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lundi, décembre 31, 2007
 
Je suis d'accord dans les grandes lignes, pas dans tous les développements cités, mais l'article d'Ugo devrait vous donner à penser jusqu'à ce que, ce soir, vous vomissiez votre champagne...

Même constat pour les deux autres excellents papiers: celui d'Olivier Paquet (je suis encore moins d'accord avec certains propos, notamment sur le cyberpunk et les conglomérat) et celui de Sylvie Denis (la pertinence de ses analyses ne cesse de m'épater).

Ca me fait penser: j'espère que le dernier volume de la trilogie de Johan Heliot a définitivement scellé le cercueil du steampunk français (pas de jugement de valeur, c'est juste que ce "mouvement" si on peut l'appeler ainsi perd chaque jour un peu plus de sa pertinence). Ce qui ressort de ces articles est à la fois enthousiasmant et déprimant. Oui, il faut s'y remettre, repartir vers l'avant et relire John Brunner plutôt qu'Harlan Ellison, mais je ne vois pas grand-monde capable de cet exploit par les temps qui courent.

15:25


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samedi, décembre 29, 2007
 

Un chouette article sur le son, la compression et les nouveaux formats d'écoute de la musique et la nouvelle version d'un morceau de bibi. Commentaires par mail souhaités...

15:03


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vendredi, décembre 28, 2007
 

Ma messagerie merde sévère.
Léo Henry: as-tu reçu mon mail? J'ai pas l'impression que ça fonctionne. Si t'as une autre adresse, file la moi.

13:17


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jeudi, décembre 27, 2007
 

Ca faisait bien dix ans que je n'avais pas lu un numéro de Preacher. Je tombe sur le premier Tpb et je m'y remets, comme ça, par hasard. J'avais ressorti quelques Hellblazer d'Ellis et les deux premiers recueils de Preacher en me disant qu'un jour, peut-être.
Et ce jour est arrivé. Et ça commence par une introduction de Joe Lansdale dont je ne me souvenais pas (sans doute parce que je ne connaissais pas le Texan à l'époque de la sortie du recueil). Et ouais, tout s'imbrique bien, là. Lansdale, le fantôme de John Wayne et un vampire, ok, je discerne un schéma.
Donc, Preacher c'est toujours aussi bien, même pour le trentenaire un peu désabusé que je suis devenu.
Parallèlement, je suis plongé dans Salammbô et..., enfin, vous savez, quoi. Salammbô.(Et du coup, je me demande ce que fous Layla).

Private joke:
Hier, je suis allé à Alpha 47.

14:58


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vendredi, décembre 21, 2007
 

Le dernier post laisse peut-être penser que je suis devenu un roi du pétrole et que ça signe des contrats à tour de bras.
En réalité, je ne suis que sur un album signé. Tous les autres ne sont que des projets et donc, pour le moment, c'est encore la grosse loose, qu'on soit bien d'accord.
Les projets, c'est super. Les contrats, c'est mieux.

Je ne suis pas prêt de m'enflammer...

Malheureusement.

11:09


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jeudi, décembre 20, 2007
 

Vous n'avez jamais envie de tuer les guichetiers de la poste?

Hey!

16:21


3 comments
 

Il y a deux jours, rencontre sur le réseau avec un dessinateur non seulement très doué, mais en plus hyper-motivé par un de mes projets (la seconde catégorie est bien plus rare, croyez-moi.) Tellement motivé qu'il me relance sur le projet en question plusieurs fois et qu'on finit par se lancer ensemble. Trois heures plus tard, le gars sirotait une binouze sur mon canap en papotant avec moi. Il habite à quelques centaines de mètres de ma tanière. Coincidence ou signe du destin, peu importe. Ce sera bien plus facile de travailler ainsi, en tout cas.

Je n'en parle guère en ces lieux, mais je suis encore sur une tripotée de projets bédé à divers stades d'avancements ou d'abandon (si vous saviez le nombre d'histoire qui passent à la trappe...), dont un avec ce petit brigand sacrément fortiche d'Elric.
J'en ai terminé un autre avec un Argentin, je fais un album avec un Italien et je collabore avec un français exilé à Hong-Kong. Grâce soit rendu au fantôme dans la machine qui a inventé l'interweb.
Je passe sur les projets avec les français, ça devient banal...

Anecdote personnelle (oui) et significative (?):
Impossible de trouver l'album de démo de Rivers Cuomo à la Fnac. On le recevra peut-être la semaine prochaine, explique le vendeur.
Direction le Virgin, où il est, comme il se doit, au rayon Weezer.
Alors Denis Olivennes, il est bien gentil avec son rapport sur l'industrie de la musique et le téléchargement blablabla, mais si il faisait correctement son boulot, il en vendrait peut-être un peu plus des disques...
Oui, je sais, on pourra me rétorquer que les deux n'ont rien à voir, mais sur le coup la coïncidence des deux événements m'a frappé.

11:36


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mercredi, décembre 19, 2007
 

Les Beatles ont repris Stairway to heaven... Vous ne saviez pas?


09:34


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lundi, décembre 17, 2007
 

Bon, les gens, c'est chouette.

Le fan que je suis se délecte d'écouter les démos de Rivers Cuomo et de lire le Black Dossier.
J'aurais beaucoup de choses à dire sur les deux.

Commençons par le League of extraordinary gentlemen: Black Dossier (ça spoile).

J'en suis à la moitié et c'est un truc assez dément. Moore n'avait pas menti. On part des origines de la terre, des dieux de panthéons imaginaires (Cthulu y compris) pour arriver jusqu'à 1958 où se déroule l'action du bouquin. Entre temps, tout y passe. Inutile de détailler: c'est jouissif de relire l'histoire de la planète sous cet angle. L'érudition du gars est impressionnante et les liens qu'il arrive à tisser coupent parfois le souffle.

Ceci dit ce bouquin et ceux qui le précèdent ne sont pas des chefs d'oeuvres. Il s'agit seulement de récréation, de la création d'un univers parallèle uniquement pour s'amuser et amuser le lecteur. Pas d'idées, pas de réel propos. Le livre ne propose que le postulat suivant: Et si on réécrivait l'histoire du monde en mêlant histoire et personnages de fiction?
Au passage, le scénariste semble faire un melting-pot de ses dadas: la dictature orwellienne fait écho à d'autres oeuvres du barbu et l'utilisation ultime de protagonistes empruntés est une constante chez lui, par exemple.

C'est fascinant, vertigineux, virtuose, mais ça reste un plaisir de fan (certes un milliard de fois plus doué que les autres) pour les fans.

18:02


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Les autres ici.

16:16


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Pim et Pam!

Pas mal vu.

12:49


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vendredi, décembre 14, 2007
 




14:49


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jeudi, décembre 13, 2007
 

Maigre pêche, presque ridicule, mais bon, ce sont tout de même:
Les sorties de la semaine...

- L'album de Dave House, un angliche qui fait de la musique d'amerloque... Album en streaming ici.

- Une fois n'est pas coutume, un groupe rital: Stearica. Allez la Juve!

- Et la daube de la semaine, un album de reprise des tubes indés à la flute de pan. Ceci dit, Standing in the way of control est meilleure ainsi.

16:20


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I do not know how to read or write musical notation. I have written more songs than all of the members of the Beatles, the Who, or Rolling Stones combined.


Sacré Bob.

09:57


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mercredi, décembre 12, 2007
 

Je suis un grand fan de Paul Williams.
Des deux Paul Williams, en réalité.
D'un côté le fondateur de Crawdaddy, pote de Dick et ancien exécuteur testamentaire du barbu de Fullerton.
De l'autre, le compositeur et interprête du Phantom of the opera, auteur de chansons pour les Turtles et d'un album magnifique, Someday Man. Quand je dis magnifique, c'est vraiment magnifique. Du niveau des Zombies, quoi.

Bref, je viens d'en apprendre une digne des Archives de l'impossible.
C'est lui qui a composé le générique de The Love Boat.

17:07


3 comments
 

Parce que vous le valez bien.


16:43


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Reçu le fameux coffret Blade Runner. Ca a indéniablement de la gueule.
Maté dix minutes du making-of et je suis ravi de constater que Scott avoue sa dette à Moebius et à Métal Hurlant, tandis qu'un producteur évoque The Long Tomorrow, sans le citer réellement. Oui. Comme l'a dit Philiiiipe Manoeuvre il y a vingt-cinq ans, tout Blade Runner est dans The Long Tomorrow.

Mais c'est loin d'être Philip K. Dick qu'on assassine.

14:17


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Je me suis inscrit là, parce que ça a l'air marrant.

Allez me bumper!

09:06


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mardi, décembre 11, 2007
 

L'article qui a tout déclenché.

Notez que le chef de poste de la CIA à Paris s'appelle Bill Murray...

08:54


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lundi, décembre 10, 2007
 

Bienvenue à Gattaca.


18:07


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samedi, décembre 08, 2007
 

Lu les Spirou de Frank Le Gall et de Yann/Tarrin.

Aucun des deux ne m'a autant convaincu que le premier, signé Vehlman et Yoann.

Le Gall s'emprête dans une histoire temporelle peu originale et le ventre mou du bouquin semble sans fin. On lutte pour arriver à la fin, sans avoir décroché un sourire.
Celui de Tarrin n'hésite pas à afficher son rapport à Franquin, mais manque de pêche de de dynamisme. J'avoue avoir loupé les références à l'homosexualité de Spirou et il me semble même que le groom embrasse Seccotine. J'attends que l'angliche lyonnais m'explique.

Je parlais du perso avec un pote scénariste qui me disait que Spirou était difficile à faire vivre, parce qu'il manque d'identité. Au contraire, cette coquille vide (il est encore plus que Tintin, à mes yeux) peut servir pour tout faire...

Un chouette article de Vanity Fair sur Francis Ford Coppola.

17:27


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jeudi, décembre 06, 2007
 

Un site auquel je collabore m'a demandé mon top 10 des albums de l'année.
Ca donne ça:

1 Fields : Everything Last Winter
2 Black Francis: Bluefinger
3 John Vanderslice : Emerald city
4 Motion City Soundtrack: Even if it kills me
5 Editors: An end has no end
6 Silverchair: Young modern
7 Maximo Park : Our earthly pleasures
8 les Savy Fav: Let's stay friends
9 Pinback : Autun of the seraphs
10 Thurston Moore: Trees outside the academy

19:33


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mercredi, décembre 05, 2007
 



1999, avec K. W. Jeter...

23:53


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Yesyesyes! Les Sorties de la semaine...

Je m'enflamme, je m'emballe, mais il n'y a vraiment pas de quoi.

Un album et deux curiosités, voila tout:

- Aarktica est un new-yorkais parti s'installer en Californie du sud. Pourquoi je dis-ça? Je n'en sais rien, mais écoutez tout de même Seventy Jane. Je peux chanter exactement comme lui, si j'ai assez bu. Ouais.

- Japancakes fait dans le concept album en reprenant l'intégralité de Loveless, le mythique album de My Bloody Valentine, en instrumental. Cela donne un autre regard sur ces morceaux. Intéressant, mais ça ne le fera que deux écoutes...

- Autre curiosité, le premier single d'un groupe défunt depuis 17 ans, le seul à avoir été tête d'affiche de l'Hacienda sans avoir de deal avec une maison de disque. Et c'est pas mal, si si. Ca s'appelle Plenty et ce sont des One concert wonders. Non? Si.

Allez, cassez-vous maintenant, j'ai du boulot!

17:32


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We're gonna rise, le nouveau morceau des Breeders est bien, tendance Pod, c'est dire...

08:20


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lundi, décembre 03, 2007
 

Pas de sorties de la semaine, last week.
Je sais, les gens, je sais.
Mais je travaille beaucoup et comme disait Misou-Misous "yé souis pas oune machine".
On verra cette semaine.

Passé le week-end à réanimer des mannequins face à un formateur laurentpaganelliesque. Donc, en gros, si vous faites un arrêt cardiaque devant moi, je suis censé savoir quoi faire...
Le mot important, là-dedans, est "censé".

Je viens de commander, grâce au superbe site Dickien, le coffret Blade Runner avec une belle réduc.
Parce que bon, demain sort la première saison de la Twilight Zone et dire que je l'attends depuis que j'ai 12 ans est à peine exagéré...

19:04


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vendredi, novembre 30, 2007
 

Les pans du mystère Songs from the black hole continuent de se dévoiler: Blast Off est sur le myspace de Cuomo. On peut enfin entendre le morceau en entier, avec le début, en attendant l'album de démos qui permettra de combler tous les trous...

16:45


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jeudi, novembre 29, 2007
 

Rudy Rucker balance aussi son dernier roman, Postsingular.
Si j'ai bien compris, nous ne sommes pas près de le lire en français...

17:58


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Rainbow's End, prix Hugo pour une fois mérité, est téléchargeable à l'oeil.

09:12


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mercredi, novembre 28, 2007
 

Fascinant...

14:54


1 comments
 

Je cherche un endroit où dormir du 24 ou 26 janvier 2008, à Angoulème (les nuits du jeudi et du vendredi) et la pêche est compliquée. Alors pour mettre toutes les chances de mon côté, je fais appel aux lecteurs de ce blog. Si vous avez des plans ou un canapé-lit à louer, contactez-moi.
Merci.

09:16


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Les dix événements marquants en cryptozoologie pour 2007.

08:25


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mardi, novembre 27, 2007
 

Les Savy Fav ne sont pas des perdreaux de l’année. Les new-yorkais ont formé le groupe en 1995 et ont sorti trois albums et une compilation, avant de plier boutique en jurant qu’ils reviendraient un jour. Personne n’y a cru et pourtant, un quatrième disque, Let’s stay friends vient d’atterrir dans les bacs.
Emmenés par Tim Harrington, frontman barbu et dégarni plus proche de Rob Reiner que de Perry Farrell, le groupe n’a jamais ressemblé à un autre. Il y a bien eu la cohorte de compadres estampillées nineties (de Pavement à Brainiac), sans que jamais Les Savy Fav ne puissent être catalogué dans un sous-genre indé précis. Chez les auditeurs restés sous le charme de leur incisif et magnifique album The Cat and the cobra, l’attente était forte…
Let’s Stay Friends s’amuse à ne pas prendre l’habitué à contre-pieds en le lâchant d’entrée dans une ambiance pop amerloque aux relents de Modest Mouse que vient taillader une second morceau au riff saignant, tout en caisse claire, dans la pure tradition rock’n roll du groupe. Le groupe a remis les pendules à l’heure Ils sont de retour, toujours à l’aise et vont pouvoir envoyer la sauce dans d’autres directions : on passa ainsi d’un single dansant imparable au groove à faire frémir Bootsy Collins (Patty Lee) à une morceau parsemé d’éléments électro (What would wolves do ?) en passant par une ballade americana (Come and goes). Les Savy Fav, peu avares, balancent leurs torpilles dans toutes les directions. Tous les titres ne font pas mouche, mais l’album hante le conduit auditif de sa belle diversité aux accents post-hardcore, faute d’un terme qui lui siérait mieux.
Pour convaincre les réticents, signalons tout de même la présence d’invités issus d’Enon (tiens, des anciens Brainiac !!), de Metric et de Modest Mouse. Et ouais, c’est comme ça, chez Les Savy Fav, on a des potes et on les invite, histoire de rester amis…


18:11


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Une des meilleures série de SF en bande dessinée de l'univers est difficilement trouvable et n'a jamais été traduite en français.
Mais American Flagg est pourtant ici.

16:16


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Les critiques polies auraient dû me mettre la puce à l'oreille. Pourtant, je suis parti confiant, au cinoche, pour voir le dernier Coppola, L'Homme sans âge. La veille, j'avais baillé devant Le Dahlia Noir de De Palma et j'espèrais mieux.
Au bout d'une demi-heure, il me tardait que cette "méditation sur le temps et le langage" s'arrête tant cette mise en image de fumeuses théories, globiboulga mystico-philisophique, est pénible à regarder.
Heureusement que l'actrice principale (déjà vue dans Control et La Chute) est plus qu'agréable à l'oeil, elle. Reste que le temps ne passe pas vite devant un tel navet, pas assez mauvais pour qu'on puisse en rire (quelques dialogues sont dignes de Nanarland, toutefois), mais loin d'être assez bon pour qu'on préserve Coppola en n'osant pas avouer que son film est raté.

08:48


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lundi, novembre 26, 2007
 

Les autres expliquent toujours mieux...

18:27


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En proposant de faire jouer le rôle de flics aux fournisseurs d'accès, le rapport Olivennes fait peser le risque de condamnations automatisés contrebalancées par des recours lents et manuels comme l'explique ici Doctorow.
Si les députés laissent passer cette loi liberticide, les majors du disque auront elles-mêmes enfoncé les clous de leurs cercueils. Un tel déni de réalité et une telle inaptitude à s'adapter (alors que l'engouement pour la musique, en grande partie grâce au téléchargement, n'a jamais été aussi fort) n'ont de cesse de me fasciner.
Une fascination morbide, évidemment...

08:45


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vendredi, novembre 23, 2007
 

Vendredi? Pourquoi pas?
Les voici, les voilà, les Sorties de la semaine (spécial "r" qui roulent.)

- Single de The Xcerts, Just go home.



Ouais, hein? Et avec l'accent, on dirait que c'est Grant Morrison qui chante. Un bonheur.

- Dawel Disgyn, très joli single d'un gallois dont le groupe s'appelle The Gentle Good. Un instant norvégien...

- I am leaving, simple de Laura Grove. La minette a du Sundays dans la voix...



- Encore un single, celui de Make Model, The was. Super prometteur.



- L'album d'Operator please, des australiens qui ont une bonne patate.



Merci pour le guide...

17:58


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mercredi, novembre 21, 2007
 

La révolution est en marche. Le premier lecteur de e-books grand public vient de sortir chez Amazon.
Malgré le prix élevé (400 $) et des premières critiques mitigées, l'objet est le cheval de troie d'une invasion qui va sans doute modifier le quotidien de beaucoup de lecteurs.
A noël prochain, je pense que nous serons nombreux à vouloir l'équivalent du kindle (mais s'il est plus pratique et beaucoup moins cher). Moi-même, je serai ravi de lire mes journaux du matin sur un tel gagdget plutôt que sur mon écran. Et il sera bien plus facile également de lire des nouvelles pour Fiction ou les romans en cours des copains (L., amigo, je ne t'oublie pas...).
Reste le problème de la bande dessinée. Mais le zoom et un format électronique adapté parviendra à réfler cela, il me semble.

Que les sceptiques qui se disent que je divague pensent à l'importance qu'a pris le portable et internet (entre autres) dans leur vie quotidienne en l'espace de quelques années. Dans deux ans, les rames de métro seront pleines de personnes lisant des e-books.
J'espère que certains parmi eux seront plongé dans ça.

Le mot Kindle me fait tout de même penser au kipple de Dick et ça, c'est sans doute pas bon signe.

Rien à voir, mais une de mes nouvelles va paraître dans la revue Black Mamba en janvier. J'en reparlerai bientôt.

Victoire! Killing joke était dans un carton chez mon grand-père, sous une pile de Métal Hurlant (dont j'ai certains en double d'ailleurs, il faudrait que je vérifie...)

17:32


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Une soudaine et impérieuse envie de relire le Killing Joke de Moore et Bolland vient de me prendre à la lecture d'une interview de ce dernier dans le pénultième Comic Box.
J'ai cette bédé. Je vois très bien dans quelle édition, d'ailleurs.
J'ai cette bédé, mais où?
Je me souviens qu'elle a longtemps traîné sur la table basse d'un de mes apparts précédents, mais j'ai depuis perdu sa trace.
Lorsqu'on vit dans un endroit trop petit pour y stocker tout ses livres, on est obligé d'en laisser là où il y a de la place. J'ai très peu de bédés chez moi. Elles sont pour l'essentiel chez mes parents ou dans des cartons, dans le sous-sol de mon grand-père.
Aujourd'hui, je bosse à la campagne, chez mes parents, je vais enfiler une lampe frontale et me plonger dans les archives (qui a dit "de l'impossible"?) pour retrouver cet album.

Résultat des recherches à venir...

15:58


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J'ai pas beaucoup d'amis, mais ils ont tous du talent.

Rémy Cattelain, par exemple, est un gros naze, mais bon, en même temps, je le connais à peine...

14:19


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lundi, novembre 19, 2007
 

League of extraordinary freelancers: Activate!


18:28


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dimanche, novembre 18, 2007
 

No beach today, donc, hier soir.

Ca commence par Craig Davis, un barbu qui hoche la tête devant son mac tandis que du bruit blanc s'échappe des enceintes. On découvrira à la fin que le gars mélangeait un bruit de vague avec l'intro de California Girls en boucle. Ouais.
Ensuite, les High Llamas s'emparent de la scène prou-prout (Tnba oblige, on est assis dans des sièges confortables avec un tout petit petit son, je ne porte même pas mes protége-oreilles). J'ai rarement vu un groupe aussi fade, manquant à ce point de saveur. Leur prestation est comme leur disque: totalement dépourvue d'intérêt. Ces types s'amusent depuis des années à écrire des chansons avec le son idéal qu'ils ont en tête, disons celui du Busy doing nothing du vieux Brian. Et ça ne fonctionne pas. Leurs morceaux sont vides de toute substance, de coeur, de tripe, comme s'ils avaient un alphabet mais qu'ils n'arrivaient qu'à faire des phrases sans queue ni tête.

Heureusement, Fennesz a été un peu plus convaincant. Sa guitare My Bloody Valentinienne et ses samples bien choisis ('Til I die, notamment) ont sauvé la soirée de l'échec total.

Aujourd'hui, fin du week-end Beach Boys avec la visite de l'expo If everytbody had an ocean au CAPC. Comme d'habitude avec l'art contemporain, j'oscille entre émerveillement pour certaines idées, énervement face à du foutage de gueule caractérisé et incompréhension. Je trouve aussi souvent qu'il y a trop de prétention (tout art doit être un minimum prétentieux pourrait-on me répliquer) dans le but avoué et les moyens pour y parvenir.
La thématique en quatre partie (Capitale du surf, La chaleur du soleil, Smile et Sans Soleil) apportait une bonne structure à l'ensemble. J'ai surtout été marqué par les sérigraphies de Sister Corita Kent dont voici un exemple.



19:40


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samedi, novembre 17, 2007
 

L'info de l'année:
Alain Juppé (...) a souligné dans un bref discours « la quête spirituelle exigente de Brian Wilson »

Il se murmure que Sarkozy prépare un texte sur l'ascèse de Syd Barrett!

11:31


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Je le ressentais fortement, mais ils l'écrivent bien mieux que je ne l'aurais fait.

Semaine faste niveau cinoche:
Deux comédies drôles et sensibles (bien que balayées de bout en bout par une lourdinguerie enthousiasmante): Supergrave et Encloque, mode d'emploi.

Et un chef d'oeuvre de film noir: Les Promesses de l'ombre, le dernier Cronenberg. Script en béton, acteurs habités (surhabités, dans le cas de Cassel) et scène de baston d'anthologie. Impressionnant.

Je viens de mater le concert de Macca à l'Olympia.
Question à Mica: pourquoi les foules chantent-elles toujours superbement juste? Y a-t-il une explication scientifique ou musicale à ce phénoméne? Les gens qui sont dans le ton surpassent ceux qui beuglent comme des veaux? Ou bien la moyenne des justes et des faux aboutit-elle au mieux?

11:21


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vendredi, novembre 16, 2007
 

Je viens de me rendre compte que Writing to reach you de Travis est un foutage de gueule en règle de Wonderwall d'Oasis. Non seulement, ils reprennent les mêmes accords avec une bien meilleur mélodie, mais ils sont explicites dans les paroles.

Every day I wake up and it's Sunday
Whatever's in my head won't go away
The radio is playing all the usual
And what's a wonderwall anyway

Je sais que ce groupe n'a pas beaucoup de crédit, mais c'est vraiment le bon groupe de pop anglais archétypal à mes yeux.


16:56


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Je me tiens un rhume infernal et je suis sur les rotules, alors hier soir, je suis allé me coucher tôt. J'ai écouté la fin de l'émission de Bernard Lenoir. C'est incroyable, une capsule temporelle. Il passe toujours les Smith et dit encore "Caresse et bise à l'oeil". Rien ne change.
Je ne sais pas si c'est inquiétant ou rassurant. Sans doute un peu des deux...

15:59


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jeudi, novembre 15, 2007
 

Alors c'était donc vrai.
My Bloody Valentine se reforme...

Merde.

17:46


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No beach on saturday.

Ouais, samedi, je serai .

15:01


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Cette semaine sortent le quatrième Scott Pilgrim et le Black Dossier de la League.

Et il y a d'autres trucs déments . C'est bientôt noël.

11:00


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lundi, novembre 12, 2007
 

Sorties de la semaine!! (applause)

Je sais pas si c'est moi ou eux, mais c'est mou.

- L'album de Butcher Bear: de l'atmosphérique parfois bon, parfois chiant.

- Boys And Girls In America, l'album de The Hold Steady déjà sorti aux US. Bien plus ma came. (écoutez Stuck between station pour comprendre.)

- Un disque de saison: Autumn Fallin' de Jaymay. J'y peux rien, je craque toujours pour ce genre de voix.

- Un nouveau disque des Raveonettes. Pas écouté, mais hey, ce sont les Raveonettes.

18:13


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dimanche, novembre 11, 2007
 

La vraie vie est une chose qui suinte



Contrairement à pas mal d’auteurs de ma génération, qu’ils oeuvrent dans le roman, la bédé ou que sais-je encore, je n’ai pas été formé par les jeux de rôles. J’ai bien fait quelques parties, mais je n’ai jamais appartenu à ce monde. Ma « formation » s’est faite ailleurs : dans les pages de vieux Métal Hurlant, dans des Spécial Strange consommés en fast-read et échangés aussitôt dans une bouquinerie, et puis aussi dans d’innombrables romans de SF.
Lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux auteurs français du genre, la tête de proue s’appelait Serge Lehman. Un type qui écrivait, concoctait des anthos et clamait haut et fort, à l’approche de l’an 2000, son amour et son respect pour le genre. On le voyait même à la télé, c’est dire. Je trouvais son boulot passionnant, son activisme réjouissant et son attitude vantarde, mais saine. Je sais, pour en avoir parlé avec eux, que pas mal d’auteurs de SF qui ont à peu près mon âge partagent mon opinion (ils se reconnaîtront).
Après quelques années d’éclipse, Lehman revient et cette fois, il investit le champ de la bande dessinée.
Secondé par le talentueux dessinateur Jean-Marie Michaud, son album La Saison de la coulœuvre, est une formidable réussite. Premier volume d’une série, le livre se décompose en trois chapitres de 23 pages : la traduction aux US est déjà pensée, semble-t-il…
Inutile de décrire ou de résumer l’histoire, non seulement ce serait comme gâcher une partie du plaisir, mais en plus je m’y prends habituellement comme un manche.
Sachez simplement que l’on retrouve un background solide, le classique personnage point de vue qui permet au lecteur de découvrir le lieu du récit (l’intersection 55) et une intrigue qui utilise pleinement les possibilités du médium. Lehman n’est pas du genre à transposer une histoire et il ne s’agit pas là d’une nouvelle ou d’un roman adaptés en bédé. L’auteur se sert des spécificités du neuvième art : la couleur, le découpage, les décors en pleine pages, tout est pensé pour que le récit se confonde avec l’objet qui le porte.
Lehman connaît bien l’œuvre d’Alan Moore et même s’il utilise certains tics du barbu de Northampton (je ne parle même pas ici du serpent final), on reconnaît tout de même sa patte. Ses obsessions sont là, son histoire du futur aussi et même si une case typiquement Morrisonnienne s’introduit au cœur de l’album, on ne peut accuser Lehman tant sa propre recherche croise parfois les questionnements de l’écossais. Le Picte est là et il y aurait une étude à faire sur ses rapports avec la figure sacrée du lecteur ou de l’auteur (appelons-la comme ça faute de mieux) chez Grant Morrison.
Niveau graphique, Michaud joue l’aquarelle avec grand talent et même s’il rappelle parfois l’époque Métal, ses influences n’engloutissent jamais l’originalité qu’il déploie dans les décors et les costumes. Certes, certains couvre-chefs font beaucoup penser à du Moebius, mais comment évacuer une telle figure tutélaire lorsqu’on fait de la SF de ce genre en France.

La Saison de la coulœuvre repousse la frontière des possibles de Lehman et étend son champ d’action.
Je reste un lecteur prêt à le suivre où qu’il aille.

14:09


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Ho mon dieu, mais ce sont les Charming boys?!?!!!



Pat Smear fait de la figuration, mais ça envoie tout de même...


12:50


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vendredi, novembre 09, 2007
 

Piqué chez Alan Smithee, la formidable bande-annonce de [Rec].


17:04


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Bon.
Asseyez-vous.
Fermez les yeux.
Ecoutez ça.

12:07


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jeudi, novembre 08, 2007
 

Un Spirou sous l'occupation par Yann et Schwartz. Miam miam.

20:06


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C'est officiel depuis aujourd'hui, mon prochain bouquin, un roman jeunesse intitulé L'Héritier du chaos, sortira en mars ou avril 2008 en compagnie de quelques autres titres de la collection Royaumes perdus et notamment Les songes de Tulà, un récit maya de Claire Panier-Alix.

Dans un autre registre, les liens quotidiens de Greg sont souvent des petites perles. Ces deux ne sont pas mal dans le genre hilarant.

17:53


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mercredi, novembre 07, 2007
 

Un dimanche soir dans un pub de Little Venice, à Londres.
Je me suis arrêté pour boire une pinte avant de rentrer et je lis quelques comics achetés un peu plus tôt. Puis je m'attaque à un journal anglais et tombe sur la section TV où j'apprends que la nouvelle saison de MI5 (Spooks, là-bas) recommence le soir-même. Le critique n'est guère enthousiaste. Pour lui la série n'est pas mauvaise, non, mais elle manque un peu de chair et elle ressasse toujours les mêmes histoires. Je suis plus que surpris, je suis effaré qu'une telle fiction soit si peu considérée. Il ne s'agit peut-être que d'un cas isolé, ou d'un type levé du mauvais pied. Je n'en sais rien. Il mériterait tout de même de se cogner l'intégrale de Navarro et les oeuvres complètes de Josée Dayan, le gazier qui fait le difficile...
Tiens, d'ailleurs en parlant de Josée Dayan. Euh, non, rien.
On en reparlera. Ou pas.

18:56


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mardi, novembre 06, 2007
 

J'ai déjà parlé ici de l'album "maudit" de Weezer, Songs from the black hole. Le 11 décembre, Rivers Cuomo sort une compilation de démo où l'on retrouvera quatre titres tirés de ce concept-album : Blast Off, Who You Calling Bitch, Dude We're Finally Landing et Superfriend. L'album sera donc presque complet pour les complétistes qui ont déjà les quelques titres qui circulent sur le net.
C'est un peu comme si Brian Wilson avait sorti officiellement ses acetates de Smile, quoi.
Le gars en parle ici.

19:24


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Pas mal de bons trucs, cette fois-ci, dans la rubrique préférée de François Fillon: les sorties de la semaine!

- Un groupe de LA qui a visiblement adoré New Order. De quoi tortiller son cul sur des dance-floors. Avec l'album, Hexes for exes Moving Units va assurèment plaire à Momo!

- De la pop à la fois osée et basique, limite naïve, comme on n'en fait plus. The Ladybug Transistor de Brooklin sort un nouvel album.

- Encore un groupe de Brooklin, dont j'aime autant le nom que la musique (il faut
bien l'avouer) et qui joue un hardcore assez frais: Gay for Johnny Depp.

- Deux groupes de Glasgow, un de pop enlevée, Frightened Rabbit (écoutez Be Less Rude, wahou), un autre, Crash my model car, tout aussi popisant. Y'a pas à dire, l'écossais a de la mélodie sous le bras. Album pour les premiers, single (Maybe) pour les seconds (le LP arrive).

La vidéo de Maybe.



- L'album de The Brunettes, Duo rétro d'Auckland. Du miel.

- Un single de The Answering machine, Lightbulbs, dont voici la vidéo.



- On notera enfin, le nouveau disque de Sigur Ros et le premier album des prometteurs Wombats.

Je vous laisse avec une douceur, spéciale cacedédi à Christine Lagarde (Chris, ton idée de faire du vélo, je kiffe grave, même si ça fait froid aux mains en hiver, coquine). Une one-hit wonder, vieille comme mes robes. Whipping Boy. Qu'est-ce que cette chanson était bien.
Qu'est-ce que l'album était naze...


16:38


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lundi, novembre 05, 2007
 

Comme d'habitude, j'ai fait mon petit pélerinage à Cora. C'est que chez moi, Cora, y'a pas. Suma, Prisunic, Mammouth, ok, mais Cora, jamais vu avant d'aller plus haut que le Rhône.
Et Cora, c'est sympa. J'ai topé Le Jour de la Bête et Maniac Cop pas cher. Bon, ok, versions pourries, mais pas cher quand même.
Puis Maniac Cop en DTS et sur un écran LCD 126 cm, c'est pas la peine. Ca mériterait juste une vieille VHS, en réalité. Comme tant d'autres perles des 80's.

18:55


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Entre deux promenades en forêts et quelques grosses bouffes, j'ai eu le temps de lire ça et ça.
Les deux étaient très bien.

A un moment, nous roulions en Alsace et Patricia Kass s'est mise à beugler dans l'auto-radio. Finalement, l'esprit encore embrumé par le Gewurtz, je me suis dit que tomber sur Kass en ces lieux, c'était comme écouter Cabrel en Lot-et-garonne, Johnny Clegg en Afrique du Sud ou Sonic Youth downtown Manhattan, cette adéquation fortuite devient presque trop. L'épiphanie cède la place au dépaysement.
Et de toute façon, Patricia Kass, n'importe où, c'est vite trop.

Samedi, j'aurais bien aimé voir ça. Faute d'y avoir traîné mes guêtres, je laisse Rica raconter.

18:16


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mercredi, octobre 31, 2007
 

Ce matin, achat de pulls et autres machins en tissus. Le gars devant nous dans un magasin pour femme donne son nom pour qu'on lui fasse une carte de fidélité: Batmane (avec un e à la fin, merde). Merci monsieur. Savoir que le caped crusader partage le même code postal que moi, ça m'a fait ma journée...

On dit souvent que les journalistes ne sont pas fiable et que l'info est orientée. C'est vrai.
Mais il y a pire. Il y a les petits sites "culturels" qui se la jouent journalistes et font encore plus d'erreurs au centimètre carré qu'un stagiaire à Libé. Ici, par exemple, rien que dans le chapeau, les approximations, les affabulations et les erreurs grossières sont légion. Chapeau.

15:13


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mardi, octobre 30, 2007
 

Putain, j'aurais dû voter pour lui.
Il fait de la bonne télé aux US (il pense aux redifs d'Arthur, je suis sûr), a concrétisé la rupture promise et s'attaque maintenant au pouvoir d'achat.
Pourquoi n'y ai-je pas cru plus tôt?

09:57


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vendredi, octobre 26, 2007
 

Très en retard, beaucoup de boulot, les sorties de la semaine (je n'ai toujours pas expliqué le principe, il ne s'agit pas de toutes les sorties, mais de celles qui me paraissent intéressantes. C'est dit):

- Nouveau single des Teenagers: Scarlett Johanson.

- Deux albums de Robert Pollard (j'avoue, j'ai pas écouté, mais merde, c'est Bob, quoi).

- Le premier album de Bobbie Peru, bonne énergie, chouette disque.

- Encore un premier album, celui de Buen Chico avec cet excellent morceau qui s'appelle Great Pleasures.

- Gros revival dream pop, shoegaze, encore: St Deluxe, nouveau single avec un super morceau: Cristals.

- Coup de coeur pour le single des Grammatics, Shadow Committee. Je prédis un grand avenir aux gaziers.

18:44


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jeudi, octobre 25, 2007
 

Lundi soir, j'étais au concert de Bat for Lashes. C'est sans doute la première fois de ma vie que je n'ai pas applaudi une seule fois: j'avais toujours une bière à la main et je n'arrive jamais à tenir ces gobelets en plastique avec les dents.
Le groupe était bon, inspiré, habité parfois et a livré un set court, mais intense. Les comparaisons avec PJ Harvey ou Bjork sont sans doute justifiées (même si je déteste la voix de l'Islandaise), mais on sent un petit truc en plus, une capacité de song-writing qui laisse présager d'autres grands disques, aussi obsédants que le premier (qui se pose là tout de même en matière de hantise au quotidien).

Sinon, j'ai découvert ce soir là que mes amis aussi sont alcooliques et ce genre de solidarité m'a bien fait plaisir.

16:15


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mercredi, octobre 24, 2007
 

A la campagne.
Il fait froid, très froid. Surtout le matin.
Je suis retourné à St Bazeille, mais je vous épargne un paragraphe de description cette fois. Je pense avoir dit l'essentiel.
Mangé avec mes vieilles tantes. Un repas à rendre jaloux n'importe quel adepte des recettes de Maïté. Cannette, cèpes et un clafoutis à rendre jaloux Dale Cooper. Simple et efficace. Très sud-ouest.
Maintenant, je dois résister à cette envie de sieste qui vient de me tomber dessus et me remettre vite au travail.

14:00


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lundi, octobre 22, 2007
 

Enregistrée avec le micro de la webcam, une nouvelle chanson: Popeline.
Je dois vieillir ou être malade, je me mets à écrire des morceaux en français.

15:29


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vendredi, octobre 19, 2007
 

Bob Mould a sorti un DVD avec ses potes dont le batteur de Fugazi. Ca dépote...


19:13


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Le Club Van Helsing débarque à Bordeaux.
Demain, Guillaume Lebeau et Catherine Dufour signeront des bouquins à 15h à la librairie Mollat.
Didier et Loïc, nos fabuleux libraires, se chargeront de la partie animation: karaoké de l'horreur, mini pièces de théâtre reprenant les scènes les plus gores de l'histoire du cinéma et lancer d'invendus du remake de Fog.

12:18


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jeudi, octobre 18, 2007
 

Un documentaire de 1987 sur Alan Moore que je n'avais jamais vu.



Le DVD The Mindscape of Alan Moore est destiné aux néophytes. L'Anglais y recense ses prises de positions, ses théories et ses vues sur le monde. Je n'ai rien appris, mais le film est assez bien fait pour qu'on ne s'ennuie pas une seconde.

Ha si, j'ai peut-être appris un truc, mais ça n'a rien à voir. C'est Patrick qui me l'a dit le soir de la demi-finale:
"Chabal, c'est Alan Moore jeune."

16:18


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mercredi, octobre 17, 2007
 

Sorties de la semaine:

Rien de bien transcendant à mes yeux. Je ne comprends guère la hype autour de Fiery Furnaces, je dois bien l'avouer.
Et si je n'ai pas parlé du dernier P.J. Harvey, c'est parce que je n'ai pas aimé.

Je retiens simplement:

- Iron Mask, le single de The Domino State.

- Et l'album de Film School, parce que je suis un indécrottable shoegazer.

14:40


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mardi, octobre 16, 2007
 




Il y a sans doute un malentendu au sujet de Motion City Soundtrack. Le groupe de Mineapolis se trimbale une réputation de quatuor emo prompt à émouvoir les collégiennes ; une sorte de My Chemical Romance nantis d’un chanteur charismatique et de bonnes chansons pop qui ne pètent pas plus haut que leur cul. Bref, pas de quoi susciter l’intérêt chez le fan de Weezer assez vieux pour avoir acheté l’album bleu à sa sortie. Et pourtant…
Les premiers indices de la valeur du groupe sont à chercher en concert : énergie, gros son, énorme batteur et hymnes implacables balancés avec la conviction de vieux briscards qui savent que tout se rejouent chaque soir. Cerise sur le gâteau (ou morceau caché du CD pour rester dans la métaphore de 1993), Justin Pierre, le chanteur, se paye le look d’un Robert Smith skater et capte le peu d’attention qui aurait échappé à la musique assénée par le groupe.
L’écoute des deux premiers albums de MCS finit de convaincre. On oscille entre pop songs moogifiées et chansons gimmicks ultra efficaces comme Everything is allright ou The Future freaks me out. Du bon boulot d’amerloque, enthousiasmant en diable. A ce stade, Motion City Soundtrack n’est pas un grand groupe, mais il pourrait le devenir.
Even if it kills me, leur troisième album, se devait de marquer une étape supplémentaire dans cette ascension. Pour cela, Pierre et ses acolytes ont fait appel à la crème des producteurs de pop américaine à grosse guitare. On retrouve donc à la barre Adam Shlesinger (Fountains of wayne), Eli Janney (Grils vs Boys) et Ric Ocasek (Cars, mais également aux manettes de certains disques de Weezer). Les deux premiers ont bossés sur les mêmes morceaux et la patte Fountains of Wayne y est immédiatement reconnaissable. Chœurs sur les refrains, rythmiques plus évoluées, les morceaux emballés par le duo sont ceux qui s’éloignent le plus de la formule habituelle du groupe. Comme d’habitude, Ocasek, lui, ne s’est pas fait chié. Passons. Le single This is for real fonctionne : on ne lui en demande pas plus, mais l’album aurait sans doute gagné à n’être dirigé que par Shlesinger et Janney.
Niveau ambiance, la seule surprise est ce morceau au piano, produit par le groupe seul, incursion dans un domaine où MCS ne convainc guère. Le reste oscille entre rafales de trois minutes rehaussées de claviers qui rappellent heureusement bien plus The Get-up Kids que ces zombies de Rentals et chansons mid-tempo dans lesquelles le groupe excelle depuis peu. Hello Helicopter, Even if kills me ou la face B (Face B???) The Worst part, par exemple, semblent pointer la direction vers laquelle MCS tend à se diriger.
Rien de bien nouveau dans les paroles de Justin Pierre, même si ses lyrics prennent une autre saveur depuis que le chanteur a révélé son addiction à l’alcool. La vision proprette du groupe se fend donc encore un peu plus lorsqu’on apprend que les histoires d’échecs, de confusion et de délires que content Pierre ne participent pas d’une quelconque pose.
Even if it kills me est loin d’être une déception, mais il ne représente pas la grosse marche que Motion City Soundtrack semblait sur le point de grimper. La prise de risque y est trop calculée, la formule qui marchait si bien pas assez bousculée. Le song-writing et l’énergie restent excellents, mais il manque encore ce petit plus (ce piercing sur le téton, pour faire dans la métaphore punk) qui aurait fait d’Even if it kills me un grand disque. On se contentera de cet album réussi, mais pas assez, en attendant le quatrième.
MCS en a encore sous le coude, c’est certain.

19:32


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Quelques pages de Black Dossier, le prochain volume de la League of extraordinary gentlemen.

15:55


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Regarder la défaite française entouré de quelques centaines d'Anglais vociférant n'est sans doute pas mon idée d'un samedi soir réussi. Mauvaise affaire de choix dans la date.
Londres est une ville encore plus chère que New-York. Je n'aurais pas cru cela possible. Seule la bière reste abordable.
Et se promener dans les rues est encore gratuit.
En contrepartie, on abandonne notre droit à l'image. Caméras de surveillance à tous les coins de rues. Les autorités londoniennes ont assez de rushs pour filmer un long-métrage voire une trilogie dans laquelle j'apparaîtrai. Le problème c'est que tous les plans seront en plongée. Ca risque d'être lassant. Et de manque d'action également. M'enfin, c'est le boulot des producteurs. J'ai fait mon job, moi. Je verrai le résultat final...

Je suis en mode "méchant Gino", mais en réalité, j'ai beaucoup aimé. Beaucoup de parcs, trop de pollution, des magasins de comics intéressants, de magnifiques ensembles de bâtiments, des maisons charmantes, un canal apaisant, des pubs accueillants, des bus sans cesse et des rencontres agréables.























12:41


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lundi, octobre 15, 2007
 

Cauchemar


19:13


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jeudi, octobre 11, 2007
 

On trouve tout sur le web, hein?
Ben non. Impossible de mettre la main sur un logo de Suma ou de Prisunic. J'imagine qu'aucun d'entre vous n'a gardé ses vieilles poches de supermarché d'antan. Bon, quelques pervers doivent l'avoir fait en réalité, mais ceux-là se terrent, en ont honte.
Bref, où sont ces artefacts si ordinaires de notre passé récent?
Des musées s'occupent-ils de conserver ce genre de choses triviales?
Est-on obligé d'aller fouiller dans des films ou des photos des années 70 qui auraient gardés, par mégarde, ce genre de choses qui ont leur importance?

16:18


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Confessions d'un super-héros.


12:15


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Un thriller alléchant: Jumper.

09:50


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mercredi, octobre 10, 2007
 

Gros oubli dans les sorties récentes, l'album de Calc. Pas encore écouté, mais j'ai confiance...

10:30


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Dormi cinq heures. Réveillé par un cauchemar étrange, très détaillé.
J'étais le héros d'un film à suspense, pas loin de la fin. Assis dans le bureau d'un type, je découvrais que c'était lui le tueur. Je profitai du fait qu'il soit occupé pour m'enfuir en me disant qu'il valait mieux prendre l'escalier que l'ascenseur; je risquais de l'attendre trop longtemps. Après avoir descendu deux volées de marches, je me souvenais que le sobriquet du méchant était "le tueur de l'escalier". Quel con. Je me réveillai en le voyant apparaitre, son couteau à la main.

09:20


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mardi, octobre 09, 2007
 

Deux choses m'ont frappé pendant que je regardais Control, le film biographique sur Ian Curtis.
La première, c'est que je n'ai jamais entendu la voix parlée du chanteur de Joy Division. Je connais très bien son chant (à tel point que j'arrivais à faire la différence entre les moments où l'acteur chante et ceux où des morceaux de vrais concerts sont utilisés dans le film), mais je n'ai jamais entendu une interview de lui. Même la mine youtube reste muette. Pas d'entretien vidéo. Nada. Que pouic. Les seules images d'Ian Curtis qui valent pour moi sont en noir et blanc et ne bougent pas (j'ai bien vu des concerts en vidéo, mais cette danse si désincarnée n'existe pas à mes yeux. Il fallait y être, la voir pour pouvoir y croire, je pense). Le réalisateur a réussi à me faire croire à ce Curtis qui bouge et parle. Pour tout avouer, j'en suis toujours pas revenu...
La deuxième chose qui m'a frappé est bien plus étrange. Mais tout aussi importante, pourtant. Oh, ça oui.
Les interrupteurs des maisons de Manchester dans les années 70 sont en tout point semblables à ceux de la maison dans laquelle j'ai grandis. J'adore les histoires d'interrupteur, j'y vois toujours des signes, des coïncidences, de la magie (ce serait un peu long à expliquer...). Ce petit rien a fini de m'immerger dans un monde si proche et si différent, un univers fait de musique familière intriqué à une histoire peu connue. Le tragique dans le caniveau.

Pour une fois, je ne dirais pas un mot de la technique, du jeu d'acteur, que sais-je encore. Pour une fois, j'ai vécu un film comme une pure expérience sensorielle, je me suis laissé prendre au jeu. J'ai marché dans la combine. A vrai dire, je ne sais même pas si le film était bien ficelé ou si je suis un gogo qui marche dès qu'un récit parle d'un personnage dont il apprécie l'oeuvre.
Et je m'en fous royalement...

17:09


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Quelques photos de la soirée Bond.








15:11


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lundi, octobre 08, 2007
 

Sorties de la semaine:

- Un excellent simple de Battant: Kevin 1989

- Le nouveau simple de Pete and the pirates, Knots. Il me tarde l'album.

- L'album de The Envy Corp.

- L'album de Matt Pond PA. Très sympa.

N'écoutez pas la musique trop fort, les kids...

17:17


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Au fait, il me reste quelques exemplaires des Nombreuses vies de Bond à vendre depuis la soirée. Si vous en voulez un dédicacé, passez moi un mail...

Le dernier simple des Young knives a un petit côté PIL (après une intro mancunienne à souhait) plus que sympathique. Dancefloor killer!


14:55


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Bon, j'avoue, j'ai fait peur à mon pote Vincent, samedi soir. J'ai commencé la soirée en buvant une menthe à l'eau. Il a vraiment cru que j'étais malade... ou possédé. Je rassure ma famille, ce coup de folie n'a été que passager.
Le reste de la soirée s'est déroulé plus normalement, entre dédicaces et retrouvailles avec des vieux potes qui se débrouillent toujours pour débarquer lors de ce genre d'occasion. Merci les gars. D'autres avaient présenté des mots d'excuses qui m'ont fait au moins aussi chaud au coeur.
L'agent 007 a fait un passage éclair. Il faut dire qu'avec sa canne, il a du mal à se déplacer et, même si son hôtel (payé par mon généreux éditeur, merci) était tout proche, il a préféré rentrer tôt pour reposer sa jambe malade. Mais, sa présence a illuminé le bar. Certains étaient surpris de le voir parler français, d'autres se sont délecté de ses anecdotes (son imitation de Roger Moore était tordante) et certaines nanas m'ont avoué que le bougre (bientôt quatre-vingt sept ans tout de même) possédait encore un je ne sais quoi qui le rendait attirant. Je l'ai raccompagné à son hôtel et il m'a remercié pour l'ouvrage en me demandant d'étendre ses remerciements à l'ensemble des collaborateurs du livre. "Il y a encore des histoires totalement inventées dans ton bouquin, m'a-t-il confié, mais Fleming n'a jamais pu coller à la vérité. Et puis ses récits étaient bien plus passionnants que mes véritables aventures, tu sais."
Je lui ai alors demandé des détails, mais il m'a simplement répondu : "Ce qui est imprimé dans ton livre est la vérité en ce qui me concerne. Elle l'a été depuis le jour où Fleming a commencé à écrire en se servant de mon nom."
Tiens, d'ailleurs, à propos du nom, j'ai appris incidemment qu'il n'avait pas donné le nom de Bond à l'hôtel. Mais de là à dire que celui qu'il a utilisé est le vrai... En tous cas, je garde pour moi cette identité. S'il s'agit de la vraie, je partage un secret que peu de personnes connaissent. Si ce n'est pas le cas... Bah, je ne le saurais probablement jamais.
La seule confirmation que l'agent a bien voulu me donner est qu'un 007 est encore en activité de nos jours. Il l'a rencontré une fois et il l'a qualifié de "brute blonde encore plus efficace que je ne l'étais à l'époque". S'amusait-il à me tromper?
Il m'a serré la main devant l'ascenseur, m'a fait promettre de passer le voir à Londres à l'occasion ("parler français me manque"). Je l'ai remercié et suis retourné au bar, l'esprit un peu chamboulé.

Aux Lutins, un drame se jouait. La télé du bar ne parvenait plus à capter la une. Et pas de une, pas de match. Neult s'excusait, les clients bouillonaient, Jean-Phi tentait même de se muer en réparateur de décodeur satellite, mais rien n'y faisait. Lorsque mon pompier préféré a pris sa veste en lançant "bon, moi, je vais voir le coup d'envoi à côté", j'ai cru que les carottes étaient cuites. On avait loupé le haka. Pour voir le reste, nous allions devoir migrer dans un bar adjacent probablement déjà bondé.
Et puis le miracle s'est produit. Sans aucune explication, le décodeur a décidé que c'était trop injuste et qu'on avait bien mérité de regarder trente types se la donner pendant 80 minutes.
On l'a échappé belle.

La semaine prochaine, c'est France-Angleterre, et je serai à Londres. J'irai peut-être regarder le match chez mon nouvel ami. Qui sait?

12:13


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vendredi, octobre 05, 2007
 

Je vous rappelle que la soirée est demain.
Remercions les pumas Argentins pour leur participation. Grâce à eux, nous allons faire une pause télé de deux heures, le temps de voir les noirs manger les bleus.



Il y aura des bouquins à vendre et des dessinateurs pour les dédicacer. Apportez vos carnets de chèques. Ceux qui sont loin peuvent l'acheter ici.

Annonce officielle:
André-François et moi prions Etienne Barillier et Nicolas Trespallé, qui ont été oublié par mégarde dans les remerciements du bouquin, d'accepter nos plus plates excuses. Merci, les gars. Et désolé.

16:34


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Sorties notables de la semaine:

- Le super single de Fight like Apes, Jake Summers.

- Un best-of d'Idlewild pour ceux qui seraient passé à côté.

- L'album de Me Without you. Je vous conseille le single qui déboîte Nice and blue pt two.

- Et une compil de Mono qui reprend des EP durs à trouver.

16:30


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Il y a trois jours, je suis allé chez un notaire à Sainte Bazeille.
Le mieux, pour vous situer l’endroit, c’est de le comparer à ces petites villes qui bordent des routes nationales. Elles se ressemblent toutes : façades grises, trottoirs minuscules, un bar et une église. Parfois, on y croise un passant égaré, souvent vieux, qui marche lentement ou attend pour traverser (le record d’attente est d’ailleurs détenu par un certain Michel P. de La Réole qui a attendu plus de 7h avant de pouvoir se rendre à la boulangerie de l’autre côté de la route, mais passons). Ce genre de village me fait penser à ces décors de vieux westerns hollywoodiens. Derrière les enseignes, il n’y a rien. Les façades sont factices et soutenues par des poutres de bois. Je me plais à imaginer qu’en France, ces endroits ne sont construits que pour faire croire aux touristes que des gens vivent bien là, alors qu’en réalité, seules des boules d’herbes séchés tournent, poussées par le vent, sur la terre battue que les fausses maisons cachent.
Ces villages n’attendent que leur Ragle Gumm.
À Sainte Bazeille, pourtant, il y a une vie au-delà de la route. C’est un endroit paisible, où il fait toujours beau (il faut s’y habituer, les gars, c’est comme ça) et qui possède sa propre maison de la presse, bien pratique lorsqu’on n’est pas abonné à Hot Vidéo.
Et puis, il y a un notaire. Et j’y suis allé. Ouais. Et j’ai vu les trois feuilles sorties d’imprimante les plus chères que je n’avais jamais vues jusqu’alors (je n’étais pas chez J.K. le jour où elle a fait cracher de sa vieille et fidèle Hewlett Packard les derniers pages de l’histoire de son héros à lunettes).
Cette expérience unique et ébouriffante m’adonnée une idée. Ouais, je suis comme ça, moi. Imaginez : une série télé qui raconterait le quotidien d’un cabinet de notaire dans un village minuscule comme Sainte Bazeille. Un mélange entre Urgence, NYPD Blues (ouais, carrément, je vous l’ai dit, je suis comme ça) et Grey’s anatomy. Du mystère (Mme Z. avait-elle déposé un testament ?), des enquêtes (avec qui a couché le patron du bar-tabac de la place pour que sa femme demande le divorce ?) et de la passion (Monique, la secrétaire quarantenaire cochonne parviendra-t-elle à mettre Maître R. dans son lit alors que l’institutrice le drague, mais qu’elle n’est pas tout à fait libre car on ne sait pas si son mari est mort en Iran ou pas ? Ouais, bon, ok, là j’extrapole un peu, mais comme ça sera pas diffusé tout de suite, ça sera cohérent, vous verrez).Çaa peut cartonner, merde. Et si on tourne à Sainte Bazeille, on fera des économies sur la bibine, le ricard est à 80 centimes chez Dédé, le concurrent du bar de la place (beaucoup plus en vuenéanmoins,s car il est le rendez-vous des rugbymen locaux).
Pensez-y, cadres de France 2. C’est du tout cuit. Si en plus Frédéric Diefenthal est libre, c’est carton assuré.

Ce que vous devez retenir de ce post, les kids ?

C’est que si mon ignoble et répugnant blog ne sort pas premier à une requête google sur « Sainte Bazeille », ça vaudra dire que ce monde court à sa perte.

14:59


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jeudi, octobre 04, 2007
 

Cette chanson et ses images me hantent.


08:39


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mardi, octobre 02, 2007
 

C'est donc Stephen Moffat qui va écrire la trilogie Tintin réalisée par Spielberg. Une excellente nouvelle.

13:52


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Un article sur Greg pour parler de son portfolio (qui pour l'occase devient un recueil) ici (page 30).

11:07


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vendredi, septembre 28, 2007
 

Quel beau coffret.
Il y a quelques groupes dont j'avais même oublié le nom dans le lot Pourtant, merde, les Trashcan Sinatras...

André-François a passé trois jours ici. En ce moment même, il est en bas, sanglé sur mon fauteuil, obligé d'écouter Jaco Pastorius à un volume surhumain. Hier, il a eu droit au documentaire sur Ditko et au pilote de Reaper (excellent, au passage) Si tout marche selon mon plan, il ne reviendra pas de sitôt...

11:00


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mardi, septembre 25, 2007
 


10:23


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lundi, septembre 24, 2007
 

C'est lundi, jour des sorties de disques.

Gino vous conseille
- l'album de Bottom of the Hudson, Fantastik Hawk, un mélange entre Guided by voices et Sebadoh en plus moderne et moins lo-fi. Tout à fait ma came.
- l'album de Future of the left, Curses, le nouveau groupe d'anciens MacLusky. Du bon déboitage en règle. Brutal.
- l'album de Teenager, Thirteen, un duo Australien, dont quelques chansons sont écrites en collaboration avec Sonic Youth (gage de qualité, ça). De la pop originale aux réminiscences d'un Cure si Robert Smith était né dans la vallée de la mort.
- le single de Gravenhurst, Hollow Men, une tuerie, qui étrangement me fait penser à un Slowdive sous speed. L'album est déjà sorti, il y a deux semaines.
- l'album de Jakobinarina, de la pop énervée islandaise. Need to say more?
- l'album de Palomar, All things forest: une voix de nana craquante épaulée par d'autres chicks en pleine forme. Réjouissant.

16:58


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vendredi, septembre 21, 2007
 

Découverte d'un groupe essentiel: The Screamers.
Fin 70's sur la cote Ouest, ils jouaient un proto synth-punk, avant Devo, et leurs chansons déchirent. Pourtant ils n'ont jamais enregistré de disque. Fascinant.


14:20


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Les fictions téloches sont nazes, j'en ai déjà parlé. Un gars bien mieux placé que moi explique ici.

La bande annonce du film le plus dickien de l'année?
N'oubliez pas de lire les trois graphic novels qui introduisent le film.

De son côté, Etienne trouve des infos super exclusives sur les biopics de Dick. Pullman a le style...

09:42


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mercredi, septembre 19, 2007
 


12:20


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mardi, septembre 18, 2007
 

Un blog lancé par Etienne: Dickien!

17:43


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Qu'est-ce qu'on va devenir?

Extrait du livre d'entretiens avec Pierre Michon, récemment paru.

17:21


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Ne de le dis à personne n'est pas une grosse merde, non, c'est juste un de ces films du dimanche soir un peu mou, bien branlé, mais sans âme, un thriller à l'aspartame où le plus grand moment de suspense est un plan fixe sur une site web qui se charge. Who needs Industrial light and magic?
Il y a une belle photo, ceci dit et de bons acteurs. Pour le reste, c'est "plan-plan" et "sans-rythme" qui se roulent des galoches. Quand je pense que ça dure deux heures et qu'il y a encore une demi-heure de scènes coupées dans les bonus...
Expérience à tenter: mater le film lors de sa diffusion un jour ou l'autre sur TF1, en format recadré et avec les pubs, je suis sûr que voir quelques pubs pour les lames de rasoirs ou les bagnoles, réveillera l'intérêt.
Enfin, pas certain non plus.

15:52


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lundi, septembre 17, 2007
 

L'autre jour, Etienne et moi parlions du coffret Blade Runner à venir et nous avons dérivé sur Rutger Hauer (qui considère qu'il s'agit de son meilleur film) et Sean Young qui ne tourne presque plus. Mon limougeaud préféré me raconta qu'elle avait eu un accident de cheval juste avant de tourner Batman et avait dû laisser sa place à Kim Basinger. Le reste de l'histoire est dans cet article (et la teub de James Woods collé à sa cuisse avec de la glue, en voila une belle histoire).

18:56


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We need a catalyst


17:29


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Parmi les dernières bédés lues, outre la formidable intégrale Tif et Tondu tome 3 (scénarisé par Tillieux), je me suis goinfré le Football, Football, de Bouzard, (des extraits ici) série de gag réservée à ceux qui savent qui est Jérôme Rothen (l'auteur répond d'ailleurs à la question: est-il le fils de Johnny Rotten?) et Le Roi des Bourdons de David de Thuin, une drôle d'histoire, mélange du récit de la vie d'un auteur de bédé qui n'arrive pas à publier et d'une histoire d'un super-héros peu ordinaire.



En comics, je suis à peu près toujours les mêmes séries, donc je peux dire ici pour la nième fois du bien du Conan de Dark Horse où Tim Truman, le nouveau scénariste, ne déçoit pas. Le dernier arc de DMZ est excellent et en fait indubitablement la ongoing Vertigo la plus intéressante du moment (j'avoue ne plus rien comprendre à 100 bullets dont je lis les Tpb avec trop d'écart).

12:23


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Ok, les kids, le nouvel album de Motion City Soundtrack sort demain.


11:00


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Rocky Balboa n'est pas un chef d'oeuvre, mais s'avère un bon film bien foutu. Evidemment, tout son intérêt réside dans la résonance qu'il offre avec la carrière au cinéma de Stallone qui démontre au passage, même si on n'en doutait pas, qu'il est un bon scénariste et un réalisateur honnête. Le film raconte un deuil, mais parle aussi et surtout d'un type à qui on n'a pas laissé la chance de prouver complètement ce qu'il avait dans le ventre. Le dernier combat de Rocky dans le film, c'est le long-métrage sur Edgar Poe que l'étalon italien rêve de tourner depuis des décennies. Après ce Balboa et un dernier Rambo bien gore, Stallone va-t-il enfin réaliser l'oeuvre de sa vie? Pas sûr. La vie ne ressemble pas souvent à une production hollywoodienne.

That lucky old sun, la nouvelle "oeuvre" de Brian Wilson, présentée à Londres ces jours-ci, tient bien la route. Rien de génial, mais de l'agréable, du familier, de la douceur auditive. Je ne vais pas entrer dans la polémique visant à savoir qui a réellement écrit la pièce car peu importe. Brian est là, vivant, sur scène et ça ressemble tellement à une renaissance qu'on dirait que la vie ressemble à une production hollywoodienne.

Le documentaire sur Ditko est passé hier soir sur la BBC 4. Ross et Gaiman sont allé sonner chez Ditko et ont papoté avec lui. Il leur a même donné des comics. Le film devrait être bientôt sur youtube. Il paraît qu'Alan Moore y chante.

10:24


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dimanche, septembre 16, 2007
 

C'est con, mais ça me fait rire à chaque fois...


19:22


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Vingt bornes en vélo sous trente-cinq degrés et se monter le pont d'Aquitaine sans dérailleur, c'est limite pour mon corps de sportif non-stéroïdé.
Heureusement que j'ai une pile immense de comics à lire (sans parler des intégrales Tif et Tondu, spéciale dédicace à Olivier G. et P-P Di., et Spirou) parce que je ne me sens pas en état de faire autre chose.

16:51


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vendredi, septembre 14, 2007
 

Quand je suis arrivé devant le studio de Steve Ditko, en juin dernier, je dois avouer que je me suis dégonflé. Jonathan Ross, lui, a tenté sa chance. On saura lundi s'il a réussi, en matant son documentaire sur youtube.

J'espère que non, mais ça doit être de la jalousie...

16:07


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Retour au bercail après deux jours passés à la campagne, dans le rythme indolent du Lot-et-garonne, à travailler, boire l'apéro avec des potes et lire Stormwatch. Ce qui me frappe le plus (on oublie vite les anciennes habitudes), c'est la différence de temporalité entre ici (la grande ville) et là-bas (la petite). On part trois minutes avant l'heure d'un rendez-vous et on y va en voiture. C'est Los Angeles. On ne marche pas. Tout est trop éloigné pour qu'on s'y rend à pied, mais en cacugne on se trouve à l'autre bout de la ville en moins de temps qu'il n'en faut à Steve Vai pour faire une série de quadruples croches. La journée ne passe pas moins ou plus vite, non, le temps s'écoule différemment puisque les activités quotidiennes sont différentes. Le temps de la rêverie dans le bus est à trouver ailleurs par exemple, à réinventer lors d'une autre occasion liée au lieu. Au soleil dans un jardin fait très bien l'affaire par exemple.

Contact prometteur aujourd'hui pour un plan boulot qui pourrait s'avérer très intéressant. J'en saurais plus bientôt.

15:12


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vendredi, septembre 07, 2007
 

Going downtown where there's music (pour les fans de crooners).


18:01


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Je suis moins collé à mon fauteuil ces jours-ci. Hier, par exemple, papoté avec plein de potes et notamment deux qui m'ont beaucoup aidé (un avec son carnet d'adresse, l'autre avec sa lecture rapide, attentive et intelligente). Je passe pas mal de temps à prendre des contacts, à proposer des projets, à gratter des synopsis plutôt qu'à écrire à proprement parler, mais cette période paiera plus tard. Il faut l'espérer en tout cas.
Les histoires se multiplient et les possibilités restent ouvertes. Il va y avoir du déchet, forcément, mais je reste, il le faut bien, optimiste.

Le synopsis du nouveau roman est presque terminé après de nombreuses réécriture et un déblocage mené de main de maître par un geek limousin qui mériterait d'être canonisé (en même temps, une ville moche porterait son nom et des types en vert y joueraient au foot, alors vaut mieux pas).

15:27


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jeudi, septembre 06, 2007
 

Il est arrivé à l'instant. Sous une belle couverture et avec des textes de gars que j'adore (My men Léo Henry et Fred Jaccaud, de futurs grands), le Fiction 6 mélange textes anciens et perles plus récentes.
J'y ai traduit un texte percutant de l'excellent Paolo Bacigalupi et j'ai surtout participé au portfolio de mon pote Greg Vezon. J'ai écrit quelques dizaines de mots sur ces images et le résultat est magnifique (je parle des dessins). Comme à chaque fois que je travaille avec un ami, je suis bien plus enthousiaste que lorsque sort une de mes créations solo. Le plaisir de la création est plus intense lorsqu'il est partagé et la joie de voir le produit fini également.
Bref, le portfolio s'appelle Paddington et les ombres, une rétrospective et j'espère que vous l'aimerez autant que moi, les enfants.

10:41


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vendredi, août 31, 2007
 

Trois nouveaux articles dans la section Textes du site.

13:21


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jeudi, août 30, 2007
 

Pour Loïc qui a l'air de beaucoup apprécier les Little Ones.

Voici une vidéo du précédent groupe des mecs de Little Ones, Sunday's Best, dont j'ai déjà parlé plus d'une fois ici. Un groupe fantastique et méconnu.


18:08


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L'original



La reprise


17:53


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mercredi, août 29, 2007
 


15:36


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Dans la série "projets qui prennent forme", j'avais déjà signé le contrat pour ma première bédé, mais recevoir l'avis de paiement pour les dix premières pages rend les choses un peu plus tangibles encore. Voir les planches imprimés et la couverture achevée finira peut-être par me faire accepter que c'est bien réel.

Souvenir de 1992:


14:08


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mardi, août 21, 2007
 

Petite nouveauté dans la barre de gauche. Une sélection de morceaux par bibi.

12:13


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vendredi, août 17, 2007
 

Un mage américain



Cinéaste expérimental, musicologue, peintre, anthropologue, Kabbaliste, linguiste, traducteur et ami de Charlie Parker, Dizzie Gillespie, Thelonious Monk, Jimmy Page, Jean-Luc Godard, Gregory Corso et Allen Ginsberg : Harry Smith était tout cela. Mais il était aussi bien plus qu’un excentrique pour amateur d’art d’avant-garde. Celui que Kenneth Anger avait qualifié de plus grand magicien vivant s’intéressait à tout et sa contribution à l’histoire parallèle du vingtième Siècle est essentielle.

Anthology of American Folk Music

« Mon rêve est devenu réalité : l’Amérique a changé grâce à la musique ». Ainsi s’exprimait Harry Smith, quelques jours avant sa mort, lors de la remise d’un Grammy pour son Anthology of American Folk Music. Cette compilation d’enregistrements rares de musique folklorique américaine a été conçue par Smith comme une invocation rituelle occulte destinée à engendrer des changements sociaux. La genèse du projet remonte à 1947 lorsque Smith proposa au patron de Folkways Record, Moses Asch, de lui racheter la collection de 78 tours qu’il avait amassée depuis des années. Asch accepta et proposa également à Smith de compiler des 33 tours avec ce matériel. Il faudra plusieurs années pour que le projet voie le jour et sorte en 1952. Composé de 84 morceaux dont le spectre s’étend de 1927, date à laquelle les techniques d’enregistrements permettent une reproduction fidèle de la musique, à 1932, époque où la crise a fait chuter les ventes de folk, American Folk Music reste, encore aujourd’hui, un document historique d’une grande valeur. Sans cette œuvre, se souviendrait-on aussi bien de Bascom Lamar Lunsford, Jilson Setters, Uncle Eck Dunford, Clarence Ashley, Dock Boggs, Grayson and Whittier, Bukka White, Robert Johnson, Roosvelt Graves, Julius Daniels, Rev. D. C. Rice, Lonnie McIntorsh ou de Tommy McClennan ? Mélange de country, de blues, d’airs cajuns, les chansons racontent des histoires de meurtres, de trahisons, mais aussi d’amour et de personnages dont on ne sait s’ils sont réels ou fantasmés par la conscience populaire. La mythologie américaine y est déjà exposée, d’une manière fruste et désordonnée, mais avec une immédiateté et un talent qui persistent à donner des frissons. Le choix des morceaux de cette anthologie démontre à lui seul le génie de Smith, mais il n’est qu’une des facettes du travail effectué sur cette œuvre.
Les quatre disques qui composent la compilation ont été découpés ainsi pour évoquer les quatre éléments, la terre, le vent, l’air et le feu (tiens, tiens, comme un autre monument musical du vingtième Siècle, le Smile de Brian Wilson, mais ceci est une autre histoire). Smith a travaillé l’agencement et l’ordre des morceaux d’une façon cabalistique et s’est également occupé de la pochette et du packaging de l’ensemble.
« In a sense, it did rock’n roll », expliquait Harry Smith à propos de son anthologie.
Et quelle que soit la manière dont on considère American Folk Music, sous l’angle de la musique seule ou sous celui de la magie, on ne peut douter de son impact sur la culture du siècle passé. Sans cette compilation, il n’y aurait sans doute pas eut de revival folk dans les années 1950 et 1960. Pas de Joan Baez et surtout, pas de Dylan. Et en son absence, qui peut dire quelle direction aurait pris la musique pop américaine ?


Voici pour le monument, la partie immergée de l’iceberg Smith. Mais derrière l’anthologiste de génie se cache un homme aux intérêts divers qui collectionnait aussi bien les tissus Seminoles, les codex mayas, les œufs de paquet ukrainiens que les avions en papier . Il prétendait être le plus grand spécialiste au monde des jeux de ficelles, à propos desquels il a écrit un essai de plusieurs centaines de pages, et maîtrisait plusieurs langues dont le langage des signes des Indiens Kiowa et le langage Kwakiutl. Autant dire que le bonhomme en savait plus que vous ne pourrez en apprendre en une vie.
La biographie de cette légende est difficile à établir précisément. Les zones d’ombres et les rumeurs s’ajoutent à la destruction des œuvres et des documents de l’artiste par lui-même, pour brouiller les cartes et façonner un peu plus les contours d’un homme en passe de devenir un mythe.

Hasard et conséquences.



L’histoire débute le 29 mai 1923 lorsqu’Harry naît à Portland, dans l’Oregon. Ses parents déménagent et il grandit près de Seattle, à côté d’une réserve d’indiens Lummi, où sa mère travaille comme institutrice. Son père et elle appartiennent à la Société théosophique et leur intérêt pour l’occulte éveille sans doute la curiosité du petit Harry. Lui qui prétendra plus tard être le fils d’Aleister Crowley, profite de sa proximité avec les Lummi pour commencer, dès l’adolescence, son travail sur la culture américaine. Il prend en photo les danses de ses voisins et enregistre leurs chansons. À partir de 15 ans, il chevauche son vélo pour s’aventurer plus loin, à la rencontre d’autres tribus qui l’accueillent plutôt bien, sauf lorsque les hommes sont ivres ou qu’ils le prennent pour un espion allemand. De cette période, il ne reste qu’un enregistrement, un acétate conservé par l’Université de Washington. Bien plus tard, en 1973, sortirait un disque regroupant les chansons du Peyotl des Indiens Kiowa enregistrées par ses soins.
Smith continuera d’amasser les photos et les enregistrements d’Amérindiens tout en collectionnant les 78 tours de folk et en s’intéressant de plus en plus au jazz. D’ailleurs, il peindra des tableaux qui représentent des transcriptions note à note de certains thèmes de jazz, avant de passer beaucoup de temps, dans les années 50 en compagnie de Monk, Parker ou Gillespie. De ses grands tableaux des années 40, il ne reste rien, à part quelques photos. Smith a tout détruit.
À la fin des années 40, après deux années d’anthropologie à l’université de Washington, Smith s’installe à Berkeley et se met à faire des films d’animation ou des formes abstraites dessinent des motifs étranges. Pour ce faire, il dessine directement sur la pellicule et synchronise à ses films, des enregistrements pirates de Dizzy Gillespie. Beaucoup de ces films ont été détruits et les quelques projections faites par Smith lui-même n’étaient pas forcément toujours accompagnées par la même musique. La bande-son devait changer en fonction de l’époque. Le hasard comme créateur d’art et de magie.
C’est en 1951 que Smith déménage pour New York. L’époque parfaite pour un passionné de jazz. Dans les années 50 et 60, il continue de peindre, de faire des films et d’amasser des tonnes de documents, livres rares, objets improbables et meubles pour lesquels il dépense parfois l’argent destiné à son alimentation.
Sa passion pour la musique le pousse même à produire, en 1965, le premier album des Fugs, puis à participer à First blues, l’album d’Allen Ginsberg, sorti en 1976. La première rencontre entre le poète beat et le peintre/cinéaste est, à elle seule, digne d’un roman. Elle a lieu au Five Spot, haut lieu du hard bop de New York, pendant un concert de Thelonious Monk. Ginsberg reconnaît tout de suite Smith, cet homme étrange qui retranscrit les envolées de « Sphere » en dessins. L’histoire culturelle du vingtième siècle est remplie de hasards semblables, de moments où les artistes passent au bon endroit au bon moment et se reconnaissent. Comme par magie.

Mahogany



L’œuvre cinématographique de la vie de Smith, qu’il aura mis dix ans à terminer s’appelle Mahogany. De 1970 à 1980, l’artiste travaille sur cette « analyse mathématique du grand verre de Marcel Duchamp » et finit après huit ans de montage à réduire ses onze heures de pellicules à un film d’un peu plus de deux heures, projeté sur quatre écrans Mais Mahogany n’était que le prélude à ce qui devait devenir son magnum opus, une évocation de la fin des temps et qu’il n’a jamais pu finir. A défaut, son œuvre la plus célèbre s’appelle Heaven and Earth Magic. Selon les versions, elle a été créé entre 1943 et 1958 ou 1950 et 1960 ou 1959 et 1961 avant d’être remonté entre 1957 et 1962. Bref, comme tout ce qui concerne Smith, cette œuvre faite de collage d’images de catalogues du 19ème Siècle, est protéiforme, quasi-mutante. Il en existe des versions de six heures, cent vingt ou soixante-sept minutes. Smith la résume ainsi : « La première partie raconte le mal de dent de l’héroïne à la suite de la perte d’une pastèque d’une valeur inestimable, son passage chez le dentiste et sa montée au paradis. Vient ensuite une exposition élaborée des terres paradisiaques à la manière d’Israël et de Montréal. La deuxième partie dépeint le retour vers la terre après avoir été dévoré par Max Müller le jour où Edward VII a inauguré le métro de Londres. »



Alphabet enochien

La partie la plus méconnue de la vie d'Harry Smith reste sans doute son intérêt pour l’occultisme et la magie. Membre de l’O.T.O. de Crowley, l’homme a fait de sa vie entière un acte magique. Grâce à son père, celui qui devait devenir un des plus grand magicien du vingtième siècle, avait appris, dès son plus jeune âge, à dessiner l’arbre de la vie de la Kabbale et s’est initié à l’alchimie. Plus tard, il essaiera de faire correspondre l’alphabet enochien aux motifs tartans écossais
C’est donc tout naturellement que l’artiste a transformé sa vie en un gigantesque acte magique qui a englobé aussi bien ses travaux dans la musique, la peinture ou le cinéma que le moindre de ses actes quotidiens. En créant la bande-son qui allait préparer une révolution, en inventant les premiers films psychédéliques et en cherchant à créer des ponts entre jazz et dessin, Harry Smith a fondé les bases d’un underground qui a probablement créé une grande partie de la mythologie du vingtième Siècle. Ses études alchimiques et sa pratique de la magie sont toutes entières contenues dans son art, dans sa façon de vivre, dans ses amitiés, bref, dans le moindre de ses gestes.
Qu’Harry Smith ait fini sa vie comme shaman en résidence au Naropa Institute, après quelques moments difficiles de sans-logis à New York, n’est pas un hasard. Il est sans doute celui qui a créé les germes d’une magie américaine se propulsant depuis les chants des natifs du continent jusqu’à l’art qui représente sans doute le mieux le vingtième Siècle : le cinéma.
Rarement vie, œuvre et héritage se seront à ce point confondues que dans l’existence d’Harry Smith, le premier mage américain.


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