On n'a pas été grandiose, mais on s'est réellement amusé.
L'award du jeu de mot le plus pourri revient à Manu: "Mars Hotel, le groupe qui vient de Mars, comme la bière".
L'award de l'amnésie revient à Jean-Phi qui a oublié le dernier morceau en grande partie.
Merci aux organisateurs (superdisto), au public et à Superman.
13:17
There seems to be much concern over the fact that I don't say much during my gigs. I have never in 17 years chatted from the stage. It is not my style. Most of the crowd is there to hear music and could care less about what I might have to say as a citizen. If I made pop music and played to thousands of people a night, maybe my demeanor would be a little different. I play arty rock music on the arty rock music circuit. It has never been my expectation that one should be chatty in this arena. That has never been my experience when I am a patron. And if I don't do an encore it isn't because I'm "in a bad mood". It's because the audience didn't really ask for one. Basically, I, the artist, don't deserve to take an encore if it is not demanded. The oft performed encore is a classic example of theatrical tradition becoming watered-down, dumbed-down, and meaningless. It's a real shame. I am a guitar player. I am not a dancing bear....I am a singer. I am not a dancing bear... I am a guy loading a trailer. I am not a dancing bear... I am a cabaret singer. I am not a dancing bear... Sometimes people think that I am rude when I don't switch into that dancing bear routine. I am not complaining. I adore playing music to the people that support my art. But I am not a fucking dancing bear... I may look like a dancing bear! Sure. I admit it.
Rappel pour les têtes en l'air: nous jouons ce soir à l'Ubu Bar rue Gratiolet (à côté du Zoobizarre).
On se la donne une bonne heure avec plein de nouveaux morceaux dans une cave plein de sueur et d'hormones, bref, on se tente le R&R complet, ce soir.
Ha, Conan par Thomas et Smith déchire vraiment...
11:18
Emmanuel Guibert dessine le témoignage de Didier Lefèvre sur son reportage photographique en Afghanistan en 1986. Une bande dessinée forte et passionnante qui mélange dessin et photo.
L’histoire est simple : Didier Lefèvre est un photo-reporter, parti faire un reportage en Afghanistan en juillet 1986. Il suit une équipe de Médecins sans frontières, son appareil photo en bandoulière.
Aujourd’hui, il raconte son histoire à Emmanuel Guibert qui en fait une magnifique bande dessiné qui s’appelle, bien évidemment, Le Photographe. Lefèvre en est le narrateur et c’est à travers ses yeux que l’on suit le périple de ces médecins qui traversent une partie du pays en guerre pour soigner sa population. Au delà du témoignage, c’est la prouesse narrative qu’il convient d’aborde de célébrer. En effet, les auteurs parviennent à mélanger photos et dessins avec talent. Guibert joue avec les clichés de son ami et les immisce au milieu de l’intrigue. L’intrication entre les deux modes graphiques est très bien réalisée et permet des effets assez saisissants. Pas besoin pour le dessinateur de représenter ce que voit le photographe, il peut donc se consacrer à ce que son ami n’a pas pu imprimer sur sa pellicule. Ainsi, l’alternance, comme sur la page 6 est fluide, presque naturelle et ce, malgré la différence de supports. On voit même Lefèvre en photo lorsqu’on le « fusille » (l’expression est de lui) pour lui faire une blague. Seule différence entre les deux supports : les clichés ne sont pas couverts par du texte comme peut l’être une case « normale ».
Le photographe prouve donc que l’alliance entre dessin et photo est possible dans une bande dessinée et même qu’elle enrichit le langage propre au genre.
Après la forme, il faut bien parler du contenu qui est tout aussi intéressant et pertinent que le mode de narration. Lefèvre raconte donc une vraie aventure, celle qu’il a vécue avec une équipe de Médecins sans frontières. Il parle des préparatifs, des rencontres, des habitants, du pays, de la marche et des chevaux, bref, il livre un récit de voyage dont l’intérêt est double. Il est un témoignage sur ce genre de missions humanitaires et il témoigne de la situation en Afghanistan dans les années 80.Ici, on ne parle pas du « sort de la population », mais plutôt de personnes individuelles qui essayent de survivre, malgré la faim, les maladies et la guerre. On apprend les manœuvres que certains font pour survivre et on découvre les protections que doivent utiliser l’équipe de Médecins sans frontières pour arriver à bon port. Bref, on se rend compte des dangers que recèle une telle expédition et on suit la bande dessinée comme un vrai reportage, complément de celui, photographique, de Lefèvre. Après Sacco et Davodeau, voici donc une troisième voie, une autre façon de traiter le reportage en bédé et surtout, voici une excellente bande dessinée…
On jouera donc cinq nouveaux morceaux vendredi. Celui que j'ai fait lundi a été mis en place super vite. Il s'appelle Tulip et reste simple, basique et entraînant avec un petit côté pêchu au niveau rythmique. Content le Gino!
Les pochettes sont à l'impression, on va pouvoir vendre des CD et normalement, il devrait y avoir plus de monde que la dernière fois; on a rameuté des potes.
15:07
100% de Paul Pope est proche du sublime. Je n'avais guère aimé Escapo, mais là le bougre m'a bluffé. Situé dans le futur, son intrigue romantique formée de plusieurs personnages aux liens plus ou moins forts est un modèle de construction et de rythme. On sent que Pope a bossé pour le manga, et surtout qu'il en a retenu quelque chose. Il y a quelques sc-nes absolument géniales dans ces 5 numéros de 48 pages, comme celle où deux personnages parlent dans un environnement créé par la pièce dans laquelle ils sont. L'idée n'est pas neuve, mais la mise en image en offre un renouvellement plutôt bienvenu. Le trait, le traitement des idées et l'ambiance, sont originaux. Il transpire même du livre une espèce de magie, comme un état de grâce qui aurait possédé l'auteur et qu'on lui souhaite de garder...
15:51
Nous jouons vendredi à l'Ubu Bar, rue Gratiolet, avec deux autres groupes. Ca devrait commencer vers 21 heures et pour une fois j'aimerais bien qu'il y ait du monde. Alors ceux qui ne veulent pas payer devront me contacter et les autres devront amener des amis, bordel!!
Il y aura plein de nouveaux morceaux. Au moins trois, le dernier n'étant pas fini.
Mercredi, j'arrive avec un nouveau, dans la plus pure tradition ginolienne. Ca va être facile à mettre en place...
14:22
Mongol Rodéo a assuré, malgré le trac, qu'on sentait bien présent.
Les Bellrays ressemblaient à un croisement entre Tina Turner et The Hives, mais ce sont les Raevonettes qui ont emporté le morceau. Entre le Velvet, Jesus and Mary chains et My Bloody Valentine, leur style noisy m'a enthousiasmé. Et puis leur petit filet de voix doublé est excellent.
Les Hot Hot Heat sont des showmen, mais ils en oublie qu'ils sont là pour faire de la musique et c'était finalement assez décevant.
Une bonne soirée tout de même.
Tiens, j'écoute le Smile des Beach Boys que m'a filé David et c'est assez étrange. Je ne sais pas d'où viennent les morceaux...
Le quatrième tome de La Ligue des gentlemen extraordinaires est excellent. Trés violent, osé et assez orienté cul, malgré tout. Original dans tous les cas.
La bonne nouvelle du jour c'est que le groupe de Chick, Mongol Rodéo, remplace The Black Keys au festival des inrocks, ce soir, et que je suis sur la liste. Ca risque d'être puissant.
Sinon, je lis une bio de Jaco Pastorius et ça me passionne. Mais je suis facilement impressionable.
15:23
Vendredi soir, Matrix 3. Si le 2 se passait surtout dans la matrice, celui-ci se déroule en majorité dans le monde réel (qui ne l'est pas tant que ça, mais bon). On ne s'ennuie pas, la scène de l'attaque du quai est même grandiose (j'adore les exosquelettes), mais le film ne répond pas aux questions posées dans le 2. Bref, j'ai ailé autant que je suis déçu.
Samedi, je me lève tôt. Je pars à Nantes et je veux voir la table ronde sur Dick à 11h30. J'arrive à temps, mais je vois aussitôt Ugo et Pierre-Paul. Alors évidemment, on commence à papoter au lieu de regarder Powers, Blaylock et Spinrad évoquer leurs souvenirs. Bruno Para est là aussi, mais un type plutôt grand vient me heurter: Etienne! Cool, que de gens biens au centimètre carré. On va au bar et je dis bonjour aux autres. Gilles Dumay est là et Olivier Girard aussi. Gilles Goullet n'arrive qu'après et il m'offre Revenge of the nerds: quelle bonne idée.
Ca fait un peu inventaire, là, hein?
Mais c'est parce que que c'est comme ça. Je viens surtout pour voir des gens que j'apprécie et tout commence donc bien.
On mange au restau des invités (merci Ugo) avec la bande et Philippe Curval, qui m'a l'air d'être assez cool.
L'aprème se déroule en virevoltant au gré des discussions et des rencontres. Je vais voir Beyond Re-animator. C'est trop bon: gore, con, drôle, sexy (sauf qu'on voit pas la blonde à poil, merde!). Un bon moment de plaisir sans cerveau!
Retour à la foule. Dave vient d'arriver. Il est beaucoup mieux que la dernière fois. Ca fait plaisir. Il me présente Fabien Vehlmann, un jeune scénariste de bédé dont j'apprécie le boulot et qui est, en plus, trés trés sympa. On parle un bon bout de temps et on finit au pot de la remise du prix Julia Verlanger que Gilles s'est vu remettre.
Puis on part manger en ville. Nous sommes dix et la pizzeria nous propose deux tables:une de 6 et une de 4.
Je mange donc avec Richard Comballot qui me parle de Dantec et de ses projets d'anthos, Thierry Di Rollo qui évoque les Beatles et son écriture et Thibaut, qui explique ce qu'est la maquette d'un livre.
Le soir, on dort en ville, chez des parents de la femme d'Ugo, dans un appart gigantesque d'au moins 150 m².
Le lendemain matin, c'est rugby, bordel!!
Les français gagnent avec brio. La journée commence bien.
Je mange avec Gilles et Peter S. Beagle, dont la femme est hallucinante. En reverse cowgirl, leur accouplement doit ressembler à un batonnet de glace à la gélatine.
Je traîne un peu l'après-midi et Olivier me présente Xavier Mauméjean que j'ai connu électroniquement par ce blog.
Il est trés sympa et parler avec lui est assez exquis.
Etienne part en se lamentant qu'il n'a pas pu voir Andreas. Il m'appelle une demi-heure après. Il l'a croisé sur le parvis et a eu sa dédicace. Y a une justice!
Le soir, c'est Monthy Pythonesquement coolos!
On part manger avec Olivier, Pierre-Paul, Ugo, Xavier, Johan Heliot et Eric Vial (l'homme jeux de mots qui en vient à ressembler à un ennemi du Batman de la série télé). Le repas est vite plié et on se retrouve au bar du Novotel, en train de boire de l'armagnac et du vin jaune du Jura (courtesy of Johan). Là, dire qu'on à rigolé comme des bossus (l'expression est de Pierre-Paul) est presque un euphémisme. On se fend la pêche comme des débiles pendant quelques heures. Xavier possède la blague qui tue, celle dont les Pythons ont fait un sketch, mais comme elle passe mal à l'écrit...
Vraiment une trés trés bonne soirée...
Le lendemain sent la fin et je passe plus de temps à dire au revoir qu'autre chose.
Je rentre, crevé, et hier soir, je regarde Cure en essayant de ne pas fermer les yeux. J'ai rien compris, si quelqu'un pouvait m'expliquer.
Quelques lectures:
Piano de Joann Sfar ressemble à du Sfar. C'est un carnet qui présente un beau bordel (comme ce blog, quoi, mais avec des dessins). C'est parfois passionnant, parfois anecdotique et parfois trés enervant car le gars ne se prend vraiment pas pour de la merde. Pourtant, une bonne partie de sa production n'est pas bonne. Heureusement que l'autre partie compense cela.
Nexus de Baron et Rude est naze. Le rythme est trop rapide pour qu'on s'intéresse aux personnages qui, au demeurant, auraient pu accrocher le lecteur.
Super-Héros de Martin Winckler est joli. Je n'y apprend rien, mais c'est agréable à regarder et le gars connaît son sujet (ce qui est trop rare de nos jours).
Je suis au milieu du Samouraï Virtuel (Snow Crash) de Neal Stephenson et je trouve ça vraiment énorme. C'est fun, drôle, servi par une écriture décomplexée et efficace. On n'y trouve pas la poésie d'un Gibson, mais, au moins, on comprend tout!
12:41
Hier soir, j'ai maté Pop Stars. C'est assez marrant la façon dont ils ont resserés les boulons par rapport à l'année dernière. Plus de place à l'erreur, cette fois, ils ne vont pas se planter. Le cynisme est incroyable dans cette émission. Les interviews des types qui encadrent les "artistes" sont bien car les gars ne cachent pas qu'ils font un produit et qu'ils se branlent du facteur humain. Finalement, et malgré toute la mise en scène qui est faite, on se rend bien compte de la façon dont la musique est traitée à ce niveau. Les gars bossent avant tout pour répondre à une attente du public et pas à celle de leur propre sensibilité. La musique n'est qu'un moyen, elle n'est en rien une fin en soi.
Nous, on est des putains d'artisans à côté. On ne se pose jamais de questions de ce type sur la réception de la chose. L'écart est hallucinant... et salutaire.
Puis, j'ai lu d'un trait le livre d'André-François sur Arsène Lupin. Passionant, mais trop court. Entre ça et Lupin III, dont je regarde les DVD, je suis en plein dans la cambriole. C'est intéressant pour P.M. tout ça.
Je vais aller faire un tour sur le Wold Newton Universe, tiens.
10:19
Dans Bons baisers de New-York, Art Spiegelman revient sur toutes les couvertures qu’il a faites, et celles qu’il na pas faites aussi d’ailleurs, pour l’hebdomadaire américain, le New-Yorker. De 1993 à 2002, il a créé des illustrations de couvertures pour ce magazine destiné à la moyenne bourgeoisie new-yorkaise. De tradition, le journal ne suscite guère de polémiques, mais certains dessins de Spiegelman vont provoquer des mini-scandales qu’il détaille d’ailleurs lui-même. Il commence par raconter la genèse de ses illustrations et évoque, quand il y a lieu de le faire, les conséquences qu’elles ont eu sur sa carrière au sein du journal et sur les lecteurs du New-Yorker. Prenant pour thème des sujets contreversés et donnant un avis que les américains qualifieraient volontiers de « politiquement incorrect », Spiegelman ne fait qu’exprimer un avis par des dessins, certes forts, mais, somme toute, peu provocateurs. On voit donc le fossé entre une certaine presse et les lecteurs qu’elle représente et la réalité du monde d’aujourd’hui. Bons baisers de New-York offre aussi quelques belles pages sur le 11 septembre et une introduction sans intérêt de Paul Auster (mais qui la refuserait ?). L’ensemble montre une grande partie de la production de Spiegelman depuis Maus et jusqu’à ce qu’il commence sa bédé pour le journal allemand Zeit et reprise en France dans Courier International. En prime, il y a même une critique en bédé de Kavalier and Clay...
Des projets dont je ne peux rien dire, j'en ai de plus en plus, mais le secret est encore de mise, mais ça fait plaisir et c'est enthousiasmant.
Par contre, je peux parler du type qui vient de m'appeler pour me proposer un concert le 21 novembre à l'Ubu Bar, à côté du Zoobizarre. Ca aussi ça fait plaisir, car c'est un gars qui nous a vu lors de notre premier concert et qui m'a dit qu'il a vraiment aimé.
Je pense qu'il va être surpris.
19:57
Aujourd'hui, on a visité le trois-mâts Belem. Et c'était énorme. Gigantesque et aussi trés beau, du bois partout et le sentiment que quand la bête vogue, la vie doit être dure à bord.
19:46
Encore une répét', encore un nouveau morceau, pas tout à fait terminé, notamment la mélodie, mais sacrément réjouissant. Assez recherché dans les harmonies, mais cela m'empêche de pouvoir bosser tout seul chez moi, j'ai besoin que tout le monde joue. Il faudrait que j'enregistre les deux autrs guitares sur mon 4 pistes, mais j'ai vraiment pas le temps.
Ce matin, j'ai reconnu Momo, de dos, qui allait à son boulot, alors je l'ai amené. Il m'a offert Man of steel 2, que je n'avais pas pu m'acheter car je n'avais pas d'argent.
J'ai "lu" le Art Book de Sin City que tu devrais t'empresser d'acheter, Patrick!
12:55
Le chef d’œuvre de Neil Gaiman et de ses collaborateurs dessinateurs entame sa seconde publication en France avec un volume inédit : le tome 4 !
Delcourt commence par une période de la série où le dessin est le plus accessible pour le public français. Etait-ce bien nécessaire ?
Il était temps. Depuis les quatre volumes parus au Téméraire (qui reprenaient les numéros 1 à 16 de l’édition originale), la série Sandman n’avait pas trouvé une maison d’édition qui veuille bien traduire les épisodes restant. Aujourd’hui, c’est Delcourt qui s’y colle, en commençant bizarrement par le volume 4 intitulé La Saison des brumes et dont le titre original est Season of mist.
Mais, Sandman qu’est-ce que c’est ?
Aux Etats-Unis, où la série est d’abord parue, il s’agit de 75 numéros d’un comic au format standard. Commencée en 1988, elle conte les aventures du Sandman (le marchand de sable), aussi appelé Dream (rêve) ou Morphée, et de ses frères et sœurs, les éternels (Endless) : Desire, Death (mort), Destiny, Delirium (delire), Destruction et Despair (désespoir). Elle s’achève en 1996, mais les fascicules sont repris en volume et forment une série de dix volumes regroupant des épisodes formant un ensemble. Delcourt a décidé de reprendre ces volumes lors du passage au français. Belle idée que de respecter l’original, mais ce qui paraît moins logique est de commencer par le tome 4. L’éditeur se justifie en évoquant le fait que l’on peut lire ce Saison des Brumes sans avoir lu les volumes précédents. Evidemment, on comprendra le gros de la trame de l’histoire qui se déroule dans tome, mais bon nombre de subtilités et de références, celles-la même qui font toute la richesse de la série, échapperont au lecteur qui plonge ici pour la première fois dans l’univers créé par Neil Gaiman.
Le choix n’est justifié que par un impératif de résultat et la stratégie de l’éditeur est de séduire le public avec un volume où le graphisme est mieux maîtrisé qu’au début, où le pourtant doué Sam Keith avait du mal à faire du bon travail. On prend ainsi moins de risque en commençant par ce volume quatre, mais on oublie sciemment de dire aux lecteurs que Sandman est une saga fermée où tout se répond et où la construction est irréprochable et demande une lecture chronologique.
La même stratégie de séduction est employée lorsque la couverture de l’édition Delcourt est ornée du nom du scénariste écrit en lettres plus épaisses que celles du titre, contrairement à l’édition américaine où le dessin est plus grand. On voit donc que l’éditeur mise sur la notoriété qu’a acquis Gaiman avec ses romans, De bons présages (traduit par l'ami Patrick) et American Gods, et son recueil de nouvelles, Miroirs et fumées (Patrick aussi, il me semble). On sent donc bien que Delcourt a envie d’aller jusqu’au bout de la publication de la série et qu’il emploie donc les moyens qui lui permettront d’accrocher d’entrée son lectorat. L’inverse de Soleil qui commence par les premiers Spirit qui sont loin d’être les meilleurs. Cette stratégie risque de payer, mais je ne peux m’empêcher de penser que commencer par le tome 4 d’une série ne sera jamais une bonne solution.
Sauf au niveau des ventes…
Vendredi, rendez-vous à Universal où le gars qu’on avait rencontré à la télé nous a donné quelques conseils. On était entouré de disques d’or et on ne se sentait vraiment pas à notre place.
« Bon, avant tout, les gars, y faut chanter en français »
J’ai essayé de lui expliquer qu’on voulait juste faire un disque pour le plaisir et pas forcément pour le vendre et qu’on cherchait plutôt un petit label.
« Ouais, c’est bien un petit label, mais là où on a 40 représentants, ils en ont tout juste 10 »
Sinon, on a écouté nos morceaux à burnes sur sa super chaîne et Jean-Phi en a eu mal aux oreilles.
« Il faut envoyer sur le refrain, faire un truc qui se retienne. Votre format de morceaux est bon, de 2’30 à 3’30, c’est bon pour les radios, mais faut bosser un seul morceau qui serait votre « tube » et tout miser dessus ».
Ouais, bon on venait de deux monde différents et ça c’est beaucoup vu.
« Et aussi, il faut mettre la voix plus en avant. »
« Un groupe, ça joue beaucoup sur le charisme du chanteur ».
Allez dire ça à Frank Black, petit gros et néanmoins leader du plus grand groupe de rock du monde (les Pixies, hein, pas les Catholics)
C’était hier soir à Barbey, et c’était très bien.
Trop de morceaux des derniers albums à mon goût, mais des bonnes surprises du dernier et des vieilleries excellentes : Abstract Plain, Headache et avec du clavier, s’il vous plaît.
Le groupe est bon, mais les mecs en font trop, on sent les vieux routards et seule la danse d’un des guitaristes est hors du commun.
La moitié du public (excellent public, d’ailleurs, la salle était comble et l’acclamation réjouissante) était venue pour ça et on a droit à : Cactus, Caribou, Velouria (putain, ça c’était vraiment énorme, puissant et encore, ils ne l’ont pas super bien jouée) et Where’s my mind.
Et par Mr Charles Thompson, c’est à quelques années lumières de la version de Placebo…
Une bédé pour June (et Gaby aussi, mais plus pour June quand même).
Hector Umbra est un peintre qui est obsédé par d’étranges petites créatures qu’il ne cesse de représenter sur ses toiles. Il est déprimé aussi, à cause de la mort d’un de ses amis qui a sombré dans l’abus de substances illicites. Alors, lorsque Osaka, un autre de ses camarades, DJ de son état, disparaît à son tour, il va effectuer un drôle de voyage sur ses traces.
Surprenant objet que cet album du à l’Allemand Uli Oesterle. Tout démarre comme un Taratino d’outre-rhin, avec ses dialogues à rallonge à propos de pop-culture et puis tout s’envole au son de la musique électronique jouée par Osaka. On passe d’un univers urbain branché à un monde fantasmagorique qui oscille entre références fantastiques et idées brillante volées à la science-fiction à deux sous des années 50. Bref, Oesterle surprend, mais au-delà de cela, il accroche l’œil par un style en totale adéquation avec son propos et par une narration sans faille. Son dessin qui ressemble à du Brüno, mais en plus sombre, est pour beaucoup dans le plaisir que l’on prend à se laisser entraîner dans une histoire qui est comme un tourbillon. On n’en voit pas l’issue et c’est tant mieux.
Chaque nouvelle répét' amène son nouveau morceau. Chacun y va de son petit plan qui grandit et devient une chanson avec des paroles les plus stupides qui soient, écrites sur le coin de mon ampli, pendant que les autres jouent.
Les deux derniers morceaux sont plus lents que d'habitudes, mais aussi plus recherchés sauf pour la mélodie, qui reste typique. Enfin, je crois. Ils s'appellent Waterfall et Tenderness.
15:02
J'ai déjà évoqué, il y a longtemps, l'importance de la production et du mix.
Pour vous donner une idée, voici All Apologies telle que produite par Albini avant que Geffen ne prenne peur et demande au producteur de REM d'adoucir le propos. Sacré différence et tension bien plus présente...
13:07
Hier c'était sympa. Y'avait Chick et Nelly et Neult et Vincent et Patrick et Jérôme et ma Lolo et on a bu des coups et on a rigolé et ils m'ont offert des cadeaux et Chick m'a payé des coups parce que je lui avait dis que j'étais fauché (mais je lui avais pas dit pour qu'il raque).
L'autre jour, j'ai lu la moitié de Galaxies et, une fois n'est pas coutume, j'ai vraiment bien aimé la nouvelle d'Olivier Paquet et son essai sur les anime de SF. Il fallait le dire, c'est fait.
10:08
C'est la merde. On n'est plus payé et on en a marre. On va sans doute arrêter de bosser. Tant pis pour Gibbons.
Et la balance cosmique frappe encore: j'ai reçu le treizième mois de Delcourt (notion à laquelle je ne suis pas habitué) et le chèque pour mon texte dans Passés recomposés.
C'est tout de même pas ça qui va me faire bouffer.
J'essaye de remettre toutes les archives en ligne. Ca marche...
Pour les fous qui veulent voir notre bien piètre prestation à la téloche, c'est ici.
Hier, vu l'excellent Rosemary's Baby, ou comment faire speeder à peu de frais. Il suffit de poster un type devant une cabine téléphonique au bon moment. Du grand art.
11:04
Putain, l'horreur, bloqué.
Pas fatigué, plein de projets à entamer et à continuer, mais non, impossible de me lancer dans quoi que ce soit aujourd'hui. Que faire?
Ecrire trois conneries sur ce blog et aller me nourrir des autres.
Ouais, je vais aller éteindre l'ordi et ouvrir un livre.
19:06
Enfin vu Pleasantville et c'est assez... plaisant. C'est pas mal, mais la fin devient trop démonstrative, trop hollywood alors que le début était plutôt fin. Dommage.
Aujourd'hui, balade sur un marché gourmand. On a acheté du saucisson, du gâteau basque et du brebis, mais pas d'armagnac: trop cher. Snif...
18:14
Bon alors ok, on n'a pas été grandiose, mais merde, on est quatre, on a deux guitares, c'est pas pour que le son d'une des gratte ne passe pas. Sur deux morceaux, on n'entend pas Jean-Phi. Cet enculé d'ingé son n'a eu aucun respect pour nous.
American Splendor a une ambiance spéciale que j'aime bien. Rythme lent, musique jazz et travail de l'artiste sur lui-même (ça, c'est un truc qui m'obsède plus ou moins, mais dont je n'arrive à rien faire), bref un bon moment de cinoche. Les passages entre réalité et fiction sont bien négociés et deviennent parfois amusants (le personnage du pote d'HarveyPekar que l'on croît exagéré, puis l'apparition du vrai gars: et non, ce n'est pas exagéré). Et puis ça donne envie de voir Revenge of the nerds.
Tous les matins j'ai du mal à descendre l'escalier de la chambre vers la salle de bains, encore englué dans le sommeil que je suis. Un jour je vais me casser la gueule.
Ben, ce matin, je me suis mangé la porte de la salle de bains et je me suis éclaté deux orteils. J'ai du mal à embrayer et je boîte comme un con.
Je n'ai lu que la moitié du Endless Nights de Gaiman et de ses amis dessinateurs, mais je peux déjà dire que c'est un putain de bon livre.
Chaque histoire est aussi puissante que ses nouvelles contenues dans l'excellent recueil Miroirs et fumées (qui resort en poche, d'ailleurs). Et puis, les gars qui dessinent ne sont pas manchots. Sienkiewicz rules!
Reçu aussi l'immense pavé de Guy Davis, Honour among punks.
Samedi pluvieux. Il reste donc du temps pour travailler. J'essaye de fignoler une meilleure version de La planète des fées.
Content car Neurotwistin' semble plutôt bien accueilli sur les listes de discussion. On va tout de même attendre d'autres critiques avant de se réjouir, mais globalement, je sens que je me suis amélioré et pense être capable de beaucoup mieux. Besoin de travail et de rigueur.
Hier, nous enregistrions trois titres pour la télé: Intervention, Delicate Torture, Many moons ago.
On se pointe à 9h30, dur réveil, et on installe de matos. Le gars qui présente est plutôt sympa et pas prétentieux du tout, comme on aurait pu s'y attendre. Les techniciens sont cools, le gars d'Universal aussi, bref, tout le staff est agréable. Par contre la pouffe qui fait la rubrique mode (enfin, mode est un bien grand mot pour un pov gars qui rajoute des lacets à des jeans) et ses acolytes ne nous adressent pas la parole. Elle mise tout sur son cul, faut dire qu'elle partage son cerveau avec une copine et qu'elle n'en a pas la garde ce jour-là apparemment.
L'émission est vite emballée avec une grosse plantade sur l'intro, un Vincent qui oublie de partir à chaque fois et moi qui marmonne quelques mots lorsque le gars me pose des questions.
On n'a pas vu le résultat, mais j'ai tout de même de grosses inquiètudes sur le son et je regrette le choix des morceaux.
Ha si, ils vont montrer le site du groupe pendant l'émission...
Un grand moment de télé qui passe à partir du 11 octobre.
Certains vont plus rire que d'autres.
Hier soir, vu Animatrix (thanks Ugo). Trés trés bon. Les divers courts métrages sont différents et montrent les différentes possibilités qu'offrent la matrice. L'anime intitulé Beyond est vraiment trés original et est sans doute le plus touchant.
Je m'arrête là car j'ai mal au doigt. Mon ampli m'est tombé dessus.
C'est lourd un ampli basse. Je raconterai le passage à la télé plus tard...
16:11
Lu le dernier Bifrost. La nouvelle de Caza est étonnante. Elle ressemble à une vieille légende et fonctionne bien. Bien entendu, le texte d'Ecken est trés bon, anecdotique, mais trés bon, roublard et intelligent.
Pour le reste, je me suis plutôt ennuyé...
12:45
Hier soir, concert de Mongol Rodéo, le groupe de Chick, ancien compadre au sein des Bobby Burns, et éternel pote.
Le concept: une bande avec une boite à rythme à la Béru (modernisée) et la basse. Devant, Chick et Pierre jouent de la guitare et hurlent: c'est vraiment excellent et puissant.
Voilà! C'était réellement trés bien.
D'ailleurs, l'organisateur du concert m'a dit que l'on devrait être aussi spontané qu'eux (mais, entre nous, je crois qu'il n'a pas compris qu'on tend plus vers la pop que vers le punk).
Bref, Mongol Rodéo assure à mort.
Je jouerais bien avec eux, tiens, moi.
Vu Identity, thrille parfois flippant, parfois chiant et dont le twist est assez malin.
17:29
Qu'est ce qu'on rigole avec les séries de la M6!
Hier, j'ai maté John Doe et j'ai compris pourquoi cela s'était arrêté au bout d'une saison. Bon, en plus, il se trouve que je connais le pourquoi du comment il sait tout ça et c'est assez ridicule.
Bref, après nous avoir rejoué Airport dans le premier, le second épisode nous montre un tueur en série. Puis apparaît un personnage et je m'écrie: "Mais c'est Tooms de X-Files!!!"
A partir de là, c'était évident que c'était lui le tueur.
Tu penses, Tooms, le gars qui vit des siècles et qui se construit sa maison en papier maché.
Notre McGiver de John Doe, il a mis plus longtemps que moi pour le comprendre, ce con. M'étonne pas, remarque avec sa tête qui oscille entre Luis Figo et Jean-Pascal, il n'a pas que des atouts.
Ouais, L'Adversaire commence plutôt bien, mais devient d'une chiantitude extrême dans la dernière demi-heure. Le bouquin passionnait, lui, jusqu'à la fin.
Plein de bonnes bédés lues ou à lire: Supreme, OK Corral, Au temps de Botchan 2 etc...
Bagnole au garage, je prends le bus. Si seulement je n'étais pas obligé de rouler en voiture tous les jours....
10:34
Le reste de la bande a aimé le nouveau morceau. La fin est poppy à souhait (on dirait du sous-beatles) et on a décidé de la jouer dès ce soir.
Les choses s'annoncent bien pour cette année. On a une salle de répét à nous avec un jour précis dans la semaine. Bref, on va pouvoir bosser...
Pour le reste, famille, vieux (et meilleurs) potes et copines me signifient sans cesse de me recentrer sur l'écriture, ce que je vais faire. J'suis pas contrariant, moi. Mais il paraît que je me disperse...
Que les bloggers bordelais et autres personnes qui viendront au son'art ce soir, en passant par ce blog, essayent de ne pas venir trop tard (que je sois toujours en état) et n'hésitent pas à se manifester (avant 23 heures, je ressemble assez à la photo, après ce sera un jeu de piste).
10:12
Pas beaucoup de posts car pas beaucoup de temps.
Après mes 10 heures de train de samedi, je suis reparti à Paris dimanche. Vu les potes et passé une bonne soirée.
La semaine va être dure: ce soir répét, demain concert! Vivement le week end.
Acheté quelques bédés à Paname, dont le numéro de l'excellent Human Target, la nouvelle série de Peter Milligan.
Et puis trouvé aussi une nouvelle bio de Miller, plus documentée et moins romancée que celle, passionante, de Béatrice Commengé.
13:32
Les bordelais du centre n'auront plus d'excuses, nous jouons le jeudi 18 septembre au Son'art en remplacement d'un groupe.
C'est rue Tiffonet, près de la Victoire et c'est payant, mais je ne sais pas combien. Et on jouera avant Lips.
Pour ceux qui veulent rigoler, on va passer dans l'émission "culte" Ca part en live sur TV7, la télé locale...
11:53
Samedi, j'ai fait la chouille pour l'anniversaire de ma mère avec des dizaines de personnes que j'apprécie et certains que je n'avais pas vu depuis longtemps. Sympa!
Dimanche soir, on a sursauté devant une amputation assez terrible. Whaouh, choc aux Urgences.
Lundi, dix heures de train: JLA/Avengers, Supreme, Henry Miller, Love Hina des heures et des heures à lire, quoi. Voyage au milieu de norvégiens buvant du pinard et hurlant: "Fridebidehu" "Monzieur Zigzag" ou "Aï, catastrofe". On se serait cru dans un sketch des Robins des Bois.
Hier, randonnée dans les Vosges. Vent froid dans la gueule, mais plaisir de crapahuter, inhabituel pour un citadin tel que moi.
Ici, je dors comme un bébé. Et je mange aussi. J'ai encore grossi...
Plutôt productive cette fin d'aprème. Un nouveau morceau intitulé Jason Lee. C'est pas encore un trés bon morceau, mais ça ressemble à quelque chose de jouable. Ceci dit, je suis loin de la productivité et de la facilité d'il y a quelques mois. Mais ça va revenir...
Et puis, j'ai continué un peu le script de Neurotwistin' que Niko a entièrement redessiné.
Petit hiatus du à une malfichutude de week-end.
J'en ai profité pour me replonger un petit peu dans le View Askewniverse via DVD et je me dis que décidément, Mallrats était 100 fois mieux qu'American Pie et consorts...
Le petit côté banlieue où il n'y a rien à faire me plaisait car il me rappelait mon quotidien, mais j'ai remarqué que cela me plaît toujours autant. Quand je voudrais me souvenir de mon adolescence, plus tard, je n'aurais qu'à regarder le film...
On a les références qu'on peut.
11:07
Bon, le concert fut honnête. Tout au moins en regard du fait que nous n'avions pas joué depuis un mois.
Le public était trés jeune et ce ne sont que quelques gamines de 15 ans qui nous ont dit qu'elles avaient trouvé bien et qui ont acheté des CD. Notre coeur de cible est bien jeune...
10:57
Bien que nous n'ayons pas répété depuis un mois, nous jouons ce soir à Martignas, un petit village près de Bordeaux. Vu l'affiche, cela va être assez rock'n roll.
On va donc se la jouer cool et ne pas trop boire avant la chose, histoire de ne pas être ridicules...
Entre cinéma et bande dessinée, inutile de choisir. Kevin Smith fait passer ses personnages de l’un à l’autre avec un entrain communicatif.
Jay et Motus Bob n’est pas la première bande dessinée de Kevin Smith traduite en France. On a déjà pu lire son travail dans les premiers albums de Daredevil chez Marvel (dessins de Quesada) et chez Semic avec Green Lantern. C’est donc sur des super-héros appartenant à des compagnies que l’on avait pu voir ses scénarios mis en image.
Ici, on retrouve son univers personnel, avec ses personnages fétiches de Jay et Silent Bob (traduit par Motus Bob). Situé dans le New Jersey, la genèse de ce monde remonte au film Clerks, tourné pour une poignée de dollars et sorti en 1994 après s’être fait remarqué au Festival de Cannes. Kevin Smith y raconte la journée extraordinaire d’un employé d’une supérette. Ponctué de dialogues avec le loueur de vidéos du magasin d’à coté et de conflits avec les deux dealers qui zonent devant le magasin, le remplacement que fait Dante au Quick Stop Groceries (où Smith a réellement travaillé pour payer le film!) ne se déroule pas comme prévu. Dès ce premier essai, le scénariste-réalisateur signe un coup d’éclat en mettant en scène son quotidien romancé et en faisant jouer ses amis devant la caméra. Grâce à des situations scabreuses, des dialogues savoureux et une sincérité sans faille, Smith touche un public jeune qui va lui rester fidèle.
Il continue sur sa lancée et réalise Mallrats (Les Glandeurs, en français) où deux amis passent une journée à zoner dans un centre commercial de banlieue. On retrouve Jay et Silent Bob ainsi qu’une guest-star qui montre tout l’intérêt que Smith montre pour la bande dessinée : Stan Lee. Malgré l’échec monumental du film au box office, Smith sortira d’autres films : Chasing Amy (Méprise Multiple, en français) montre un auteur de comics en proie à une histoire d’amour qui tourne mal. La relation avec la bédé devient ici plus palpable puisque le héros est un dessinateur qui œuvre sur une série appelée Bluntman & Chronic et dont les modèles avoués sont Jay et Silent Bob. Ces derniers apparaîtront d’ailleurs dans les deux autres films de Smith : Dogma (où Matt Damon et Ben Affleck, anges déchues cherchent à contrer Dieu) et Jay et Silent Bob contre attaquent dont ils sont les personnages principaux et qui est une pochade s’attaquant à Hollywood.
Parallèlement, Smith a réalisé des comics reprenant les personnages de Clerks et deux mini-séries avec Jay et Silent Bob. Ses personnages vivent donc des aventures à la fois au cinéma et en bande dessinée. Les interactions sont même plus précises puisque certaines ellipses de l’album traduit ici sont des scènes des films. Par exemple, lorsque Jay et Silent Bob entrent au restaurant pour leur rendez-vous avec le dessinateur de Bluntman & Chronic, la rencontre n’a pas lieu dans la bédé, mais dans le film Chasing Amy.
Kevin Smith parvient ainsi à rendre son univers extrêmement cohérent en multipliant les allers retours entre les deux médias et en jouant sur certains artifices narratifs. Rien de révolutionnaire dans le procédé, mais l’auteur étant aussi passionné de cinéma que de comics, son travail s’effectue dans une sorte de grand écart assez intéressant.
Quant au contenu de l’album, avouons qu’il est moins intéressant que certains films et qu’il est surtout pour Smith l’occasion d’enfiler les blagues scabreuses dans la bouche de Jay. C’est drôle, mais cela ne vole pas bien haut.
Ha, et si vous voulez savoir à quoi ressemble Kevin Smith, c’est facile : c’est lui qui joue Silent Bob…
Je pensais que le Davy Jones Locker était une invention de David Calvo, n'étant pas au jus que cette expression était vraiment utilisée dans l'argot des marins.
J'étais donc un peu stupéfait d'entendre les personnages de Pirates des Caraïbes l'employer...
13:44
Pirates des Caraïbes est le pur divertissement hollywoodien bien fichu. Action, aventure et personnages savoureux. Quelques clcihés, je devrais dire passages obligés, bref un bon moment. Pure fun to watch!
Le numéro 1 de Supreme Powers est prometteur et est ici.
10:26
Lapière et Bailly débarquent dans la prestigieuse collection Aire Libre et confirment tout le bien que l’on pensait déjà d’eux. Agadamgorodok, histoire d’amour et drame passionnel fascine et suscite des émotions. La marque d’une grande bande dessinée.
Le dernier album du tandem Lapière (scénario) et Bailly (dessin) est une histoire complète en un album. Les deux auteurs s’éloignent ainsi de leur série Ludo et reviennent à leurs premières amours (leur premier album commun était un one-shot intitulé La Saison des Anguilles).
Avec Agadamgorodok, ils signent un drame, genre sous-exploité tant en bédé qu’au cinéma par les temps qui courent. Situé dans la Russie d’aujourd’hui et jouant sur certains clichés en vogue à propos de ce pays, notamment la mafia, ils parviennent à offrir une histoire d’amour qui sort des sentiers battus et qui repose sur une atmosphère atypique.
Jules est un jeune homme qui va de petits boulots en désillusions et dont le seul ami est Féodor, un vieil homme qui l’a recueilli et élevé. Lorsque son chemin va croiser celui d’une jeune fille qu’il qualifie d’ange, sa vision du monde va enfin s’accorder à la réalité jusqu’à ce que son passé le rattrape…
L’album recèle des surprises qu’il est difficile de ne pas dévoiler pour rendre compte de sa beauté. Ne lisez la suite de l’article que si vous avez déjà lu l’album où si vous ne craignez pas d’en savoir un peu plus qu’un lecteur « vierge ».
Car Agadamgorodok, et on n’apprend cela que peu avant la fin, est, avant tout, l’histoire de deux frères que tout opposent et dont l’affrontement commence avant d’avoir débuté. Comme l’eau et le feu, ils sont de parfaits antagonistes. L’un a été élevé dans les livres et son esprit vagabonde comme s’il était prisonnier des mots et des images que les ouvrages lui inspirent tandis que l’autre est un mafieux, charnel et mauvais qui refuse ce que lui dit son cerveau. Il n’y a qu’à comparer les deux récits de leur « naissance » au monde (l’un marche sur les livres, l’autre est un ogre) pour s’en rendre compte. Au-delà de cette opposition, beaucoup moins simpliste qu’il n’y paraît, on trouve une histoire d’amour belle et pure, loin des clichés habituels et empreintes d’une certaine poésie. Poésie que l’on retrouve d’ailleurs où on ne l’attend pas, car elle va même jusqu’à se nicher dans les dénominations des personnes exécutées par les mafieux.
Cet univers, qui semble hors du monde et que l’on pourrait prendre pour une fin des temps, présente un monde en déréliction où les univers imaginaires sont des facteurs de santé mentale, comme dans le cas de Jules. Lapière et Bailly excellent à immerger le lecteur dans ce monde si loin et, à la fois, si proche qu’ils mettent en scène. La classe du découpage et la beauté du mal valent à elles seules l’achat de l’œuvre. Les deux dernières planches, de par leur beauté, devraient suffire à vous convaincre. On y sent comme une réminiscence de La Nuit du Chasseur de Charles Laughton.
Avec pareille référence, Agadamgorodok se classe comme une grande bande dessinée, qu’elle est assurément.
Torride. Il faisait si chaud à la plage que nous n'avons pas pu rester aussi longtemps que nous l'aurions souhaités.
Overdose de comics, donc, et une bio de Henry Miller qui m'attends à côté de l'ordi.
Vu le docu sur François Besse hier soir. Bandit d'une autre époque, celle des hold-ups des années 70 et des évasions spectaculaires. Ca ressemble à un film, mais si c'en était un, on trouverait tout cela exagéré.
Déroutant et passionant, ce type...
Il s'est évadé de Fresnes en solex, le jour de ma naissance...
14:34
Emballé que j’étais par Les Hommes de Paille, j’ai donc couru à la Fnac (la nouvelle, la grande) pour me procurer un autre bouquin du sieur Michael Marshall Smith. Patrick m’avait aussi dit que ces œuvres de SF risquaient de me plaire et depuis que j’avais lu une nouvelle de lui dans Galaxies, je le pensais aussi.
Je suis donc rentré avec Frères de chair et je dois avouer que j’ai trouvé le bouquin assez fort, même si le style, polar distancié à la première personne, est bizarre dans ce contexte. Car il s’agit bien d’un bouquin de science-fiction même s’il mêle d’autres genres (le roman noir, surtout au niveau des personnages et le fantastique avec la brèche). Le personnage principal (inutile de parler de héros), Jack Randall, est un ancien flic qui travaille dans une ferme où l’on élève des clones, morceaux de chairs servant de pièces détachées aux riches. Il décide de s’occuper d’eux et d’essayer de les instruire jusqu’au jour où une de ses protégés refuse qu’on lui enlève des organes et parle (ce qu’elle n’est pas censée savoir faire) devant ses bourreaux. Randall s’échappe alors avec quelques uns de ses protégés et va se réfugier à New Richmond, Virginie, un ancien vaisseau énorme qui s’est posé et est devenu une ville tentaculaire où l’étage dans lequel on vit détermine le niveau de vie.
A partir de là, l’intrigue part dans tous les sens et on suit les aventures de Randall à mesure que l’on découvre son passé. On finit dans la brèche, un endroit totalement dingue que Marshall Smith parvient à rendre avec brio.
Autant dire qu’il y a quelques bonnes idées de SF là-dedans, la ville, la brèche, les clones, qui ne sont certes pas révolutionnaires, mais que l’auteur, sans faire de la hard science, maîtrise parfaitement. C’est assez décomplexant de voir ce qu’il arrive à faire avec le genre.
Bizarrement ça m’a fait penser à ce qu’a réalisé A-F Ruaud avec son premier roman, au niveau de l’approche du genre, en tous cas.
Bref, du tout bon.
Tiens, hier dans ma boîte à lettre, un colis rempli de bons livres. Ca, ça fait vraiment plaisir. Merci Gilles !
J’ai donc lu une nouvelle réjouissante, Elvis le rouge, qui montre un Presley militer en faveur des pauvres et s’inscrire au PC. La chute finale m’a même bluffé ce qui est assez rare pour un type blasé comme je le suis.
Donc j’ai lu et j’ai repris le boulot hier. Trois semaines de vacances et je n’ai pas écrit une ligne. J’avais plein d’excuses, et notamment la chaleur, mais je ne sais pas, je crois que j’avais besoin de ne rien faire, vraiment, de me ressourcer un peu, de me plonger dans d’autres fictions que les miennes, pour pouvoir continuer à avancer.
Et pour me motiver, le dernier Jane's Addiction, rock sunesque, intense et bourrin...
Finalement, sans partir réellement en vacances, nous avons vu du pays.
Royan, Cap-Ferret, Montpellier, Sète, Hossegor...
Les derniers jours étaient bien agréables. La chaleur à Hossegor n'était pas trop intense et le retour à la réalité bordelaise hier soir fut assez brutal.
Vu T3.
Comme d'hab, on m'a avait dit tellement de mal que j'ai pas trouvé ça à chier. Globalement, le scénar est même moins mauvais que celui du 2. La logique y est plus respectée et l'esprit du 1 n'y est pas trahi. Evidemment, le reste n'est que redite, mais je m'attendais tout de même à pire.
Ha, oui, Jérôme et moi avons vu, à l'occasion de cette séance, le nerd ultime... Cheveux longs et empâtés, il ressemblait à un fan de hard-rock, mais était plié de rire à chaque réplique "drôle" et connaissait le film par coeur. Hallucinant!
17:26
Montpellier ressemble à ces villes du Sud modernes et en plein essor, qui font passer nos vieilles cités pour des monstres en récessions et dont le vieillisement est inexorable. Ceci dit, la jeunesse de la cité (remplie de jolis palmiers ceci dit) n'est pas tout à fait de mon goût, si je m'en réfère aux radios du coin (Dance music shit).
Les deux jours passés étaient extrêmement agréables, baignades et farniente, avec un crochet au retour dans la jolie campagne autour de Toulouse. Agréable soirée en famille.
On repart lundi à Hossegor...
12:26
Dévoré Les Hommes de Pailles de Michael Marshall Smith. Un thriller passionnant qui commence sur trois lignes narratives et les fait se rejoindre avec une aisance fascinante. Serial killers, flics désabusés et paysages de montagnes...
J'ai commencé dans la foulée Frères de chair, un roman précédent de l'auteur, qui se révèle assez décomplexant dans sa façon d'aborder la SF. Le seul truc qui me gène, et ceux dans les deux romans, est cette façon de changer de temps au beau milieu de la narration. On passe du passé composé au présent sans que, parfois, cela soit pleinement justifié. On le remarque trop et cela fait maladroit...
12:10
Je vais quitter la ville pour quelques jours à partir de demain...
Aujourd'hui, journée à Royan: architecture bizarre entre urbanisation touristique 70's et vieilles maisons début 20° style "bains de mer". Planté au milieu de la ville, un bâtiment en béton qui dépasse et qui ressemble à un vieux décor d'un mauvais film de SF. Ha, les Charentes ne sont pas une belle région...
Il fait trop chaud. Le plastique de mon ordi fond alors que j'écris ceci. J'en ai plein les doigts. Impossible de bosser. Tout juste se promener sur le net et en ville (à vitesse réduite dans les deux cas). Même pas motivé pour cuire à la plage.
Fait vraiment trop chaud.
19:28
Narc est un polar sombre, nerveux, torturé, bref le genre de chose qui tape dans le bide et ce, de la première à la dernière seconde. Réalisation tendue et acteurs habités en font un trés bon film qui marque. Pas un divertissement, non, un trés trés bon film.
14:35
Finalement, Massacre à la tronçonneuse n'est pas aussi choquant que dans mon souvenir et il fait même franchement rire parfois. L'ironie n'était pas forcément perceptible en 74, mais maintenant, ouais, ce film peut être assez drôle parfois.
Un "teaser art" du troisième volume de la Leagueici.
Apparemment, Moore arrête la bédé et continue seulement la League.
13:01
Assis sur une terrasse ombragée avec ma brune, plongé avec délectation dans le thriller de Michael Marshall (Smith), Les Hommes de paille, une brise agréable nous rafraîchissant par moment, tout s'annonçait plutôt bien.
Tranquille le chat, comme dirait certains porteurs de T-shirts Deleuziens de ma connaissance...
Puis voila que deux nanas s'installent à deux tables de nous et commencent à se raconter leur petits soucis de mecs et d'écoles de commerce, d'une voix forte, comme si elles voulaient que tout le monde en profite. Leur phrases pontuées de "Tu vois?!" et de "Ouais (sourire niais). Carrèment!" respiraient au moins autant l'intelligence qu'un amibe dans une mare texane.
J'en étais justement au début du bouquin, au moment où des types font un carton, à l'arme automatique, sur toutes les personnes présentes dans le MacDo d'une petite ville américaine.
Vous imaginez bien que je m'y suis vu, hein, leur montrer à ces connasses que l'on s'en branlait de leurs vies, que le couple à la table d'à côté ne cessait de parler sans que l'on n'entende la moindre phrase par la grâce de ce que l'on appelle le savoir-vivre et qu'elle seraient beaucoup plus mignonnes avec le bout de mon canon (non, pas celui que vous pensez) dans la bouche...
Je n'aime déjà pas des masses l'univers de Pratt, mais transposé au cinéma, encore moins. Le film Corto Maltese est beau, mais ennuyeux au possible. La nouvelle de Gaiman dans le Mc Sweeney's Mammoth treasury of thrilling tales n'est pas géniale, une petite histoire de fantômes assez sympas, mais qui ne péte pas des briques. D'ailleurs, ce que j'ai lu du recueil ne m'enchante guère pour l'instant, mais il reste encore des grands noms.
12:36
Comme il est poignant de voir un artiste dont les rêves se font balayer par le sort...
Lost in la mancha montre un beau film dont on ne verra que quelques images, même pas une bande annonce. Dur pour les auteurs, mais aussi pour les spectateurs de s'apercevoir qu'ils ont loupé quelque chose.
J'ai compté, tiens, combien de critiques de bédé j'avais fait le mois dernier. Résultat: 68! M'étonne pas que ce soit de la merde.
Reçu les épreuves de Neurotwistin' et joué au tennis. J'ai mal partout.
18:23
Nous avons sans doute donné notre meilleure prestation scénique hier soir. Dommage qu'il n'y ait pas eu trop de monde et que seuls Manu et le pochtron de service dansaient.
J'avais mis mon T-Shirt Captain America...
Vincent, sans doute attaché à la tradition (d'autant que c'est là qu'il a rencontré sa moitié) et dégoûté par mon honteux renoncement, a décidé d'organiser lui-même la merguez-party annuelle. Elle ne se fera donc pas à la campagne, mais bien chez lui, à Pessac.
C'est demain que j'y vais, à la campagne, pour l'anniversaire de ma nièce.
Je suis en vacances and I could sleep for a thousand years...
19:08
Morrison plans on destroying the Marvel Universe. Really.
Ouais, ben nous c'est juste le parc de Cazalet à Pessac que l'on veut retourner. On y joue demain soir, amis (ou ennemis) bordelais. C'est gratuit (ça, c'est pour les radins).
En anglais existe la différence entre review et criticism.
Et bien, les auteurs de bédé ne sont pas habitués à la critique, mais juste aux compte-rendus conciliants de leurs albums. Quand je vois que certains écrivent à la rédaction pour se plaindre du traitement infligé à leur merde, je me marre. Les gars ne sont vraiment pas lucides et l'argument du "c'est du travail, j'y ai passé un an" n'en est pas un. Max Pecas et Ed Wood passaient aussi du temps et réussissaient au moins des choses regardables au second degré.
Imaginez ce que penseraient les cinéastes, eux qui sont sûrs de se faire dézinguer suivant le journal qui les critique, de la situation dans le milieu du neuvième art. Je crois qu'un peu plus de modestie et réalisme serait de bon aloi.
D'ailleurs, la même chose serait bien de ma part. Neurotwistin' se fait jeter de partout, et, avec le recul, c'est pas étonnant. Je ne me plains pas, non.
Orbiter d'Ellis et Doran est une bonne bédé. C'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est tout de même un beau Graphic Novel de SF. L'idée du contact est classique, mais traitée de manière intelligente. On est presque dans de la hard science.
Bien aimé aussi Spiderman Bleu de Loeb et Sale. Les dessins sont superbes, et l'histoire nostalgique a fonctionné pour moi (ce qui n'est pas le cas pour tout le monde).
Hier, plage et comme d'habitude depuis le début de l'été, on a trouvé qu'il n'y avait pas beaucoup de monde. Par exemple, les années précédentes, on galèrait pour se garer tandis que là, on a trouvé direct et les campings sont vides.
Et, en effet, il y a des boulettes. On en a vu quelques unes (vraiment trés peu, mais bon) sur la plage et le bateau en ramassé dans le bassin, le week end dernier. Nous, on ne s'en plaint pas: il y a plus de place pour nous...
Je viens de faire mon entrée dans le monde de la fiction. Et ouais, aussi bizarre que cela puisse paraître, un personnage me ressemblant énormément est dans une nouvelle de mon pote Ugo. Et ce bougre passe son temps à parler avec Dick. C'est rigolo et sympa. Merci, amigo!
Lu Planetary / Batman, le cross-over de la mort, où l'on voit que les choses ont bien évoluées dans le domaine depuis l'époque du premier Superman Spider-Man. Ellis s'en sort trés bien en laissant la part belle à ses propres personnages et en utilisant plusieurs versions de la chauve-souris. Quelques clins d'oeils (dont celui à Crisis) sont marrants et les dessins de Cassaday, comme d'hab': superbes.
Vivement la suite de Planetary...
13:27
Lu le On writing comics d' Alan Moore.
Le barbu y explique quelques unes de ces techniques d'approche de l'écriture de scénario en bédé. Si l'on résume, ce à quoi il semble le plus attaché est la création d'un univers cohérent, d'un monde et de ses personnages. Pour lui, l'intrigue, le plot, n'a quasiment pas d'importance. Il cherche avant tout à faire passer une idée et l'histoire (au sens large: univers + persos + intrigue) n'est que le véhicule pour cette idée...
Intéressant, rempli de détails d'intérêts, une saine lecture... Evidemment, ce genre de choses ne sert pas directement et n'influe en rien sur mon travail. Peut-être inconsciemment, et encore, j'en doute.
J'ai déjà des idées bien (trop) arrêtées sur ce que je pense être un bon script ou un bon livre. Ceci dit, c'est encore mieux lorsqu'une oeuvre me surprend...
Tiens, c'est le cas du Parrain II, que j'ai regardé à nouveau, hier soir. Les incessants allers-retours entre les deux périodes (celle de Vito jeune et celle de Michael) ne devraient pas fonctionner, elles devraient perdre le spectateur. Et bien, non! La bête est tellement bien construite et tellement bien montée que l'ensemble se reflète et ne fait que relancer l'intérêt de chaque partie. Lorsqu'on sait, en plus, que Coppola et Puzo se sont partagés le travail (au premier l'époque moderne et au romancier l'autre), on ne peut que rester bouche bée.
15:08
Hier soir, Mars Hotel au grand complet (et en tenue d'apparat, SVP) était invité à un repas organisé par ceux qui nous avaient invité pour la fête de la musique. Sympa. Seul hic, nous sommes tombés en panne au moment de repartir...
Résultat, couché tard, fatigué...
Message pour Xavier M. de la ligue des Gentlemen: es mails que je t'envoie me reviennent dans la gueule. Y'aurait pas un problème avec ton adresse???
12:09
Intrigue solide, trés bons acteurs, réalisation correcte, bref, deux heures que l'on ne voit pas passer. Ce qui est le plus réjouissant dans tous cela est ce retour à une esthétique et à des personnages typiquement français. Aller chercher dans le patrimoine de telles histoires est une idée qui devrait être utilisée plus souvent. Remarquez, c'est ce qui s'est fait avec Belphégor et Vidocq, mais tellement mal que cela ne fonctionnait pas.
Il faudrait vraiment faire un Fantomas dans l'esprit....
10:47
Décidément, J.P. Dionnet ne s'arrange pas en vieillisant... Son mange-livre dans Metal passe encore, mais ce qu'il dit dans l'intro du recueil de Chantal Montellier, Social Fiction, est débile...
"Comme ses dessinateurs anglais qui depuis ont envahi le comic book américain et qui "ne savent pas dessiner", les John Ridgway, les Garth Ennis, dont le dessin, "ni fait, ni à faire", fait merveille."
Vu le documentaire de Channel 4 sur les Pixies.
Mouais. Beau témoignage de la fine fleur du rock anglais (de Bowie à P.J Harvey en passant par Radiohead), mais aucune perspective historique ni anecdote inédite. Les membres du groupe (sauf Kim) parlent peu et il y a seulement des extraits tirés d'un concert de 88 à Londres, ce qui est compliqué pour illustrer Bossanova par exemple.
Bref, on n'apprends rien et j'avais pas besoin de l'avis de Johnny Grennwood pour savoir que les Pixies étaient un groupe génial.
Le document et le livre indispensables restent à faire...
17:05
Hulk est vert, méchant et casse tout...
Après trois-quart d'heures d'un ennui mortel simplement soutenus par un pseudo-mystère à deux balles, le film commence enfin. Malgré les défauts de la créature en CGI, ça marche. Les scènes d'actions sont cartons et fonctionnent bien. La réalisation est impeccable, les acteurs aussi (aaah, Jennifer Connely), mais quelques incohérences viennent gacher la fin.
Eloigné de la version originale du comic book, l'adaptation est finalement assez bien foutue même si le script comporte des scories. Le montage et l'utilisation du split screen, étant pour une fois justifié ici, sont d'indéniables valeurs ajoutées.
Au final, le film, lorsqu'il démarre enfin, est un bon divertissement, meilleur que DD, mais beaucoup moins bon que Spider-Man.
10:12
Malgré des dialogues (ceux de l'idylle entre le héros et sa conquête) et des acteurs (le gars de Simon et Simon, Yeark) affligeants, Prince of Darkness est un putain de bon film qui m'avait déjà marqué la première fois que je l'avais vu il y a dix ans. Avec un début lent et une montée progressive du suspense pour aboutir à un final réellement angoissant, le flick fonctionne bien. La beauté plastique de la scène finale et de la traversée du miroir s'inscrit dans la rétine et n'en ressort pas. Carpenter explique l'effet tout con dans le DVD et c'est même dommage car ça gache un peu le truc en y enlevant du mystère.
Puis les histoires qui mêlent physique quantique et religion, j'adore!!!
Plus que 3 galettes dans la même collec...
D'ailleurs je me rends compte que je n'ai jamais vu Fog.
Le nouvel appart' me donne l'impression d'être en vacances. J'ai même une vue sur un palmier...
Je suis encore dans les cartons, mais c'est agréable néanmoins.
Blogger m'a bouffé le texte sur Prince of Darkness que je venais d'écrire. Tant pis, j'en parlerais plus tard.
Juste un mot alors sur Pilules bleues de Peeters dont j'ai déjà dit beaucoup de bien, il y a peu. C'est une autobio sur sa vie amoureuse et sa relation avec sa meuf. Elle et son fils sont séropositifs et Peeters fait partager ses angoisses, ses doutes et surtout son bonheur avec finesse et surtout, surtout, un sens de la narration en bande dessinée rarement vu. Ce mec va faire de plus en plus mal. Je mettrais bien de l'argent sur lui, mais personne de censé ne pourrait parier contre moi...
14:19
Hier soir, premier repas SF bordelais. Ca a démarré petit (nous étions 4 à l'apéro et 3 au repas), mais c'était vachement sympa. On remettra ça un de ces quatre.
Demain, je ne bosse pas pour faire et porter des cartons. Il me tarde d'en avoir fini et d'être véritablement installé.
Je me débat avec mon article sur Kirby et j'écoute Frank Black sur BBC 2.
13:29
Je suis plongé dans la retranscription d'un débat entre Eisner, Romita, Buscema et Royer dans un Jack Kirby Collector et je suis émerveillé par les anecdotes que racontent ces gars. Quels réservoirs à histoires. Dommage que Chabon soit dékà (et plutôt bien) passé par là. Il devrait tout de même y avoir quelque chose à faire. On y réfléchira...
La bonne affaire: j'ai acheté l'intégrale des nouvelles de Dick chez Amazon pour 30 euros alors que chaque volume coutait 280 balles à la base.
14:25
J'ai pris un peu plus de plaisir à jouer samedi. C'était pas bien difficile et même si collectivement, on a été moins bons, j'ai moins galéré en jouant avec ma propre basse. L'organisation était en dessous de tout (on a perdu l'après-midi pour rien) et le public pour le moins "familial". Bref, le gig ne va pas me laisser un souvenir impérissable.
En plus j'ai l'impression que l'on a de plus en plus de travail pour vraiment fonctionner en tant que groupe et pas en tant qu'individus séparés.
Hier, plage. La canicule ne te laisse pas trop le choix. Je dois faire un milliard de cartons pour déménager, mais il fait vraiment trop chaud.
Un putain de cauchemar. Concert de merde! Après un début potable, je casse la mi grave, le truc qui arrive une fois tous les 25 ans, quoi. Résultat, un gars me prête une 5 cordes: je me suis donc embrouillé avec ma corde supplémentaire pendant les 2/3 du concert. A oublier trés vite.
On a vu nos 2 fans, et oui, on en a 2: déjà pas mal!
Concert ce soir et demain soir ainsi que le 25 juillet dans le cadre des Vibrations Urbaines de Pessac.
On tente une reprise (le Shine on des House of love) même si on n'apprécie pas trop l'exercice.
Je me verrais pourtant bien jouer de la basse dans un groupe de reprises des Pixies qui s'appelerait Velouria, Gigantic ou Stormy Weather. Ou alors, The French Pixies, un truc ridicule du style.
Je ferais ça à 50 ans et on ira jouer dans des soirées de gens de notre âge, des gars qui fêteront leur 50 berges dans une salle des fêtes pourave et où la moitié d'entre nous sera chauve.
Frédérik Peeters livre un album de science-fiction totalement atypique. Du jamais lu à faire découvrir pour ouvrir de nouveaux horizons.
Lupus de Frédérik Peeters est sorti il y a quelques mois déjà, mais même avec un peu de retard, nous ne pouvions passer à côté de ce livre aussi atypique qu’intéressant. L’auteur en est un jeune Suisse né en 1974 dont Les Miettes, scénarisé par Al Rabin, nous avait déjà ravit.
Ici, Peeters signe les script et les dessins d’une drôle d’histoire qui mêle science-fiction et histoire d’amour pour finir par intégrer une touche de drame et de thriller.
Tout débute par l’arrivée de Lupus et Tony, deux amis d’enfance en vacances, sur Norad, une planète où ils vont pouvoir assouvir leur appétit de pêche et de drogues. Après s’être ravitaillé en produits planants, ils vont entrer dans un bar pour échapper à la pluie acide. C’est à ce moment que Lupus va craquer pour Sanaa qui va lui demander de l’emmener avec lui. C’est ainsi qu’un trio va se constituer et passer quelques jours sur la côté escarpée des pitons, endroit réputé pour la pêche…
Vous le voyez, on est loin de l’album de science-fiction standard, celui dont nous voyons passer 10 exemplaires chaque mois et dont les différences serait moins longues à énumérer que les doigts d’une main. Et pourtant, il s’agit bien de science-fiction. Les deux personnages principaux se baladent dans l’espace à bord d’un vieux vaisseau conteneur et se font des vacances gonzo à la Fear and Loathing in Las Vegas. Peeters utilise un décor de space-opera, mais se place plus dans l’esthétique low-tech ; il s’abstient d’utiliser des idées nouvelles, mais parvient pourtant à ne pas faire du côté SF un simple arrière-fond. Les personnages sont les fruits de l’univers décrit et ne fonctionneraient pas transposés dans notre présent. Et c’est là où, justement, Lupus devient un tour de force, dans cette adéquation entre le propos et sa forme. Un tel triangle amoureux est, somme toute, une situation assez classique, mais Peeters transcende ce point de départ en l’adaptant au genre dans lequel il veut l’intégrer. C’est donc à une histoire d’amour peu banale que nous avons à faire. Elle s’inscrit dans un cadre où elles n’ont d’habitude peu droit de citer et s’y épanouit parfaitement jusqu’à un final renversant qui change la donne et pourra faire bouger le cap pour le second volume.
Peeters réussit un album de science-fiction qui parvient à entrer dans l’intime. Il prouve ainsi sa maîtrise du 9° art et l’efficacité de son trait et de son découpage. Son noir et blanc reste toujours au niveau de ses personnages et les décors ne sont jamais utilisés dans de grandes cases faites pour l’esbrouffe (ce qui n’est pas le cas dans la majorité des bandes de SF ou de fantasy actuelles). Le point de vue est focalisé sur l’action et les expressions des personnages. La balade dans la ville est en ce point symptomatique. Peeters ne nous laisse entrevoir qu’une infime partie de l’architecture de la cité, préférant se concentrer sur ses protagonistes. Un choix justifié, judicieux et malheureusement trop rare dans la bande dessinée moderne.
Avec Lupus, Frédérik Peeters prouve qu’il peut toucher à tous les genres avec bonheur et qu’il parvient aussi, chose plus rare, à les dépasser pour en faire un hybride assez personnel. Un très bon album dont le souvenir tarde à s’effacer.
Et cela, c’est de plus en plus rare…
- que certains disent Dick tandis que les poseurs des journaux mainstream parisiens disent K.Dick.
- que certains intellos (notamment les critiques du Masque et la Plume, mais ça peut s'étendre àun bon paquet) finissent leur phrases par "comme ça" lorsqu'ils ne trouvent plus d'adjectif après avoir employé le mot "contemplatif" ou "évanescent" dans leur appréciation d'un film.
- que Vincent Delerm mériterait qu'on lui chie sur la gueule.
10:58
Blogger change, mais ne fonctionne pas trés bien...
Répét', ce soir. Il fait trop chaud pour faire de la musique, surtout dans une petite pièce. Tiens cette nuit, j'ai rêvé que j'allais répéter avec The Kills et que le chanteur des White Stripes était là aussi. Vraiment zarb, d'autant que je n'apprécie guère ces groupes.
Gimme sum sun and wind
Gimme sum coke and gin
You're not as blonde as I am
I'm not as young as you are
Don't tell them I was with u
cos I won't remember your face anyway 14:13
Etre à l'écoute des élèments, ceux qui te ralentissent et te font avancer, d'aident ou te trempent, la vie saine et paisible, celle où ton corps se sent bien...
Je suis de retour depuis hier et mon nez est déjà rempli de pollution.
Presque pas lu sur le bateau, à peine la moitié de The crying of lot 49 de Pynchon. Pas le temps, ni l'envie d'ailleurs. Une vie si différente. Trop de choses à raconter qui ne peuvent l'être ici.
Ecouté Piebald entre deux vagues et surtout le morceau The Stalker, petit condensé magique de rock'n roll crétin et jouissif.
Vu 24 hour party people, évocation de la vie du label Factory qui suit le parcours de son leader, Tony Wilson. Quelques scènes merveilleuses, dont celle où Martin Hannet produit les morceaux de Joy Division. Bon film sur la pop music, un des meilleurs. A quand un film sur le Boston de la fin des années 80?
11:51
Un superbe trailer pour un film d'animation coréen. Beautiful!
Acheté pleins de bédés, hier:
Le tome 2 de l'intégrale Chaland: indispensable. Composé des deux chefs d'oeuvres que sont Vacances à Budapest et F.52.
JLA Vice et Vertu: pas mal.
Punisher t.6: hilarant!
Lupus de Peeters: pas lu.
Et Les yeux à vifs d'Adrian Tomine: génial! Entre Carver et Clowes, ce jeune artiste me ravit à chaque page que je lis de lui.
Il faut préparer le paquetage pour le bateau... Je compte bien amener quelques bouquins...
15:27
Le dossier pour la bédé est presque bouclé. Ne reste plus qu'à l'envoyer. On a 10 éditeurs à qui on envoie en premier puis on verra.
Des jours j'y crois, puis d'autres pas du tout.
Mais vraiment, je n'ai aucune idée des retours que nous allons avoir.
Il y a plus d'authenticité et d'émotion dans la seule phrase "If I find love in the twilight zone" dite par Daniel Johnston que dans la majorité de ce que j'entends tous les jours...
Le week-end était sympa, mais fatiguant. Virée dans un Toulouse pluvieux à la suite d'un cousin déchiré et débraillé...
Loupé Gaby, merde!
Vivement le tour en voilier de la semaine prochaine...
14:49
Allez, je vous l'accorde, la scène de baise et de rave party est bien naze...
Pour le reste, merde, whaou! Ca déchire!
C'est le 1 en plus haut, plus vite, plus fort. Tant au niveau de l'action que de l'histoire. Tous les thèmes un peu mauvais du 1 (comme l'oracle) sont là explicités de manière convaincante (l'oracle est un programme et c'est trés logique). Certaines scènes sont vraiment bluffantes et certaines idées assez sympas (relisez Neuromancien, les jeunes). Bref, un putain de bon film qui est dans le même esprit que le précédent (vous étiez prévenus si vous n'aviez pas aimé le 1, fallait pas y aller, les gars).
Pour moi, c'est mille fois plus puissant que Les Deux Tours, comme quoi c'est aussi beaucoup une affaire d'affinité avec les thèmes...
Alors voila. Je suis à Nantes, dans un hôtel, once again.
Hier j'ai fait rire Laurence en lui parlant de post-modernisme: au dessus du Teams (boîte karaoké de merde), se trouve une plaque: ici est né François Mauriac. Si c'est pas du clash, ça...
Pas vu Matrix Reloaded : apparemment, tout le monde est déçu. On verra.
Par contre, le Dernier Vol de l'Osiris est trés bon.
17:50
Semic publie en un album les numéros 13 à 16 de la revue The Authority où Mark Millar et Frank Quitely s’offrent un déboulonnage en règle de certains super-héros. Appréciable à plusieurs niveaux, la bande demande une certaine connaissance de l’histoire du genre pour en cerner tous les aspects. Tentative de décryptage.
The Authority est la série fille de Stormwatch. Ce titre créé sous le label d’Image Comics en 1993 n’a guère connu de notables débuts, tout au moins jusqu’en 96, date à laquelle, Warren Ellis débarque au scénario à partir du numéro 37 où il introduit déjà le personnage de Jenny Sparks. Stormwatch devient alors une bande de super héros adulte où les obsessions d’Ellis s’intègrent peu à peu dans un univers fictionnel qu’il va finir par contaminer. Il y crée Apollo et Midnighter, deux héros inspiré de Superman et Batman et ouvertement homosexuels, ce qui lui vaudra des articles à ce sujet dans la presse généraliste. La série s’arrête au numéro 50 et redémarre aussitôt au numéro 1. Dix épisodes plus tard, dans le numéro spécial Wild C.A.T.s / Aliens, Warren Ellis fait massacrer une grande partie de son équipe dans un bain de sang mémorable. La série s’arrête alors définitivement, mais est reprise sous le nom de The Authority, qui comprend une équipe qui reprend quelques éléments de l’ancienne et la même équipe créatrice : Ellis et Brian Hitch.
Stormwatch black, l’équipe des missions underground, est réunie par Jenny Sparks pour fonder ce nouveau groupe de super-héros dont le QG est un vaisseau en orbite autour de la Terre et dont le nom est : The Authority. Une autorité supérieure aux nations qui combat les menaces que les armées ne peuvent endiguer comme ce savant fou chinois, décalque de Fu Manchu qu’Ellis met en scène dans les premiers épisodes. Au bout de 12 numéros, les auteurs quittent le navire après avoir fait de la série quelque chose de jamais vu : du cinémascope en BD, de l’action inimaginable en widescreen, bref en donnant une autre ampleur à la bande dessinée de super-héros classique.
L’album que nous propose Semic ce mois-ci reprend les numéros 13 à 16 de la série américaine et marque les débuts de Mark Millar et Frank Quitely. Pour bien comprendre les événements de cet arc (histoire dans l’histoire qui se conclut en quelques numéros), il faut savoir que Jenny Sparks, l’esprit du 20e siècle est morte et que son remplaçant, l’esprit du 21e (comme les choses sont bien faites !) vient de naître. Evidemment, nous sommes au tournant entre les deux millénaires et l’équipe d’Authority ne se doute pas encore qu’elle va devoir récupérer l’enfant dénommé Jenny Quantum. Pour le moment, les héros, dorénavant menés par Jack Hawksmoor, font chuter un dictateur et accueillent des milliers de réfugiés à bord de leur vaisseau. Ils deviennent des stars que les médias s’arrachent, mais vont vite devoir combattre une autre équipe pour les empêcher de s’emparer du nouveau né dont l’importance dépasse encore tous les personnage. Voilà pour les prémices…
Comme beaucoup de séries actuelles post-modernes, il existe un sous-texte aux aventures que vivent les membres d’Authority. Pour un non-initié, cet album décrit l’affrontement de deux équipes de super-héros qui cherchent à récupérer un enfant. On y trouve de la violence assez extrême, des viols, du sang, de l’amour, des larmes, des phrases chocs et des explosions graphiques assez jubilatoires. Le dessin de Frank Quitely (qui sera, plus tard, recruté par Marvel pour œuvrer sur les New X-Men avec Grant Morrison) utilise un découpage simple, mais tente de donner à chacune de ses cases un impact et une force peu commune. Le résultat ressemble à un film à grand spectacle en technicolor et bourré d’effets spéciaux et s’éloigne de la bédé de super-héros classique.
Pourtant, on n’assiste à rien de révolutionnaire et c’est encore une fois dans sa tendance à s’adresser aux initiés que l’album prend tout son intérêt. Depuis Watchmen, en effet, bon nombre d’auteurs pratique cette utilisation d’un sous-texte relié à l’histoire de la bande dessinée américaine. La mythique série d’Alan Moore et de Dave Gibbons pouvait être lue comme une parabole de l’évolution des comics et, depuis, d’autres ont repris ce procédé et notamment Ellis dans Stormwatch ou Planetary.
Ici, Mark Millar veut signifier qu’il en plus qu’assez des super-héros qui ne servent qu’à maintenir un statu quo au lieu d’essayer « vraiment » de faire de la planète un monde meilleur. Et pour cela, il ne fait pas dans la dentelle. Le groupe qu’il oppose à son équipe est un décalque des Vengeurs de la Marvel, mais des Vengeurs pervers et amoraux, dont le leader, un Captain America vêtu de kaki, viole Appolo avant d’être puni par la où il a pêché par un Midnighter assoiffé de vengeance. L’équivalent de Giant Man voit d’abord ses jambes réduites en poussières, puis son crâne éclaté, traversé par un Appolo volant à toute vitesse. Cette case ultra-violente à d’ailleurs subie la censure de l’éditeur DC car on lui a appliqué un filtre rouge pour la rendre moins lisible. Après la débâcle de cette équipe, ce sont des pseudo-X-Men qui sont envoyés combattre l’Authority et des centaines de super-héros créé par un homme dans un projet gouvernemental top secret. Le nom de ce personnage est Jacob Krigstein et son modèle est le roi des comics : Jack Kirby. Quoi de plus logique en effet que le plus grand créateur de super-héros du 20e Siècle crée, dans un univers où ces héros existent réellement, toute sorte de vraies personnes munies de super pouvoirs.
Mark Millar fait ici plus qu’un clin d’œil aux initiés, il donne une autre résonance à son album. Avec une fin inattendue, il reste même fidèle à l’esprit de Kirby que l’on aurait pu croire trahis par un début assez surprenant.
Mais ne comptez pas sur moi pour vous gâcher la surprise. Munis de ces quelques éléments permettant une meilleure compréhension, à vous d’aller lire ce récit et de pénétrer dans un univers où les super-héros à papa sont archi-dépassés…