lundi, décembre 19, 2011
La compilation des morceaux marquants de l'année est ici.
Ci-dessous quelques vidéos de mes morceaux préférés (la crème de la crème, quoi).
Glen Campbell a la maladie d'Alzheimer, mais comme il reprend Paul Westerberg avec des arrangements de cordes à faire pleure un dictateur nord-coréen, ça se voit pas.
Le single qu'on aurait aimé que Cure sorte cette année. Depuis quatre ou cinq ans, ce sont les Américains qui font la meilleure pop anglaise. La preuve avec Telekinesis.
Et même les Australiens s'y mettent : Civil Civic.
Tandis que les britanniques eux, font du rock qui envoie. The Joy Formidable.
Des filles à frange, chouette ! Dum dum girls
The Veda Rays, une pochette horrible, des morceaux cools. Mieux vaut ça que l'inverse.
Mon nouveau groupe de rock préféré confirme avec un nouvel EP carrément au niveau.
Et un morceau de l'album de l'année qui date de 1967
Dans quelques semaines, ce blog aura dix ans. Etonné moi-même d'avoir tenu aussi longtemps. Même s'il est un peu sous respiration artificielle depuis quelques temps.
Mais je songe à une nouvelle façon de m'en servir et de le mettre à jour. Mais peut-être que je n'aurais pas le temps. Pour changer.
En attendant, je prépare la compil des morceaux qui m'ont le plus marqué en 2011. Encore un truc qui n'intéresse que moi, comme 90% de dix années de ce blog finalement. Ce qui explique peut-être pourquoi j'ai tenu aussi longtemps. Par pur égoïsme...
12:17
La couve de mon recueil de nouvelles qui sort en février. C'est Greg Vezon qui l'a faite.
Pour info, mon gentil éditeur organise une soirée de lancement pour la bête le vendredi 10 février à Paris, dans un bar qui s'appelle le Habibi, rue Traversière dans le douzième. J'espère vous y voir...
De la fantasy intelligente, lisible à plusieurs niveaux, et capable de satisfaire mes sous-routines de lecteur qui cherche des idées, je n'en avais pas croisé beaucoup. Mais Les Contes de Neveryon, de Samuel Delany, se classe indéniablement dans cette catégorie.
Seul le premier volume de la saga a été traduit (pas génialement) il y a longtemps chez Titres SF (la collec pleine de coquilles, remember Robert Sylverberg).
La ville est un échiquier, de John Brunner, commence comme un Ballard peu expérimental (du genre IGH, loin d'être mon préféré, je ne goûte guère ce Ballard là) et devient assez vite dépendant de son parti-pris de caler son intrigue sur une véritable partie d'échec. Le tour de force attendu se transforme en une série de dézingages systématiques qui lasse assez vite.
Je ne le lis pas que des vieilleries. Je viens aussi de finir Préparer l'enfer, de Thierry Di Rollo. Et ça devient aussitôt mon bouquin préféré de l'auteur. J'ai eu un peu peur, au début. Peur d'un polar politico-moralisateur, ce genre de bouquin gauchiste bien pensant, bêtement anti-raciste dont le manque de recul dessert souvent le propos et où les bons sentiments cachent une analyse politique aussi fine qu'une saillie de Jean-Marie Bigard. J'avais aussi eu une mauvaise expérience avec le Copyright d'Hervé le Corre, où l'anticipation remplie de clichée m'avait fait refermer définitivement le livre au bout de trente pages.
Mais c'était mal connaître Di Rollo. Le mec a déjà écrit de la SF. On va pas lui faire. De ce côté, c'est simple, sans fioriture, bien cadré. Mais là où il m'a bluffé, c'est sur le discours développé dans le bouquin et dans ce concept de démocratie ajustée. Je ne sais pas s'il l'a trouvé dans un essai ou inventé, mais la façon dont il le met en scène est magistrale. Il ne se pose pas non plus en moralisateur bêbête, mais va jusqu'au bout d'une logique horrible, mais qui fonctionne à plein dans elle semble une simple extrapolation (et encore) de notre quotidien.
Ca glace le sang. Pas à cause du monde développé dans le bouquin, mais par le miroir que ça nous renvoie.
Comment aller droit à l'essentiel et toucher au but ? Préparer l'enfer en est un parfait exemple.
Je sais déjà plus ou moins ce que je vais faire durant l'année 2012 qui sera sans doute la plus chargée depuis que je suis indépendant/paysan. Un recueil de nouvelles et un roman à paraître, plus deux ou trois albums de bédé en attendant une année 2013 qui sera encore plus riche en publications (d'où mon année 2012 chargée de travail).
Amazon annonce déjà mon recueil de nouvelles qui sera publié en février ici et je rappelle, à toutes fins utiles que j'ai suivi l'exemple de Jean-Claude Dunyach et mis en ligne mon premier roman qui est devenu indisponible. On peut donc l'acheter ici, sans DRM. Je ne sais pas qui ça peut intéresser, mais au moins le bouquin est dispo.
Les Utopiales de Nantes ont justement été l'occasion de parler d'édition numérique (et d'édition tout court), mais pas que. On a également enregistré un podcast, joué au billards et passé des nuits agités avec le professeur Etienne et son orchestre. Mon prochain festival sera à Bagneux, le lendemain d'une soirée de lancement parisienne pour le recueil. On en reparlera le moment venu.
Ca tombe bien, parce que je suis en train d'écrire la préface pour la nouvelle traduction du bouquin qui sortira en février. Je suis enseveli sous la doc, pour tout dire, mais c'est vraiment un auteur sur lequel je ne me lasse pas de travailler.
Vendredi, je serai aux Utopiales de Nantes sans grosse pression professionnelle autre qu'enregistrer un Palais des déviants et boire des coups avec les copains. N'hésitez pas à me taper sur l'épaule pour discuter un brin.
10:01
Tintin, c'est mon héros, voyez. Celui de mon enfance. Pour des raisons bien plus personnelles que vous pouvez l'imaginez.
Le film de Spielberg, je ne l'attendais pas spécialement. Je ne le craignais pas non plus. Je savais qu'il arrivait. Je m'y intéressais de loin. Il n'allait rien changer aux albums.
Contrairement à Watchmen, par exemple, où la sottise de l'adaptation m'exaspérait, je ne trouve pas grand-chose à redire au film. C'est un divertissement pour enfant, qui met du temps à démarrer et accélère un peu trop dans sa deuxième moitié. L'esprit est à la fois présent et complètement absent. Une sensation étrange. Certaines scènes ajoutées fonctionnent bien (la cale où Tintin va chercher la clé), d'autres non (le combat de grue de la fin, concession au "toujours plus grandiose" hollywoodien) et les personnages sont bien respectés dans l'ensemble.
Du côté technique, l'animation est assez merveilleuse et le vertige de certains mouvements de caméra apporte un dynamisme qui éloigne de la bédé. Mais malgré la finesse de rendu et l'hyper-réalisme des tissus, décors et autres poils de nez, il reste un gros défaut, un détail qui m'a quasiment fait sortir du film. C'est ce petit scintillement dans les yeux de Tintin lorsqu'il comprend quelque chose, ce "eureka" qui, dans la bédé, est brossé avec perfection et qui se noie dans les méandres des CGI dans les films. Le Tintin de synthèse a des yeux de poissons morts, sans éclat, sans vie, comme ses poupons enfantins qui ouvrent et ferment les paupières lorsqu'on les penche en arrière.
Et puis prendre des scénaristes anglais, aussi compétents soient-ils, je ne suis pas sûr que ce fut une bonne idée. L'esprit n'est pas exactement là. La finesse d'un Greg, le gag caché dans le décor ou le jeu de mot enfantin de Hergé ne sont pas là. Il manque sans doute à ces auteurs 30 ans de plongée totale dans l'univers de Tintin que possède n'importe quel francophone européen qui s'intéresse un peu à la bédé.
Le film n'est pas déplaisant, loin de là, mais il n'apporte rien, ne transcende pas l'oeuvre d'Hergé et est encore plus plat qu'une planche de bande dessinée.
Vivement la reprise de la bédé par Van Hamme...
11:12
Il y a des auteurs avec lesquels ça ne marche pas. Je ne sais pas si c'est eux, si c'est moi, si c'est notre rencontre, mais je n'y arrive pas.
Tout le monde chante par exemple les louanges de Lucius Shepard et tout ce que j'ai lu de lui me laisse aussi froid que le captain Igloo (mais moins barbu, cela dit).
Pareil avec Tim Powers. Jamais fini un de ses bouquins (sauf Declare, après de gros efforts). C'est bien écrit, je capte à peu près l'intérêt de la chose, mais je m'emmerde. Je trouve ça inutilement long et redondant.
David Calvo m'a offert son dernier recueil de nouvelles en me disant que c'était pas pareil, que les nouvelles c'était différent et que j'allais aimer. Après le brillant premier texte, je me suis dit qu'il avait eu raison. Et puis, notre relation, à Tim et moi, est retombée dans l'aigre et l'incompréhension. Les nouvelles suivantes m'ont effleurées sans jamais m'emporter. Je n'y entre jamais. Tout m'y reste étranger. Tout y sonne faux, à mes yeux.
Malgré tous ceux qui ont crié haut et fort que c'était Super, Powers (haha), moi, j'arrête là.
12:19
Warren Ellis: "And I’m telling you now, if you’ve never read AMERICAN FLAGG!, and you’re interested in comics and science fiction, then you need to sort that shit out, because this is the great lost commercial graphic novel of the 80s, and it should be racked with WATCHMEN and DARK KNIGHT RETURNS everywhere.)é 10:33
En ce moment, et tandis que la deuxième bande-annonce du film déferle, je relis des Tintin. Enfin, relire...
Disons que je tourne les pages en décrivant des scènes clés pour Iris, visiblement fan de Dupont et Dupond.
Cette lecture rapide est éclairante. On reste dans les premiers albums pour l'instant, où semble établie une formule d'où se dégage quelques instantanés, des clichés.
Tintin court sans cesse, il ne s'arrête jamais. Les deux jumeaux ne cessent de tomber ou de se prendre des poteaux. Milou sauve toujours l'affaire. Tintin se déguise au moins deux fois par album et les Dupontd se trompent sur son identité (ce motif est inversé à partir du Sceptre d'Ottokar où c'est Tintin qui se fait abuser). Tous les moyens de transports modernes sont utilisés et l'histoire finit souvent sur un départ (ou un retour). Tintin rentre chez lui, en avion ou en bateau.
Jusqu'aux années 50, Tintin, c'est vraiment un hystérique qui court sans but, comme un chien fou, et qui adore se déguiser.
C'est vraiment le genre de bédé que j'aimerai lire de nouveau. Mais avec les moyens modernes de communications, de transport, avec un humour moins Buster Keatonien peut-être, des personnages moins unidimensionnels, mais qui dans lesquels ont pourrait tout de même se projeter, bref, une version modernisée de Tintin.
Et ça n'a pas vraiment l'air d'exister...
16:09
Je dois être un brin pervers.
J'ai encore maté un film de Zack Snyder. Et comme d'habitude, je suis resté coi devant tant de bêtise et d'argent gâché dans... rien.
Voilà, il n'y a rien dans ce film. Des nanas bien foutues qui se battent avec des gros guns contre des nazis zombies et des dragons, une soi-disant dénonce de la condition des femmes à l'écran (comme dans les journaux TV, on montre ce qui a choqué, avec des ralentis, si possible) et une intrigue à tiroir qui tente d'être un brin intelligente, mais qui échoue avec moins de panache que Maxime Bossis en 82.
Même l'image est moche et le passage aux persos tout en synthèse des scènes d'action restant trop visible.
Snyder pourrait à la limite être un bon faiseur (les combats sont compréhensibles, il gère bien l'espace), mais par pitié que quelqu'un lui explique qu'il n'est ni scénariste, ni "auteur"...
La musique symbolise à mes yeux tout l'échec du film: des reprises de bons titres sabotés par des arrangements FM. Iggy Pop a dû se retourner dans sa tombe en entendant ce Search and Destroy ânnoné par une gamine de Beverly Hills botoxée...
Ce qui m'a encore foutu plus les boules, c'est que j'ai trouvé Red Belt, le dernier Mamet à 3 euros, dans le bac à soldes du Leclerc du coin.
Le monde à l'envers...
15:48
Brigade Spéciale (Roma a mano armata), c'est comme un film de Bébel, mais Italien, et surtout bien mieux réalisé. Pour résumer le tout, on pourrait dire que le long-métrage ressemble très exactement à la façon dont le personnage principal du commissaire conduit son Alfa-Roméo. Tout en accélérations brutales. Pour aller chercher le pain, le gars doit pousser les rapports à fond et déraper lorsqu'il arrive devant Banette.
Action non-stop, méchants aux trognes incroyables, scènes de violences bien senties (la tête contre un flipper, un gars à qui le flic fait avaler une balle de flingue), c'est du n'importe quoi bien plus jubilatoire qu'un polar français de la même époque (c'est pas Lautner, quoi).
Ca a aussi un bon côté droitisant rigolo, dans le genre vigilante bourrin, justicier sur les toits de Rome.
Et vu que j'en ai acheté plein pas cher de la défunte collec de chez Neo Publishing, je vais continuer à écouter du faux funk rital...
Copper Blue de Sugar est l'un des premiers disques que j'ai acheté. Je crois que j'ignorais encore à l'époque l'existence de l'annonce passé par Santiago et Francis qui recherchaient une bassiste aimant Hüsker Dü.
L'autobio de Bob Mould fait la part belle à ce groupe qu'il considère probablement comme son meilleur (Sugar, pas Dü). Le début des années 90 est l'époque où il recevait un peu des lauriers qu'il méritait pour son travail de précurseur de la décennie précédente.
Le livre retrace une vie passionnante même pour qui ne se passionne pas pour les vans de tournées. Mould est un gars complexe qui ne semble pas édulcorer grand chose. Mais le meilleur passage, et de loin, est celui où il raconte son passage à la WCW, la fédération de catch, où il a oeuvré comme auteur pendant quelques mois. Un véritable tourbillon qui me conforte dans l'idée, si besoin été, qu'il y a vraiment quelque chose à faire sur les coulisses de cet univers hors norme.
Ami jeune, si un jour on te demande ce qu'est la pop anglaise, tu pourras dire que, quand c'est bien fait, ça ressemble fortement à un single des Rifles.
On en parlait l'autre jour avec un pote. La seule voie possible, c'est celle de moins travailler. Ou au moins travailler autrement. Douglas Rushkoff en parle et Rush Limbaugh lui répond. C'est intéressant même si pas assez développé, d'un côté, et pathétique, de l'autre...
15:50
Les Trois jours du Condor est loin d'être un chef d'oeuvre. Pas de vraie scène marquante, un scénar correct, mais sans scène hyper forte et une histoire de fesse assez ridicule où la Dunaway est une pauvre petite nana qui meurt d'envie de se faire malmener par le beau gosse des temps anciens, le Brad Pitt de nos mères, Robert Redford. Dans le genre thriller paranoïaque, on préférera Marathon Man ou Les Hommes du président (la présence de Dustin Hoffman semble être un atout).
Mais le personnage de Condor m'a paru ultra intéressant. D'abord parce la première chose qui est écrite dans son dossier, c'est qu'il aime les bédés (il cite d'ailleurs Dick Tracy au tout début du film) et car son boulot consiste à lire les fictions publiées sur la planète et essayer d'y déceler des idées ou de trouver s'il n'y a pas eu de fuites de plans de la CIA. Une idée brillante. Je ne sais pas si un tel poste existe dans les agences de renseignement, j'en doute.
Et ensuite, Condor est un véritable hacker. Il travaille sur un ordinateur dans son quotidien (on est en 1976), mais c'est surtout un expert en réseau téléphonique. La scène de piratage téléphonique au Hollyday Inn est d'ailleurs à mes yeux magistrale. On y voit un bon vieux hacking que l'on qualifierait désormais d'"à l'ancienne", mais qui pour l'époque était osé. Robert Redford dans le rôle d'un hacker. Qui l'eut crut ?
D'ailleurs Kevin Mitnick; le légendaire hacker se faisait appeler "Condor", ce qui j'ignorais il y a encore deux secondes avant de taper "Condor + hacker" sur google (ou que j'avais dû lire, mais pas retenir).
Tout ça pour dire que cette culture me fascine à tel point que j'ai écrit un bouquin dont le héros est un hacker. Le titre est encore à définir, mais une chose est sûre, il ne s'appellera pas Galaxy 5000. J'ai proposé Cannonball. On verra.
Sortie juin 2012, si tout va bien.
Or donc, vu Red State, le dernier Kevin Smith, écrit, réalisé, monté et distribué par ses soins. Il en assure même le SAV en faisant ses petits Q&A après chaque projection.
Légère déception. Je m'attendais à un film d'horreur pure, plus tendu, et me retrouve au final avec un objet bancal, mi-Hostel mi-Waco où Kevin Smith montre à la fois ses talents et ses faiblesses. Talents de dialoguiste, évidemment, dans un système où même les scènes d'action sont parasitées par de la parlotte. La scène ou John Goodman parle au téléphone tandis que sifflent les balles en est un parfait exemple. Étonnamment, le peu de gunfight du film est bien mené et Smith se révèle un excellent monteur. La photo est superbe (ni faussement crasseuse, ni inutilement surexposée) et les acteurs fabuleux.
Reste que le propos est aussi fin qu'une saillie de Michel Leeb et l'exécution assez maladroite, dans le rythme et l'équilibre même du film. D'excellentes idées (ces trompettes du jugement à la fin sont magnifiques), mais plombées par une manie du réalisateur qui raconte plus qu'il ne montre, qui fait parler plus qu'il ne filme véritablement. La scène de Goodman devant les agents du FBI à la fin en est le summum.
Mine de rien et malgré les défauts du film, Smith s'est réinventé juste avant d'arrêter de faire du cinéma (il a annoncé que son prochain long, Hit Somebody, sera son dernier). Dommage, j'aurais été curieux de voir la suite...
17:26
Dans cet article, Robert Pépin dénonce ce qu'il appelle, la "traduction Arletty", une fausse gouaille qui ne correspond en rien à l'anglais. Moi, je veux bien, mais en lisant Corbeau à Hollywood, l'excellent bouquin de Joseph Wambaugh, on a l'impression de lire une traduction "Michel Sardou". Les dialogues entre flics d'Hollywood ressemblent à du mauvais Audiard avec tout un tas d'expression inusitées de nos jours. L'impression de regarder un épisode de The Shield dialogué par Jean Lefebvre.
Quelqu'un pourrait dire à ce monsieur Pépin qu'on ne dit plus "faire un pompier" depuis 1974, ni plus trop "nénette" d'ailleurs et qu'une note pour expliquer qui est Sarah Jessica Parker ou que les détenteurs d'armes cachent souvent leur flingue dans la boîte à gants de leur voiture, c'est pas vraiment nécessaire ?
Mais sinon, le livre est vraiment super, Wambaugh rendant très bien le quotidien des flics contemporains de Hollywood... contrairement à Robert Pépin.
12:51
Comme prévu, je n'ai guère eu le temps de bloguer la semaine dernière. Pas même pu visiter Epinal, transbahutés que nous étions du gite dans la campagne au studio d'enregistrement sur les hauteurs de la ville. Dire que c'était intense serait un euphémisme. Revenir dans mon bureau solitaire est toujours un peu difficile après ce genre d'expériences de groupe passionnantes. Surtout pour des relectures, exercice qui me passionne autant que l'étude des moeurs des gallinacés espagnols.
Au final, on s'est bien marrés et j'espère que le résultat sera aussi rigolo que les conditions dans lesquelles il a été obtenu. J'ai dit au moins une grosse bêtise par chronique (mais je me suis aperçu de quelques unes, ça va faire des bandeaux rigolos, j'espère) et j'ai eu quelques conflits capillaires, mais dans l'ensemble, c'était vraiment chouette...
Pendant ce temps, je recevais une énième réponse d'un éditeur concernant Allison, le roman que les éditeurs aiment plus ou moins (certains sont enthousiastes et d'autres plus réservés, mais aucun n'a réellement trouvé le livre mauvais), mais que personne ne veut publier. Je dois avouer que je suis sans doute un peu à court de cartouches pour l'instant, mais je me garde en réserve le conseil de Robert Heinlein en parlant des manuscrits : "Vous devez le maintenir sur le marché jusqu'à ce qu'il trouve preneur".
Je vais devoir prospecter un peu plus, ma connaissance du marché de l'édition étant proche du QI de Ribéry. Si vous avez des idées...
15:54
François a déjà tout dit à propos du tournage de + ou - Geek.. C'était super bien. On s'est vraiment amusé et le résultat devrait être rigolo. Merci à tous les participants.
Je vous tiendrai au jus des dates et horaires de diffusion dès que j'en saurai plus.
09:17
Autobiographie déguisée et déformée par le prisme des super-héros, Supergods mêle intimement l'oeuvre et l'artiste. Morrison y dévoile ses obsessions et donne sa vision de quelques personnages dont on ne le savait pas aussi fan (Flash et Wonder Woman, notamment. Des reprises se préparent à mon avis.).
Sa vision de l'histoire éditoriale de sa carrière est également passionnante et il s'autorise quelques piques, parfois bienvenues pour dégonfler certaines baudruches, sur certains de ses contemporains.
Ouvrage à la fois vulgarisateur et que peuvent apprécier les spécialistes de l'auteur, on apprécie de découvrir son avis sur certaines séries et surtout le récit détaillé de son expérience mystique (dickienne? ou mckennienne) d'enlèvement par des extra-terrestres.
Le personnage que Morrison finit par projeter (avec aussi le docu qui lui a été consacré) est bien plus sympathique que les bougonnages incessants et les attaques ad nominem du barbu de Northampton (allez-y, tombez moi dessus). En gros, Momo assure aussi bien dans son analyse que dans sa communication. Mais je suis sans doute partial, c'est le fan en moi qui parle .
Never let me go est le film le plus étrange que j'ai pu voir dernièrement. A la fois super intriguant, prenant et totalement décevant. Je n'ai pas envie de vous griller quoi que ce soit, alors sachez juste qu'il s'agit d'une uchronie. Une uchronie en creux puisqu'on ne s'intéresse jamais à la grand Histoire, mais qu'on suit juste trois personnages dans une histoire d'amour. Je ne savais rien sur le film avant la première image et la surprise a été bonne. Jusqu'à ce que je commence à réfléchir au contexte et au comportement des personnages (attention, je vais spoiler, là, alors rendez-vous après le prochaine paragraphe pour ceux qui ne veulent rien savoir).
/Spoiler
Je n'ai pas cru au comportement des personnages qui jamais ne se rebellent, jamais ne remettent en questions quoi que ce soit et se comportent comme des pantins, ce qui, au final, accrédite la thèse inverse que le film semble vouloir projeter. Ils aiment, produisent de l'art ce qui les rend humains, mais leur colère ne s'exprime que par des cris en l'air (par le perso d'Andrew Garfield) et leur sort leur parait logique, inéluctable. Et malgré leur éducation, non, je n'arrivais pas à y croire.
/Spoiler fini.
A la fois une bonne surprise, puis une déception. Une vraie uchronie au cinéma, avec un point de vue original, mais à laquelle j'ai trouvé impossible d'adhérer. Mon super pouvoir de suspension de l'incrédulité n'a pas fonctionné ici.
Semaine prochaine à Epinal pour le tournage de l'émission télé. J'essaierai de tenir au courant de ce qui se trame.
16:07
A trop vouloir refaire les classiques de son enfance, on finit par les vide leur âme.
C'est exactement ce qui est arrivé à J.J. Abrams avec Super 8. Mêler Cloverfield à E.T. ou Explorers était une idée correcte, mais l'exécution est plate, sans surprise et déroule sur un tapis de bons sentiments une histoire qui n'ose jamais le second degré (la fin d'Explorers, ça c'était osé). Abrams connaît tous les trucs (le coup du bijou en argent est finement joué, il faut l'avouer), mais sa réalisation ne transcende jamais un script qui joue trop sur le retour dans un paradis perdu du cinéma qui fait rêver.
Et les lens flares, sont une catastrophe...
Richard Ayoade n'est pas seulement le mec qui fait croire qu'internet est dans une boite...
Il a aussi réalisé Submarine, un film adapté d'un roman gallois qui parle d'adolescence, de dépression et qui est une histoire d'amour à la fois banale et hors du commun.
Loin des clichés sur les lycées et leurs statuts sociaux simplifiés et artificiels, le film met en scène un héros foutrement banal et à la fois complètement unique. Le genre de type qu'on finit par se rendre compte qu'on est, finalement. Se surimposent la rencontre avec une fille qui semble bien plus banale, le divorce, la maladie et un Paddy Considine looké en Jeanbilou rosbeef. C'est souvent drôle et souvent bien vu. La métaphore sous-marine assez bien vue dans ce qu'elle décrit.
Les chansons d'Alex Turner des Arctic Monkeys qui parsèment le film sont les plus belles que j'ai entendu récemment dans le genre Belle and Sebastian, folk mou du genou. On aurait presque envie d'aller à Swansea, après ça. Une belle surprise.
17:38
Parce que moi aussi je peux faire du name-dropping, je dois avouer que, ces deux dernières semaines, j'ai passé de bons moments (euphémisme) avec Etienne, David, Manon et Ugo (and families).
Achetez leurs livres, nom de nom! J'en ai assez de nourrir des auteurs affamés à coup de barbecues, de Tariquet et de Ben & Jerry's.
J'ai aussi passé de bons moments avec Fred M., Jim D. et Julien Bud, entre autres, mais ils n'écrivent pas de livres. Gardez vos sous.
Des nouvelles des émeutiers à présent.
Seb Cevey, résident londonien probablement cagoulé en ces temps flamboyants, et moi-même (actuellement en tong), avons rédigé un édito qui soulève quelques points qui nous paraissent intéressants (et dont probablement tout le monde à part nous se fout). Ca fait plusieurs fois qu'on a l'impression de mettre le doigt sur des choses qui devraient faire sainement débat sans que cela soulève le moindre sourcil. Soit personne ne nous lit. Soit tout le monde s'en branle.
Et si c'est la deuxième solution, les constats que l'on fait ne sont pas prêts d'être modifiés, quoi que l'on essaye de faire avec Angle Mort.
En attendant, le numéro 4 est paru. Achetez-le. Cette fois, je suis sérieux. On a besoin de rémunérer nos collaborateurs pour continuer. C'est vraiment pas cher pour la qualité des nouvelles publiées. Et l'interview de Dunyach, par exemple, complète et éclaire merveilleusement sa nouvelle.
Bref, j'ai pas l'impression qu'on se fout de la gueule de ceux qui payent.
15:44
La phrase qui m'a fait marrer, à propos de Swervedriver: "Je ne vois pas en quoi ils étaient des shoegazers. Les seules chaussures qu'ils voyaient étaient celles des gamins qui slammaient sous leurs yeux."
09:02
Reprise du travail à fond avec de nouveaux objectifs et de nouvelles opportunités qui s'empilent. A mi-chemin de l'année, la décision de moins traduire a porté ses fruits en termes de production personnelle. C'est déjà ça.
Petit week-end avec le Professeur Etienne himself. Au programme, des cigares, beaucoup d'alcool (une visite de château en prime) et une humiliation à Mario Kart par une gamine de huit ans (mais élevée par des mutants).
Plus encore que les vacances noël, l'été est la période où l'on voit tous les amis qui sont trop loin pour partager l'apéro une fois par semaine. Encore un ce soir, d'ailleurs.
En attendant, j'essaye de finir le tome 2 de Blackline en écoutant Paul Westerberg.
- KW Jeter vient de sortir un nouveau roman uniquement en ebook, sans passer par les éditeurs traditionnels. Il s'en explique sur son blog. The Kingdom of shadows a l'air alléchant et son pitch me fait penser au magnifique Flicker (La Conspiration des ténèbres) de Theodore Roszak.
Voilà ce qu'en dit Jeter sur son twitter:KINGDOM OF SHADOWS might be the best thing I've ever written -- but the epubbing revolution was necessary for me to bring it out.
- Glenn Branca vend des livres cyberpunks (mais pas que). Il a une bonne collection.
12:20
Oubliez ce ramassis d'albums jetables et hype encensés par Pitchfork. Jack Rabid s'occupe du meilleur magazine musical de l'univers, The Big Takeover, depuis 31 ans.
Je crois que je ne raconte pas assez ma vie. Je crois que je ne ME raconte pas assez ma vie.
Drôle de période. Bouclé un roman (accepté), un recueil de nouvelles (tous deux sortiront en février 2012) et réécrit un autre roman (en lecture). Bouclé le premier tome d'une série de douze bédés (des adaptations, je m'attaque au trois bientôt car c'est pas moi qui adapte le deuxième) et rebossé sur le dossier bédé personnel qui me tient sans doute le plus à coeur. La balle est dans le camps des éditeurs.
Me suis donc remis à la bédé avec Juzhen qui passera de 46 à 86 pages avec bon nombre de modifs. Un satané puzzle à remettre en forme. Mais pour parvenir à un one-shot bien meilleur (je l'espère en tout cas).
Me reste à terminer un nouveau dossier de bédé, à me pencher sérieusement sur la proposition d'une directrice de collection et à revoir le projet de série télé d'un pote pour le transformer en série bédé.
Voilà, j'ai l'impression qu'en l'écrivant, je vais être obliger de le faire sur le champ et ne plus penser à ma satanée cuisine à ces centimètres qui manquent pour rentrer les meubles et autres joyeusetés.
Ha oui, et aussi, je vais participer à une émission de télé en tant que chroniqueur à la rentrée. Mais on en reparlera.
Mon traducteur à contresens préféré (et je sais que c'est pas seulement le mien) a encore frappé. Au bout d'à peine 10 pages dans Duma Key, de Stephen King: Seuls des noms de garçons me venaient à l'esprit, me mettant à chaque fois un peu plus en colère: Randall, Rudolph, Russel et jusqu'à la putain de rivière Phoenix.
J'ai lu le How To Write Science Fictionde Paul DiFilippo qui, contrairement à son nom, n'apprend pas à écrire et encore moins de la SF, mais qui reste passionnant. L'auteur détaille sa fascination pour Pynchon et les romans remplis jusqu'à la gueule, ces maxi-récits auxquels il s'est essayé lui aussi, notamment avec Ciphers dont il analyse ici le processus de création. C'est aussi passionnant que l'Ecriture de King, dans un autre genre.
The Pains of being pure at heart: bons morceaux, son brouillon (reproduire la prod léchée de Flood et Alan Moulder reste difficile sur scène). Deux bons groupes en première partie (Victory Hall et Liquid team). Hier, solde et tournée des disquaire: une chemise à carreaux (me manque plus que la moustache pour être un vrai kakou) et un vinyle de Promise Ring. Puis, tiens, j'ai fait un peu d'électricité dans ma cuisine. Et je vais en reprendre une dose ce soir, je pense, avec Kyuss. 10:31
Quand je vois le prix des vinyles à la Fnac (ou chez les disquaires indés, d'ailleurs), je me dis qu'on continue de se faire tondre. Les gens n'achètent plus de CD et les hipsters (ou les vrais amateurs de musique qui n'ont jamais arrêté de le faire) se mettent aux vinyles: alors augmentons le prix des 30 centimètres, se dit l'industrie du disque, et continuons d'entuber ceux qui, poussés sans doute par une vraie passion, continuent de daigner mettre de l'argent dans nos fouilles.
Il est sans doute temps de se mettre à tout acheter en CD, je pense (eux ont sérieusement baissés depuis dix ans) et à n'acheter les vinyles qu'en occasion.
13:47
Comme à chaque fois, l'expo du CAPC m'a fait penser à une vaste escroquerie. N'allez pas croire pour autant que je suis allergique à l'art contemporain dans son ensemble. Mais entre le Guggenheim de Bilbao et l'ancien entrepôt à pinard, il n'y a pas photo. L'expo Dystopia aurait pu être une belle idée, mais comme souvent, elle a été exécutée avec prétention et sans véritable souci d'ouverture. Que voulez-vous, l'art contemporain, c'est pas pour nous les prolos, les sans-grades, les basiques. Ca demande un certain état d'esprit, une connaissance des concepts et du marché... C'est pas de l'émotion, c'est de la recherche, de l'idée, un moyen de faire réagir.
Ouais, en gros, c'est souvent de la branlette.
Lee Ranaldo a donc lui aussi participé à l'escroquerie en jouant du lieu avec sa guitare. La journaliste de Sud-ouest est assez tolérante. Et pourtant, le gars est celui qui compose et chante mes morceaux préférés de SY. Mais voilà, je ne suis pas du tout le public pour ce genre de performances.
Je vais retourner écouter Sister en attendant les vrais concerts: Pains of being pure at heart mercredi et Kyuss lives! vendredi.
Il y a des chances pour que samedi, je sois sourd...
11:49
Après une médiocre fiction sur the Germs, le docu sur les Minutemen, un des groupes les plus novateurs et intelligents (et donc je me sens proche pour d'autres raisons sans doute plus sociales, avec ce côté regular joes) a fait figure de bouffée d'air frais. We jam econo reprend des dizaines de témoignages sur le groupe pour former une approche cohérente de la musique et de l'esprit du groupe. This band could be your life. Vraiment.
What we do is secret est un film médiocre sur l'intéressant Darby Crash, le chanteur des Germs, groupe inintéressant à mes yeux.
En revanche, on y voit un acteur jouer le rôle de Claude Bessy, le journaliste de Slash, emblématique de la scène punk de L.A. de l'époque, ici en bonne compagnie. L'occasion de faire plus ample connaissance.
Il est aussi l'immortel auteur de ces lignes : There was never any such thing as new wave. It was thepolite thing to say when you were trying to explain you were not intothe boring old rock & roll, but you didn't dare to say punk, becauseyou were afraid to get kicked out of the party and they wouldn't give you coke anymore.
Paul Banks, le chanteur d'Interpol, n'a pas seulement la nuque longue. Il a aussi une tonalité proche d'Ian Curtis et ne dit pas que des conneries (quand il ne résume pas ma pensée, comme ici): I'm talking about the point in my life when music became all. That time, like in ninth grade, doing homework with music on. Riding on the bus to school. Having music on and being on another planet because of something you hear. And then you get to live with it forever, hopefully. But when it first starts happening and when you're transported by the music, all the records that interacts with that period of my life will always be the holy grail.
J'ai écris un roman là-dessus. Vous le lirez peut-être un jour... ou pas. C'est tiré d'une interview d'Interpol dans la revue The Big takeover (courtesy of Pierre S.) dans lequel le groupe clame son amour pour Bob Mould et les Boo Radleys. Dans le même numéro, Mould dit qu'il adore le premier album de Charlotte Hatherley. Moi qui en ait toujours fait l'apologie en ces lieux, je jubile.
Inutile de préciser que je me suis immédiatement abonné à une telle revue...
Sinon, Lol est revenu. Voici un des morceaux qu'il a composé. Les paroles de Robert sont inspirées de Gormenghast.
Plusieurs constatations:
- Barcelone est une très belle ville, mais je n'ai pas vu grand chose d'autre que ses disquaires (j'ai plus acheté de CD et de vinyles en deux jours qu'en six mois) et les concerts du Primavera Festival (j'ai vu plus de concerts que durant les trois dernières années).
- Les Espagnols ne vont pas aux concerts pour voir des groupes, mais pour discuter. Ils sont arrivés à me gâcher le concert de The National en agissant comme si c'était le bal des pompiers ou la fête de la saucisse de Cocumont.
Sinon, j'ai vu:
- Las Robertas : mauvais son. Moins sympa que le disque.
- Echo and the Bunnymen: super pros. Super voix. Morceaux datés. J'avais l'impression d'écouter une émission de Lenoir en 90.
- Caribou: grosse arnaque. Pseudo techno naze.
- PIL: Excellent. Décidément, les vieux assurent.
- Glasser: Chiant. L'album est bien.
- Glenn Branca ensemble : la claque du festival. Un mur de guitare qui emporte tout. Adoré.
- Interpol: pro, limite stadium rock. Pas grand intérêt à mes yeux.
- Flaming Lips: Feu d'artifice.
- The Monochrome Set: Pas mal.
- Maryland: emo espagnol. Pas super original.
- The National : Ca avait l'air terrible si je ne m'étais pas retrouvé au milieu d'une bodega catalane géante.
- Twin Shadow: Dansant, contents d'être là. Très sympa.
- Deerhunter: Déçu. Trop psyché à mon goût.
- The Soft moon: Back to 81. Pas adapté au lieu ni à l'horaire (17h30). Bon son, morceaux pas toujours au niveau.
- Yuck: Super bien.
- Papas Fritas: Vraiment, vraiment très cool. Sunshine pop parfaite. Trop court.
- PJ Harvey: Décevant. Aucun morceau des deux premiers albums. Le mode dame blanche n'est pas forcément à mon goût.
- Swans: What the fuck ? Thor, really ?
Je passe sur les groupes dont je n'ai vu qu'un ou deux morceaux (Pulp, Album leaf etc).
De bons moments avec de nouveaux camarades, un bon road trip rock'n roll et un nouveau pote attachant.
Une jeune fille à trois yeux m'a demandé récemment ce que je faisais de mon temps libre. - Je lis Harlan Ellison, je lui ai répondu. - De tout ton libre ? - Evidemment. La lecture n'est pas une activité pour ceux qui ont une vie. - Pourquoi fais-tu ça ? - Parce que J.G. Ballard est mort, hélas. Elle ne m'a pas compris, je crois. Pour finir de la dégoûter, j'ai ajouté, en singeant de mon mieux Pierre Michon, avec l'emphase d'un Creusois, la bouche en "O": - L'oeuvre en prose...
Lu Millénaires mode d'emploi, la semaine dernière, un recueil d'essai, d'articles et de critiques d'un des écrivain qui était la deuxième partie du vingtième siècle et j'ai découvert, sans doute bien après la bataille, que Ballard était un gars plus qu'hilarant, un de ces auteurs à l'humour surprenant et méchant qu'il semble avoir la décence de ne pas rire en écrivant ses meilleures saillies.
Terminé un scénario de bédé la semaine dernière et j'espère faire subir le même sort à un roman avant vendredi.
15:28
Beaucoup aimé Tron Legacy. Je n'en attendais pas grand-chose, peut-être. Passé l'incongruité des prémisses, il faut avouer qu'il reste quelques bonnes idées trippantes : la logique interne de la machine Clu qui la pousse à mal agir, la création d'une nouvelle espèce intelligente, la collision possible entre deux univers, le côté "créateur" du perso de Bridges etc. La musique aussi est parfaite, tout à fait adaptée (et je ne suis guère un grand fan de Daftpunk habituellement).
Seul truc bizarre, je n'ai pas reconnu Bruce Boxleitner...
Une vieille interview où, une fois de plus, Ellison ne mâche pas ses mots.
A ce propos, je viens de lire son Phoenix without ashes, un graphic novel qui est une adaptation d'un de ses scénarios. Le script avait été écrit pour une série canadienne, The Starlost, mais dégoûté par le traitement fait à son texte, Ellison avait signé Cordwainer Bird, une sorte de Alan Smithee à lui. La bédé laisse entrevoir ce qu'aurait pu être la série dont le concept reste fascinant. C'est aussi une grande première pour Ellison puisqu'il s'agit de la première fois qu'un de ses textes entre dans la liste des best-sellers du New-York Times. Le script avait apparemment était déjà publié sous forme de bouquin, mais rédigé par Edward Bryant et comme souvent pour Ellison pas traduit en français.
12:19
Pour les complétistes. J'ai écris une nouvelle à base de zombies en partant d'une illus de Greg Vezon. Deux autres auteurs ont fait pareil dans deux autres genres. Le tout est servi dans un bel écrin. C'est un tout petit tirage, c'est inédit et ça s'achète ici.
11:52
Comme prévu, j'ai mal partout (et on n'a pas encore coulé le béton). Mais casser des murs me plait. Ca défoule plutôt bien.
J'ai réussi à voir la fin de The Wire qui détrône à mon sens les Sopranos dans mon panthéon des grandes séries. Cette scène du dernier épisode est grandiose.
Le week-end dernier donc, j'ai dédicacé des pilots de bédés au festival de Cenon, coincé entre Pascal Du Vieux et Elric Lejeune. J'ai profité de la projection pour mater Marvel 14, le docu sur la censure des bédés de super-héros en France et c'est plutôt très bon.
Mercredi et jeudi, petit passage à Paris pour un projet enthousiasmant (et accessoirement acheter des bédés: Greek Street, Unwritten vol 3, excellent, The Bronx Kill et du vieux Sergeant Rock).
Je cours, je cours...
La semaine prochaine, cassage de mur et béton, les amis. Semaine à l'issue de laquelle, je devrais aller acheter une paire de bras en Estonie en essayant de trouver à peu près la même pigmentation que mes magnifiques épaules.
Hé, les gens, je dédicace demain au festival Bulles en Haut de Garonne à Cenon, avec Pasquale Del Vecchio... Si on n'a pas trop la gueule de bois 10:52
19h23, Ideaspace gentlemen’s club, un endroit hors du temps où quelques-uns des cerveaux les plus déments viennent se détendre après une dure journée de labeur dans les méandres archétypaux. Le professeur X (Xavier Mauméjean) et le docteur Laurent (Laurent Queyssi) partagent un apéritif turc (à ne pas confondre avec Turkish Delight, désignant les loukoums mais aussi la sodomie dans l’argot victorien)dans des fauteuils centenaires, mais confortables. Début de la retranscription…
LQ : Je viens de finir Un paysage du temps, sans doute le meilleur livre sur le voyage dans le temps que j'ai pu lire.
LQ : Le Wells est fondateur et a bien vieilli en effet. Je n'ai lu aucun des trois. Mais outre les histoires d'amours, il est vrai que les histoires de voyage dans le temps fonctionnent mieux lorsqu'elles touchent directement les personnages. Un paysage du temps est assez passionnant parce qu'on n'y fait voyager que des tachyons vers le passé. Des chercheurs d'un 1998 où le monde est au bord du gouffre (le bouquin date du début des années 80) envoient des messages en morse, via les tachyons, en 1963. La narration alterne entre les deux dates et le moment pivot est lorsqu'un des hommes de 1998 va, dans une banque ouvrir un coffre fermé depuis trente cinq et y découvre un papier jaune sur lequel est inscrit: « La Jolla message reçu ». Ce simple petit bout de papier est la preuve que le voyage dans le temps fonctionne véritablement. Et c'est sans doute plus réaliste qu'un terminator revenant vers le passé. Si ça devait arriver, ça ressemblerait probablement à ça. Un petit bout de papier laissé quelque part.
D'autre part, Benford introduit un paradoxe temporel, mais le résout d'une manière si élégante et scientifique que ça marche parfaitement. Je suis en général friand des histoires de voyages dans le temps bouclées, n'introduisant pas d'univers alternatifs (même si la théorie scientifique penche pour cette hypothèse), mais lorsqu'ils sont bien faits, ce qui est rare, ces récits peuvent offrir de formidables réflexions sur le temps et ses contraintes...
XM : John Titor, bien sûr, le dépanneur temporel...On se croirait dans les historiettes Time Twisters scénarisées par Alan Moore à l'époque de 2000 AD. Une part de sa production vient d'être traduite chez Soleil, bel objet jaune et noir. Tout n'y est pas toujours bon, il n'y a pas forcément de quoi "se retapisser le caleçon" comme dit la copine de Ned Bigby dans Ned's Declassified School Survival Guide, mais on sourit souvent. Cela me rappelle EC Comics de l'époque Gaines et Kurtzman...
LQ : John Titor, je trouve ça fascinant. Si j'avais connu l'histoire de ce gars qui, sur des forums en 2000, prétendait venir d'un futur dévasté (largement inspiré de Terminator, il faut bien le dire), je crois que j'aurais aimé y croire. Rien que pour le frisson ou le vertige.
Puisque tu parles de traduction de bédé anglaise, je ne sais pas si celle du Moore est bonne, mais j'ai parlé de traduction récemment sur mon blog. Je me cite "Dans les deux ou trois derniers albums traduits que j'ai lu (tiens, même les Dallas Barr comprennent des anglicismes assez indignes), j'ai toujours trouvé au moins une page incompréhensible, ou de l'anglais transparent, ou une confusion, bref, des défauts qui me poussent de plus en plus à acheter tout en anglais. Soutenez les traductions, disent les forumers dans l'espoir de pouvoir lire tel ou tel titre. Je me demande si ça vaut vraiment le coup de les lire dans ces conditions... Qu'il est loin le temps où Manchette traduisait Watchmen."
Du coup, je n'ai pas pris l'objet en question. Je suis plus dans ma phase Morrison et je viens, comme par hasard, de relire le volume des Invisiblesoù il y a chouette voyage dans le temps dont le symbole n'est pas un papier jaune dans un coffre, mais un origami qu'un chercheur japonais renvoie à son arrière-grand-père.
XM :En fait les trois romans dont je parlais plus haut, dans des déclinaisons différentes, montrent combien le temps est consubstantiel à une histoire d'amour. Sauf qu'une histoire d'amour commençante est, par définition, tournée vers le futur. Et que les compossibilités de l'avenir font que cette histoire peut durer ou pas. Là, l'histoire d'amour, à son début, prend comme horizon d'attente le passé, et précisément parce que le passé est figé, il garantit l'incorruptibilité de cet amour. C'est un peu plus complexe dans le cas du roman d'Audrey Niffenegger, mais cela n'en fait pas forcément le meilleur des trois.
LQ : Je m'aperçois que j'ai vu le film adapté du bouquin de Niffenegger. On est dans une inéluctabilité magnifique, quelque chose d'aussi beau et bouclé que La Jetée, même si c'est plus complexe.
Outre les histoires d'amour, il y a pas mal d'histoires qui se fondent sur la relation filiale et/ou le retour dans le corps que l'on avait à dix-sept ans (il y a une bédé de Taniguchi sur ces prémisses). Des thèmes assez universels finalement. Les erreurs passés, revoir ses parents morts.
Et puis il y a ce truc de déglinguo, Le Temps du twist...
XM : Bon, ça y est, Johnny Storm, "La Torche" des Fantastic Four est mort. Quelqu'un veut un café ?
LQ : Deux sucres pour moi.
Je crois qu'on pourrait faire une histoire parallèle de la chute de l'Empire américain en se servant de celle des comic-books comme métaphore. Ca sent déjà la fin depuis belle lurette, mais la mort comme artifice narratif, ça commence à faire grincer les dents des fanboys qui restent encore.
Et il y en a bien encore quelques-uns. Je le sais, je reviens d'Angoulême. Ce sont les gars qui se sont levés dès que Charlie Adlard a cessé de parler lors de sa rencontre pour aller lui quémander un autographe sur un des nombreux volumes de Walking Dead. Remarque, c'est pas comme si le mec avait eu des choses intéressantes à dire avant. C'est qu'un dessinateur, faut dire (et là, je me grille avec 50% des talents français qui ne voudront plus jamais faire de bédé avec moi).
Ceci dit, en y repensant, la boîte de Pandore, c'est Doyle qui l' a ouverte en faisant revenir, l'autre, là, SH.
D'ailleurs, tu as vu la nouvelle série avec le personnage modernisé?
XM : Non, je ne l'ai pas encore vu mais j'ai l'impression que tu tiens quelque chose de très intéressant. Doyle comme premier (en tout cas notable) à faire revenir le héros mort. On sait que c'est à son corps défendant et qu'il a essayé de biaiser en publiant d'abord Le chien des Baskerville qui est situé AVANT la mort du héros. Mais le public voulait un vrai retour. Tu as raison, je ne l'avais jamais vu, mais cela me semble être en effet le fait de Doyle.
Cela nous ramène à notre discussion sur le temps. En fait, ça rompt avec la conception classique du héros. Jusqu'alors, c'est plutôt la naissance qui posait problème (Oedipe, Moïse, Romulus & Remus etc.) comme si le brouillard sur leur passé leur garantissait un futur d'exception. C’est aussi le cas pour Superman et Batman, chacun étant orphelin de son devenir assuré et glorieux pour mieux bâtir sa destinée héroïque. Mais le Kryptonien et le Gothamite sont davantage des héros classiques, archétypaux, que contemporains. Alors que ces derniers doivent aller jusqu'à l'horizon indépassable qu'est la mort, le franchir et revenir. C'est sûr que le retour du royaume des morts n'a pas attendu la modernité, mais de nos jours, particulièrement dans les comics, le voyage est plus simple que de prendre le RER à certaines heures.
Du coup, si le medium des Comics est lui-même en train de mourir, penses-tu qu'il a déjà reprogrammé sa renaissance ?
LQ : France 4 repasse la série comme M6 La petite maison dans la prairie. Tu ne pourras pas y échapper.
Les super-héros aussi, comme leurs ancêtres mythologiques ou antiques ont d'abord mangé sur le dos de leurs « origines » (il suffit de regarder les adaptations ciné pour voir que la mode se perpétue) puis est venu le temps d'aller à l'autre bout (là, c'est sans doute Moore et son Whatever happened to the man of tomorrow ? qui a lancé les choses (mais quelle mode n'a-t-il pas lancé à son corps défendant) et peut-être aussi le superbe recueil de la mort de Captain Marvel, indépassable et non dépassé).
Quand à la simplicité du voyage, ce site montre bien que la carte orange existe aux US: http://bullyscomics.blogspot.com/2011/01/again-but-that-trick-never-works.html
Le format comics est déjà mort. Sa renaissance passe par les recueils, ce qu'on appelle les Trade paperback que l'on trouve dans les librairies généralistes. Les histoires ne sont plus pensées pour être conclues dans les 22 pages d'un fascicule, mais pour s'étaler sur plusieurs et l'intrigue ne prend toute sa saveur que lue dans un recueil. Les créateurs sont déjà passés à autre chose, marché oblige.
Les comics se réinventent un peu en bédé franco-belge. Reste le problème de la toute puissance des super-héros (comme si en France il n'y avait qu'un genre qui dominait 95% des ventes). Le réservoir à cash qu'est Hollywood maintient en vie artificielle ces personnages le plus souvent ridicules réservés à la base aux enfants et lus uniquement par des adultes (avec le décalage de situation et la médiocrité qui en résulte).
La bédé américaine se portera peut-être mieux créativement le jour où il n'y aura plus de production de fascicule. Ou pas.
XM : Non, mais je vais me le commander de ce pas après être allé voir sa page Wiki.
Dans vraiment la même veine, as-tu lu "La passerelle" de Christopher Golden ?
LQ : Non, mais je vais faire comme toi.
Un truc qui m'avait fasciné, dans le même ordre, c'était l'histoire de Christopher Milne, le gamin qui a "inventé" Winnie L'Ourson et ses potes http://marshotel.blogspot.com/2010/11/unwritten-winnie-lourson.html
Il estimait qu'on lui avait volé son enfance. C'est hyper triste, mais quelle histoire magnifique cela fait. C'est du vampirisme psychique adapté aux peluches...
Je repense à Holmes. Non seulement, il est le premier héros moderne à avoir retraversé le Styx dans l'autre sens, mais en plus il a inventé les premiers fan-clubs, cosplays et fan fiction.
Pas mal de charges pour un sujet de sa Majesté...
XM : Nom d'un chien : tu es en train de m'expliquer de quoi est fait un hot-dog. J'ai moins envie, tout à coup...
Au détour d'une page de son roman aux accents autobiographiques Les Coins coupés, Philippe Garnier se laisse aller et, accidentellement ou non, écrit Terry Melcher au lieu de Terry Belcher. Cette confirmation de l'identité du faire-valoir/double/mentor du narrateur Stretch, ne surprend pas le lecteur, mais sonne comme une révélation sur la nature du livre.
Tout y est vrai.
Et tout n'y est probablement que fiction.
Au-delà de la matière du livre, passionnante pour tous les amateurs fétichistes de culture à la gomme comme moi, reste le style du bonhomme, pas vraiment tape à l'oeil, mais si fluide et maîtrisé, transparent et magnifique, qu'il donne envie de citer à l'envie des paragraphes, de les noter sur des post-it, des coins (coupés) de nappes ou des marges.
La semaine dernière, les gamins devant qui je venais faire mon VRP me demandaient quel auteur j'aimerais rencontrer.
J'ai déjà une première réponse évidente...
Qu'il écrive des fictions, des critiques de film, des bios d'auteurs ou de scénaristes maudits ou des articles sur Steve Gerber dans Métal Hurlant, Garnier ressemble à l'oeil par lequel j'aimerais toujours regarder le monde. Un univers bien plus beau que la réalité. Un monde où l'on écouterait les Screamers en discutant avec Nathanael West à l'ombre d'une orangeraie. Un monde impossible et idéal, en somme.
11:10
Il y a une tentation récurrente avec le rock, c'est les panthéons, l'exhaustivité, les listes, les classements. C'est pour ça que des émissions comme Top Bab me font chier. Même si c'est ludique, ça établit des hiérarchies, alors que selon moi, il n'y a pas de hiérarchie. Evidemment, il y a des choses qui restent et d'autres pas, mais, et je tiens à enfoncer ce clou-là, le rock n'existe pas en valeur absolue et générale : c'est inculqué et incrusté dans la vie de chacun. Une chanson, c'est une période de ta vie, une période où tu as fait une découverte, où tu as connu une nana, où tu as cassé avec une nana, etc. Et c'est indissoluble de ça, c'est un bout de barbaque, entièrement subjectif, mais il n'y a pas d'absolu. C'est pour ça que j'ai toujours détesté ces listes des meilleurs disques de ceci ou de cela.
En lisant Un paysage du temps de Gregory Benford, j'ai remarqué la présence d'un personnage entrevu par un des protagonistes principaux et dont le nom me disait quelque chose: David Selig. Il me semblait bien qu'il s'agissait du nom du héros de L'Oreille interne de Silverbob. Et c'est bien le cas. Les implications de ce cross-over rapportées aux mini-univers du bouquin de Benford m'apparaissent déjà ahurissantes et quelqu'un les a déjà sans doute étudiées (en tout cas, je l'espère).
Et je dois être un véritable pervers (j'avoue que les labos me fascinent), mais j'ai adoré Un paysage du temps. Presque autant que L'Oreille interne. C'est dire.
J'avais juré de pas me laisser reprendre. Mais je continue d'acheter certaines séries de comic-books en cours en français et il m'arrive même de craquer, par flemme d'aller chercher sur Amazon un bouquin qui est là, sous mes yeux, et de prendre une traduction. C'est ainsi que j'ai acheté le Green Hornet de Kevin Smith. Au-delà de la compétence ou non des traducteurs, ils devraient tout de même faire preuve d'un minimum de bon sens, du genre comprendre ce qu'ils lisent en anglais avant d'essayer de le traduire et pas simplement poser une phrase traduisant mot à mot l'anglais dans la bulle. Il y a des moments où ce n'est clairement pas le cas. Au final le lecteur français se retrouve avec des planches entières qui ne veulent rien dire. Dans les deux ou trois derniers albums traduits que j'ai lu (tiens, même les Dallas Barr comprennent des anglicismes assez indignes), j'ai toujours trouvé au moins une page incompréhensible, ou de l'anglais transparent, ou une confusion, bref, des défauts qui me poussent de plus en plus à acheter tout en anglais. Soutenez les traductions, disent les forumers dans l'espoir de pouvoir lire tel ou tel titre. Je me demande si ça vaut vraiment le coup de les lire dans ces conditions...
Qu'il est loin le temps où Manchette traduisait Watchmen.
Deux jours à Paris, dans la plus pure tradition du j'ai-tellement-de-gens-à-voir-que-ça-va-être-hyper-intense-et-que-c'est-super-mais-je-mets-deux-jours-à-m'en-remettre...
J'ai donc rencontrés deux vrais éditeurs pour le boulot (dont une qui lit les âneries de ce blog et qui persiste à vouloir me publier malgré tout, courage ou inconscience probablement (ceci une éditrice qui mentionne Macadam à deux voies, comme ça, entre la poire et le dessert, j'en veux d'autres)). Et d'autres éditeurs, la famille Photoshop, mais pour la déconne. Revu des vieux potes évidemment (dont une que je n'avais pas vu depuis pas mal d'années, mais avec laquelle la conversation à repris comme si on s'était parlé la veille), des nouveaux et même regarder un docu sur Moebius à la fondation Cartier à côté d'un Dominique Pinon endormi (heureusement qu'il ne ronflait pas). Et puis j'ai papoté avec mon "consultant", qui, en plus de m'apprendre dix choses à la minute m'a l'air d'un gars sympa, mais je ne peux pas détailler trop sous peine de gâcher des surprises...
16:30