dimanche, décembre 31, 2006
Comme promis, Toto et moi avons passé un peu de temps à préparer une compil de l'année écoulée. Le résultat est la combinaison de nos choix, la règle était de ne garder que les morceaux sur lesquels nous étions d'accord tous les deux (snif Jon Auer...). Il reste une heure treize de musique qui représente notre année 2006.
Comme d'hab, artistes ou maisons de disques, cette compilation sert à faire découvrir de la musique et ne vise aucun but lucratif. Si vous désirez que nous retirions un des morceaux, envoyez nous un mail.
Track-list: Art Brut : Emily Kane The Automatic: Raoul The Spinto Band: Oh Mandy The Thermals: A pillar of salt Mew: The Zookeeper's boy The Kooks: Naive Motion City Soundtrack: Everything is allright Band of horses: The Funeral The Pipettes: Pull Shapes TV on the radio: Playhouses Thow Yorke: Harrowdown Hill Ampop: My Delusions Guillemots: Train to Brazil Midlake: Roscoe John Vanderslice: Exodus Damage Peter Bjorn and John: Young folks I'm from Barcelona: We're from Barcelona The Shins: Phantom Limb Matthew's celebrity tribute: Prince covers Hey!
15:36
J'ai toujours pensé que Black Francis s'était gouré lorsqu'il avait nommé l'album Trompe le Monde ainsi. Il expliquait qu'il s'agissait d'une expression française, hors si je connais "trompe la mort", il me semble que Trompe le monde n'existe pas. J'explique ça innocemment sur le forum du gars et l'Artiste lui-même vient publiquement reconnaitre son erreur. J'ai résolu le mystère ici (sans faire exprès).
Dire que les quelques jours de vacances qui s’annoncent vont faire du bien est un euphémisme. Je suis un peu cramé. Fatigué et plus trop motivé. Et le big rhume de cette semaine m’a bien défoncé pour couronner le tout. Besoin d’un peu de vide et de sortir de la routine de la trado lourdingue. Besoin aussi de retrouver un peu de motivation pour l’écriture tant chaque session fut laborieuse ces derniers temps. Alors bon, je vais continuer forcément à bosser (Mr. Bond part avec moi), mais dans un autre contexte, loin de mes bases, et dans trop réfléchir et gérer plusieurs choses à la fois. J’en chie, en ce moment, parce que je fais trop de choses à la fois, mais j’ai la nette impression que je suis en train d’apprendre le métier. The hard way, comme dirait un type qui porte un chapeau mou. Mais pas le droit de se plaindre : je traduis, j’écris, je scénarise, j’ai beaucoup de projets (dans plusieurs domaines dont certains très surprenants sans doute). Si je m’en sors bien de cette passe difficile, l’année devrait être bonne. Un bouquin à finir, un autre à rédiger (le Bond), un autre encore avec André (les premiers feed-backs sur le synopsis sont plus qu’encourageants), un première bédé à paraître (si rien ne change) en novembre, des textes à lire, à diriger etc… Je devrais y voir plus clair en avril. Si tout se passe bien.
Sur un plan personnel (mais qui a à voir avec ma capacité de travail), les poussées de sarcoïdoses se raréfient d’une façon très très encourageante et lorsqu’elles surviennent durent peu de temps. Du coup, je bosse plus et je vais sans doute pouvoir encore augmenter le rythme.
Allez, l’année prochaine sera bonne. Obligé.
Si vous êtes arrivé jusqu’ici et que vous avez survécu à ce petit bilan sans intérêt, passez vous aussi de bonnes fêtes.
Et revenez dans les parages vers le 31 décembre, Toto et moi vous préparons la compil’ de l’année 2006.
16:13
On me pose souvent la question : « Tu fais quoi en ce moment ? » Et justement en ce moment, je ne chôme pas. Je passe donc mes journées à traduire puis à écrire et lorsqu’il me reste du temps ou du jus, à bosser sur le bouquin sur James Bond. Sans parler des pages de script à rédiger et des synopsis de projets divers... Aujourd’hui, je suis en plein dans mon rhume de début d’hiver. Les choses sont donc un peu plus laborieuses. Enfin, si je trouve le moyen de poster ici, c’est que je ne suis pas trop mal en point.
Ha, et sinon, chose importante, je cherche des dessinateurs. D’urgence. J’ai des projets que j’estime valoir le coup qui ne demandent qu’à être remis entre les main de personnes compétentes avec leurs mimines. Et il y en a pour tous les goûts.
Hier soir, donc, concert gratos. Passons sur Bikini Machine qui représente à peu près tout ce que je déteste en musique : plans faussement rétro, paroles censées cacher la vacuité de la musique, groupe pseudo-branché à la Little Rabbits fin de règne ou à la Katerine. Merdique. Puis un contraste saisissant est apparu entre les deux derniers groupes : Just Jack et Adam Kesher. Autant l’anglais et son funk moderne et propret (qui casse pas des briques, mais qui reste sympa) a enthousiasmé le public et s’est visiblement fait plaisir avec son set impeccable, autant les bordelais d’Adam Kesher ont pris tout le monde de haut, prenant des poses ratées de stars annoncées (mais vu leur niveau, ça ne risque pas de marcher) au détriment de leur musique, de toute manière loin d’être aussi dansante et agréable qu’ils se forcent à la faire croire. En plus, le chanteur a un charisme de naseaux de cheval après un steeple-chase qu’il essaye de compenser en se la jouant « j’enairienàfoutrejesuisdéfoncé ». Son monologue de début de set a donné d’entrée le ton : puant et hautain. Ce qui pourrait à la limite passer s’ils assuraient…
Il me reste une invit' pour le concert de ce soir à Barbey avec :Minor Majority, Bikini Machine, Just Jack et Adam Kesher. Si ça branche quelqu'un...
15:08
Maté The Devil and Daniel Johnston, un film sur la vie et l'oeuvre de ce songwriter dessinateur. Poignant et dingue, le film ne sombre jamais dans le trash et offre un superbe protrait d'un de ces artistes dont la sincérité ne peut être remise en doute.
13:29
« Le copyright, c’est un monopole qui a tendance à entraîner des concentrations. Désormais, dans le domaine artistique, on a 3 ou 4 compagnies qui contrôlent la musique, et autant pour le cinéma et l’édition... D’une certaine manière, c’est comme un retour au mécénat, l’ancêtre du copyright, lorsqu’un artiste ne pouvait exercer son talent qu’avec l’appui des puissants, et pas autrement. Le pape ou le PDG d’Universal, c’est du pareil au même. »
Une (mini) interview avec Doctorow, pour une fois en français.
17:02
Dans la postface du Bureau des Atrocités, Charles Stross conseille à ceux qui ont aimé son livre de lire Les Puissances de l'invisible de Tim Powers. Il est vrai que Atrocity Archive et Declare (titres originaux) ont des thèmes en commun, mais l'analogie s'arrête bien vite. Là où Powers essaye de démonter les arcanes des services secrets en essayant d'être réaliste (en gros, agent secret c'est chiant, pour le montrer, je vais écrire chiant), Stross joue la carte fun, écriture souple, drôle et rythme soutenu. Ma préférence va évidemment au Bureau des Atrocités. Autant je m'étais emmerdé en lisant Declare, autant je suis impatient d'entamer Jennifer Morgue, la suite des aventures de Bob Howard (tiens, un homonyme du Texan). L'idée de base du bouquin: les mathématiques, à un niveau élevé, permettre de rentrer en contact avec un univers qui nous est inconnu à nous autres, gens du peuple, et qui est, schématiquement, un monde de monstres lovevraftien. Howard est donc un agent de la laverie, l'agence des SS qui s'occupe de ces choses-là. Au programme: théories folles, mains de gloire, théorèmes de Turing inédits etc. A ce stade, ceux qui sont susceptibles d'aimer ce bouquin se sont déjà reconnu. Sortez la carte et cliquez à gauche...
14:18
Tiens, BBC6 passe du Mega City Four, c'est bien la première fois. Ha merde, Wiz, le chanteur vient de mourir. Un des groupes de ma jeunesse. Du temps où on écoutait des cassettes, les jeunes, et où les Ipods s'appelaient des walkman et pesaient lourd. C'est con tiens.
11:38
Parmi les nouvelles séries télé de la rentrée, j'en ai regardé quelques unes. Je n'ai guère accroché à Ugly Betty dont le thème ne m'intéresse guère. Par contre, la série qui remplace Lost pendant sa pause s'appelle Day Break et c'est un mix entre Le Fugitif et Un jour sans fin. Dans chaque épisode, le héros essaye de s'innocenter d'un crime qu'il n'a pas commis. Il n'y arrive évidemment pas et se réveille toujours le même matin (et non, pas le jour de la marmotte). Après trois épisodes, j'aime plutôt: c'est en tout cas cent fois mieux que cette nullité de Prison Break.
Le truc vraiment excellent, c'est Studio 60 on the sunset strip, qui raconte le quotidien d'une équipe qui crée chaque semaine un show genre Saturday Night Live. Je n'ai vu que deux épisodes, mais je suis emballé. Faut dire que le créateur et scénariste est encensé par pas mal de monde dont Warren Ellis. Sur son blog, l'anglais en parle souvent et explique que ce Aaron Sorkin, par ailleurs créateur de A la Maison Blanche, écrit plus de dialogues que l'épisode peut en contenir. Il demande alors juste à ses acteurs de parler plus vite. Et il est vrai que ça fuse. Et que les dialogues sont percutants, vivants, parfois drôles, mais jamais artificiels comme peuvent l'être parfois certaines répliques qu'on dit en pensant: "Whoua, quelle bonne réplique."
J'ai maté The Second Civil War de Joe Dante, ce week-end et c'est vraiment très bien. Drôle, irrévérencieux, parfois complètement con, mais jamais crétin, bref du grand Dante. Cela raconte comment la deuxième guerre de Sécession se déclenche, dans d'Idaho, de nos jours. Et c'est plus fort et méchant que Michael Moore.
J'ai vu aussi Les Infiltrés, le dernier Scorsese et j'en parle dans le forum où, Jim, lui, fait les louanges de Primer...
16:10
Le mois dernier j'ai lu un article dans Wired sur le nouvel athéisme. Il est là, allez-y. C'est super intéressant, mais cela ne s'applique pas vraiment à mon milieu. Comment dire? Oui, je suis globalement d'accord. Marre d'entendre parler de Dieu, de foi, de spiritualité à tout bout de champs. J'ai le droit moi aussi de faire de l'évangélisation à rebours et d'affirmer que Dieu n'existe pas et que ceux qui y croient heurtent mes convictions. Sauf que. Personne ne me les brise avec Dieu. A part quelques persos dans des séries télé américaines, personne ne vient m'exhiber sa foi sous le nez en me disant que c'est formidable. C'est sans doute parce que je suis un blanc middle-class (en train de sombrer dans la lower, mais bon, faut savoir ce qu'on veut) un peu cultivé et que je fréquente des gens qui me ressemblent. Au pire, j'ai déjà rencontré des gens qui portent une minuscule croix et qui vont à l'église (et encore, si on ne leur en parle pas...) ou d'autres qui ne boivent pas d'alcool ou font le ramadan. Mais tout cela reste privé et ne me concerne pas. Tout ça pour dire que j'agirais comme les nouveaux athées le jour ou mon entourage ressemblera à celui que décrit l'auteur de l'article. Pas avant.
Une grosse révélation ce week-end. Cela me semblait tellement évident que je n'en avais jamais parlé: pour moi les chiffres ont un sexe. Je n'explique pas pourquoi ni comment, mais cela me semble aller de soit, depuis que je suis tout petit. Or, des quatre personnes à qui j'ai fait cette révélation, j'étais le seul à être dans ce cas. Suis-je normal? Etes-vous, vous aussi dans mon cas? Mathématiciens, adeptes du sexe des nombres, répondez-moi! En attendant, ma liste. Et n'esayez pas d'argumenter contre, c'est comme ça et c'est tout, je le sais depuis toujours:
J'ai donc vu L'Enfant, des frères Dardenne, palme d'or à Cannes le truc, ça déconne pas. J'avoue ne pas comprendre, mais alors pas du tout, l'engouement des critiques autour de ce film: le concept du "on regarde la misère en face, avec des plans séquence, caméra à l'épaule" ne me semble ni très original, ni très frappant. Ce n'est pas mauvais, plutôt bien joué, mais vraiment c'est typiquement le genre de film que je trouve complètement surévalué par une critique sans doute tellement engoncée dans son parisianisme bourgeois qu'elle confond réalisme social avec profondeur du propos.
La vidéo du week-end est une petite perle pop de M. John Vanderslice.
Les lecteurs réguliers de ce blog connaissent mon admiration pour la série Battlestar galactica. Les autres peuvent lire cet article qui parlent des réunions de travail des scénaristes que l'on peut écouter ici. Fascinant.
10:23
Le Père Noël lui-même a opéré sa sélection de bouquins des littératures de l'imaginaire. Il se trouve qu'un excellent ouvrage dont le titre commence par Neuro et fini par in' s'y est glissé.
Envoyez vos lettres aux Père Noël, donc, il a pas des goûts de chiotte.
18:30
Et j'ai tout de même appris quelque chose que j'ignorais. Le titre de travail de l'album était Whore. Sinon, le bouquin est bien écrit, intelligent, mais sans doute destiné aux branques comme moi (Jim, tu peux y aller en confiance).
10:49
Les US aussi font de la bonne musique pop. D'un genre différent, plus catchy, plus rentre-dedans, mais lorsqu'ils ne se prennent pas au sérieux, les groupes parviennent à obtenir les mêmes effets que leurs homologues britons, sans utiliser les mêmes armes.
Pour la différence archétypale entre un groupe américain et un anglais, comparez ce clip de Zolof the Rock & Roll destroyer et celui, plus bas, d'Art brut. Les noms des combos signifient déjà l'essentiel, il me semble.
The Host est très étrange. Le film oscille entre le film de monstre, la satyre politique, le pur drame familial en effectuant des va-et-vient incessants entre tous ces genres. Les acteurs sont formidables, presque autant que la créature, et on est perpétuellement surpris. Ca change d'Hollywood.
Tiens Hollywood, justement. L'autre, nous avons regardé un film à la télé, En Bonne compagnie, ça s'appelait, avec Dennis Quaid. Un récit d'initiation dans le monde de l'entreprise qui suivait pas à pas la structure du mythe du héros de Joseph Campbell (ou sa version abrégée à l'usage des scénaristes californien plus vraisemblablement). A tel point que le dernier plan du film montrait le héros, courant vers le soleil couchant, alors que son mentor lui annonçait sur son portable la naissance d'une petite fille. Regardez donc le plan final du dernier Matrix si vous ne voyiez pas de quoi je parle. Ou celui de l'épisode III. J'étais tout de même sidéré de l'utilisation de tels "trucs" dans un film de ce genre.
18:04
Pro-life est le deuxième épisode de Masters of horror de Carpenter. Moins bon que le premier, il n'en reste pas moins une bonne série B d'horreur de gauche, du pur Carpenter, quoi. Une sorte d'Assaut dans une clinique d'avortement avec un bébé-démon. Du pur délire de divertissement. Quelque chose me dit que Big John n'a plus aucune ambition et s'amuse bien à faire ces téléfilms. Je ne m'ennuie pas à les regarder, mais je sens bien que le bon temps est bel et bien passé. Il me reste ma collec de DVD...
17:49
Battlestar Galactica subit donc une baisse d'audience pour sa troisième saison. Une des raisons invoquée est la tonalité pro-irakienne des intrigues. En tout cas, c'est ce que prennent en exemple les spectateurs conservateurs qui ne voient guère au-delà de ce qui est posé sur l'écran. Alors certes, la série essaye de passer outre les simplifications et les stéréotypes en présentant des humains face à une occupation. Et oui, l'actualité entre en résonnance. Le propos, comme toujours dans Galactica, reste intelligent, nuancé et surtout hors des sentiers battus pour ce type de programme de SF. Je n'ai aucune idée quant à savoir si la baisse d'audience provient de la tonalité de cette saison (en même temps, si c'est le cas, les spectateurs qui se détournent sont bien mauvais de n'avoir rien vu avant), mais j'espère que la série n'est pas en péril. Cette troisième saison va plus loin, tape plus fort que les précédentes. Quelle déception si a série s'arrêtait sans que les scénaristes ne puissent conclure.
Je viens de mater le match de rugby et le meilleur joueur du match (pour une fois le "talent d'or" n'est pas usurpé) s'appelle Elvis. Moi je trouve ça cool.
La vidéo du week-end, je la pique à Colin parce que je n'ai pas de talent. C'est de la pop anglaise ultime avec phrases catchy et définitive, une sorte de poésie de pluie et de béton aux relents de veste en tweed et de pubs enfumés. Ca fait chaud au ventre, quoi. Nous discutions, l'autre jour avec André, du peuple anglais, capable du pire et du meilleur: outre à bière, supporter de foot "kick & rush" et en même temps ça!
Sans trop faire exprès, j'ai joué l'entremetteur. Présenter un dessinateur doué à un type qui veut bien le publier, c'est toujours agréable, surtout quand les deux sont des bons potes. Bref, on en reparlera le moment venu (et oui, Gilles, tu peux gueuler, tu n'en sauras pas plus ici...).
Le synopsis est véritablement plié. C'est reparti dans la trad et l'écriture proprement dite. Je risque de ne pas trop émerger d'ici Noël.
11:46
Donc, j'ai vu Casino Royal et ouais, y'a du mieux. Le problème c'est qu'il y a encore deux films: un premier qui est une sorte d'excroissance puis l'adaptation proprement dite du livre qui est vraiment formidable. Avec un réalisateur plus couillu, cela aurait pu donner un magnifique film. En l'état, il ne s'agit que d'un bon divertissement avec un personnage qui se rapproche de celui imaginé par Fleming. Les scènes d'actions sont encore à mon sens de trop. Le public est trop habitué pour qu'on le sevre comme ça. Reste que cette version est bien plus courageuse que ce à quoi j'aurais pu m'attendre, mais encore bien en deça des attentes du spectateur idéal qui sommeille en moi.
Nous avons fini le synopsis. Pour l'instant impossible de savoir si c'est de la merde ou de la bombe. Sans doute aucun des deux. J'en vois déjà certains aiguiser leurs griffes...
19:50
Hier soir, devant une bonne bouteille de Rioja, je crois que j'ai regardé pour la 183° fois Un éléphant ça trompe énormément, compilation d'amitié moderne et d'expressions délicieusement surannées. Et c'est toujours un bonheur, même si je préfère le deuxième volet du dyptique: Nous irons tous au paradis.
Je passe le week-end à La Rochelle, mais je ne vous abandonne pas comme ça.
Ha ça non.
Ca a failli être un bon vieux Ramones, mais non. Ce sera une excellente chanson pop. Et française, s'il vous plaît.
J'ai lu Le Prestige il y a tellement longtemps que je ne me souvenais plus des détails de l'intrigue avant de voir le film. Je connaissais le secret central, mais c'est tout. Il ne me semble pas que le truc d'un des magiciens ait été révélé à la fin, comme dans le film. D'une façon assez hollywoodienne, Nolan s'est servi de la révélation pour faire un twist qui, même si on ne connaît pas le truc, ne tient pas la route. Trop évident. Mal foutu. Dommage qu'il ait voulu jouer cette carte parce que le reste du film est presque parfait. Gestion de l'écoulement du temps excellente, allers-retours et multiples narrateurs bien gérés, le réalisateur n'est pas un manchot du récit. Et le plan final. Mamma mia. Après Les Fils de l'Homme et avant The Host, décidément, les films de la fin d'année déboîtent bien.
11:39
Toto me l'avait dit: Spinto Band, c'est Fraggle Rock. Ouais, c'est vrai qu'ils bougent la tête. Le problème c'est qu'ils en oublient de jouer correctement leurs morceaux (qui ne sont pourtant pas des chansons daubesques). C'est dommage et décevant. Ils devraient prendre quelques leçons en regardant des DVD de Pavement. Heureusement que les Kooks, malgré un chanteur en état d'ébriété avancé, font le boulot et enfile les titres de leurs albums, indifférents aux cris d'admirations des dizaines de jeunes filles qui hurlent à chaque son (voulu ou pas) émanant de la bouche du leader. Enfin, c'est pas tout ça, mais papa attends dans sa voiture devant la salle...
Ah, oui, Boy kill boy devient vite insupportable. Un géant qui a le look de Neil Young qui essaye de chanter comme Jeff Buckley, c'est lourd. Surtout quand les compos sont déja entendues à ce point.
10:06
Le numéro 7 de Desolation Jones entame un nouvel arc qui s'annonce plutôt fort. Le rapport avec Dick n'est pas encore évident, même si un roman du barbu apparaît déjà.
Et je dévore également le Fantômas de mon ami Etienne qui est un livre formidable (et je dis pas ça parce que j'ai un texte dedans). Comment ça, vous ne l'avez pas encore acheté?? Allez-y, diantre. 14:05
Lu trois des nouveaux titres de Wildstorm. Avec Wildcats et Authority, on ne voit guère où veut en venir Morrison. Ennis s'en tire mieux. Son Midnighter est intriguant. L'avant-dernier numéro de Planetary est la conclusion de l'histoire (la suite ne sera qu'un épilogue). A la fois pétard mouillé et suite logique du ton et du rythme de la série, il manque toutefois un peu du style du début de ce petit bijou.
Saul Williams vs Grand Corps Malade. The Cure vs Indochine. Elvis vs Johnny. Pixies vs Eiffel.
Comme tous les ans, je reviens des Utopiales en disant que c'était formidable (bon, en fait ça l'était pas trop au niveau de l'organisation en fait) et que je me suis bien amusé. C'était encore le cas grâce à tous les gens avec qui j'ai eu le plaisir d'échanger trois mots ou quelques milliers. Je suis même allé chercher un prix (pas que pour moi le prix, mais pour l'ensemble de l'équipe de Fiction et surtout pour André, nous ne sommes que des sous-fifres). Et j'ai dormi avec Sherylin Fenn aussi... Back au bureau avec des souvenirs de sourires, de nouveaux projets et l'envie renouvellée.
Comme j'ai fait trois photos merdiques, je pique celle d'Etienne. La première est de Fred Jaccaud.
Cory Doctorow est cool.
Etienne et le Professeur X : "Tu vois, mon gars, une pinte, ça se descend comme ça!"
Un nouvel ami.
PKD power.
"Ouais, André. Fiction a gagné un prix. Non, non, tout s'est bien passé, j'ai pas parlé. Mais tu connais pas la meilleure... Jean-Jacques a un pull jaune..."
Fred Jaccaud. Notez le très seyant collier Sci-Fi sur ma pomme.
Vu Shinobi, là-bas, un bon film japonais qui est une sorte de X-Men au moyen âge. C'est à la fois plein de combats superbement exécutés et de longs passages contemplatifs magnifiques. Une fois pris dans le rythme du film, on ressent peu à peu une sorte de magie. Un long-métrage rare.
Juste avant de partir, vu Prête-moi ta main, avec Chabat et Charlotte Gainsbourg (ils étaient pas avec moi, hein, juste sur l'écran). Quant un pool de scénariste bosse bien, le résultat est à la hauteur: des gags qui tombent super régulièrement sur une intrigue convenue, mais l'essentiel n'est pas là. Ca fonctionne.
Le livre de mon pote Etienne, Les Nombreuses vies de Fantômas, est sorti. Il est superbe et contient une de mes nouvelles. Courez l'acheter, bande d'incultes...
09:23
Bon aujourd'hui, c'est férié. Mais moi je bosse. Et pourtant, j'ai pas beaucoup dormi. La faute aux voisins évidemment. J'ai du m'endormir tranquillement vers minuit trente après un bon repas dans un restau brésilien (et un excellent vin Chilien également). Mais à une heure et demie, un boum boum continue me réveille. Je parviens à me rendormir puis une heure plus tard, le bruit de la grosse caisse d'une chanson de merde fait vibrer les murs et me réveille pour de bon. Oh putain. J'attends un quart d'heure, me retournant dans le pieu, me rendant compte que vraiment, mon voisin a des goûts de chiottes (ça doit être une espèce de compil d'instrumentaux entre le lounge et le dub, avec des basses répétitives et affreuses). Puis, n'en pouvant plus, je descends et sors. Le voisin qui fait du bruit habite dans un petit studio qui donne sur une petite terrasse. La porte de son appart est ouverte et quinze ou vingt personnes sont là, l'oeil aussi vif qu'un animateur de Fun radio, un verre en plastoc à la main. Et ça parle fort. Non, pardon, ça ne parle pas fort, ça gueule. Je m'approche du groupe et je hurle: "Vous allez baisser votre musique de merde, ouais!?!" J'ai pas l'impression que personne ne m'ait vu ou même entendu. Mais je suis obligé de revenir chez moi parce que le chat noir qui rode dans l'immeuble vient d'entrer dans mon appart. Je le rattrape dans le salon et sort avec lui dans les mains. Je retourne devant les fêtards victimes d'amusie et je lève le chat en l'air, le tenant à bout de bras, toujours vêtu de mon pyjama Simpsons (pas de commentaires). Ha, tiens, cette fois un type me remarque. "Vous nous cassez vraiment les couilles, là!!" je lui lance et il semble comprendre de quoi, je parle. Je lâche le chat et je rentre chez moi. La musique baisse. Pendant une heure, puis peu à peu, elle remonte jusque vers quatre heures où "les invités" partent (on les entend descendre l'escalier) et où la "musique" s'arrête.
Qu'y a-t-il de plus énervant que ça? Je sais que parfois je peux devenir soupe au lait, mais là, ouch, j'avais des envies de fracasser la minichaine (ça ne peut pas être chose) du malotru. Je réfléchi à des représailles. Je pense que je vais aller le réveiller très tôt un de ce matin. Un dimanche, de préférence. Si vous avez d'autres idées, je suis preneur. Ca va chier dans le ventilo.
10:32
La fiction envahit les blogs. Cet espace que beaucoup utilisent pour se raconter ou transcrire leurs états d'âmes est une réserve fictionnelle intéressant. J'ai des preuves. Lorsque André raconte sa journée à la plage en ma compagnie, il oublie le plus marrant. Lorque Toto parle de son concert d'I like trains (il n'a pas encore fait le vrai reporte, mais m'étonnerai qu'il l'évoque), il oublie de raconter l'aventure étrange qui lui est arrivé. Moi-même, je mens comme un arracheur de dents, j'embellie, je coupe, je licencie poétiquement. J'ai même, il y a un bail, caressé l'idée de lancer une blog fictionnel où un personnage raconterait sa vie et ce, sans que personne ne sache qu'il n'existe pas. Et puis, vous savez ce que c'est. Pas le temps, tout ça...
Mais même si ce que vous lisez est éloigné de la vérité (qui peut, de toute manière prétendre à la vérité), ce que j'introduis dans ces pages reste une partie de moi, de mes obsessions, de mon quotidien...
Et j'ai quoi en échange?
Outre le plaisir à m'occuper de ce blog, et quelques retours de temps en temps, j'ai tout de même un sentiment de communication à sens unique. Quelque chose qui est satisfaisant et même obligatoire en fiction, mais pas ici.
D'où l'idée de demander au lecteurs de ce blog de m'envoyer un message par mail pour me dire qui ils sont, où ils habitent et pourquoi ils lisent mes élucubrations. Pas la peine de me faire un discours où de me raconter votre vie si vous n'en avez pas envie. Mais un petit mot pour me dire que vous existez et que vous me lisez serait sympa. Il y a certains réguliers qui sont des proches et dont je sais qu'ils me lisent, mais il reste pas mal d'inconnus(ou même des connaissances qui me lisent sans que je le sache) et je suis curieux de nature.
Sinon, je serai à Nantes aux Utopiales de jeudi à dimanche. Venez me parler, je risque d'être près du bar...
09:49
Ca tourne au ralenti. Comme disait Pica, "j'ai pris une bonne chistolle". Crémaillère chez Yann où je retrouve avec plaisir Chico et Rica puis migration vers un pub, histoire d'enquiller de la pinte avant de finir à la soirée Hang the DJ. Musique très décevante (comment ne peut-on pas passer I Predict a riot dans ce contexte?) et foule trop jeune, trop agressive parfois. J'ai dix ans de trop. On vient me demander si j'ai des ecstas à vendre.
Le week-end dernier, sur la télé d'une chambre d'hôtel, je suis tombé sur la fin des Chroniques de Riddick. Le plan final est parfait: iconique, annonciateur, conanesque, magistral.
Hier soir, c'est la fin du quatrième épisode de Heroes qui m'a bluffé. Pourtant rien d'exceptionnel, mais le sense of wonder bien amené fait toujours plaisir. En trois lignes de dialogues, tout un potentiel pour l'avenir de la série se révèle et est alléchant. C'est marrant parce que je suis sûr que je détesterais la même histoire si elle était traité en bédé. Il y a autant de clichés que d'idées originales, mais la sauce prend. Le fait qu'il s'agisse d'un programme télé avec ses codes et ses règles y est sans doute pour beaucoup. Reste que le nombre d'idées branques qui défilent par épisodes est plus que réjouissant.
Il existent des groupes géniaux et totalement méconnus. Je ne crois pas à la thèse du "tout ce qui est vraiment bon finit par percer". Ce n'est pas vrai. Il y a des milliards de perles et de trésors dans tous les domaines de la culture qui ne rencontrent pas le succès qu'ils mériteraient. Bref. J'adore Sunday's Best, un groupe plus que méconnu dont le dernier album, The Californian, est un petit chef d'oeuvre. Quelques uns des anciens membres du combo viennent de former The Little Ones et c'est énorme. Lovers who uncovers est un excellent titre. Le EP est superbe. Faites passer le message.
14:39
J'ai trente et un ans aujourd'hui, mais c'est hier que quelques potes se sont réunis pour boire un pot avec moi dans un pub plein de Liverpudlians avinés. Entre deux chants de supporters et quelques rôts aux relents de Guinness, j'ai papoté et même reçu des cadeaux à base de Lester Bangs, Richard Farina, Moleskine, Nick Kent, Shirow et j'en passe. C'est gentil et ça fait chaud au coeur (la dernière phrase serait mieux sur un skyblog, je sais, et je vous emmerde).
Mercredi soir, on a enfin trouvé le film de l'année: Les fils de l'homme. Sur un canevas et un scénar classique, Cuaron parvient à faire le long-métrage de SF le plus réjouissant depuis un bail. L'extrapolatios est simple, mais bien foutue, les personnages ont une vraie épaisseur et la mise en scène est plus que bluffante. Au moins trois plan-séquences sont à tomber par terre et le procédé d'immersion qu'ils impliquent parvient totalement à son but. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas enthousiasmé autant pour un film. il me tarde déjà le DVD.
Ma communication du colloque de Nice est publiée ici. J'y parle de Watchmen, d'uchronie et quelques autres petites choses.
12:24
Les papys de Samiam se sont reformés et un nouvel album vient de sortir. Brut, produit à la truelle et avec un chant plus gueulard que jamais. C'est beaucoup mieux que le précédent et bien agréable de les retrouver. Je ne cesse d'alterner entre différentes périodes et en ce moment, j'ai l'impression que le rock américain est insurpassable et que les rosbeefs ne sont que des popeux mièvres. Mais ça me passera vite.
11:40
Pour ceux qui n'auraient pas lu Planet of sound dans Fiction n°3 (mais sachez que je ne vous aime pas), la séance de rattrapage pour l'odyssée planéto-pixienne rédigée avec l'agrégé-cosmique Jim Dedieu, se trouve ici.
11:48
Ce n'est sans doute pas dans la nouvelle vague de comics Vertigo que l'on doit chercher les séries les plus enthousiasmantes du moment (à l'exception peut-être de DMZ), mais plutôt chez Image. Qui l'aurait cru, hein? Après Casanova qui dépote bien grâce à son format et à certains parti-pris imaginaires, voici que déboule Phonogram. L'idée: la musique est de la magie. Littéralement. Et les singles pop influent sur le monde qui les entoure pour qui sait déceler ces choses là. Enter the Phonomancers et le héros, David Khol. C'est très bien foutu (notamment au niveau des dialogues) et c'est très très anglais, versé dans l'exégèse de la brit-pop. Et c'est sans doute le premier comic-books de ma vie où j'ai reconnu les endroits où se trouvaient les personnages en me disant "tiens, mais j'y ai vu un concert, là aussi, moi..."
Histoire d'en faire râler quelques uns, sachez que hier, à la plage, nous nous sommes baignés...
10:25
Ca a commencé comme une soirée tranquille à boire des Beamish et à jouer à "trouver le groupe dont la chanson passe dans le pub" et ça a fini à la soirée Hang the DJ, à se trémousser sur Hey Ya! Et donc, j'ai la gueule de bois.
13:25
Ha, la frénésie du web. Ca peut être amusant ou pathétique, mais ça reste le plus souvent futile. Un exemple décliné en trois phases avec Thomas Pynchon.
Bon, cette fois, j'ai le feu vert du chef. Je peux donc annoncer que mon second roman s'intitule L'Héritier du Chaos et qu'il s'agit d'un bouquin de fantasy jeunesse dans une nouvelle collection chez Mango: Territoires Lointains. Il sortira en 2007, mais je n'ai guère plus d'infos actuellement. Je replonge dans mes corrections. Si vous habitez à Tours, je passe à la radio, ce soir.
11:46
Ca n'a pas l'air de bien se renouveler, la zique est toujours la même, mais y'a Tom Savini et des modifications corporelles fendardes. Alors, bon, pourquoi pas...
Hier soir, rencontre avec Xavier, un animateur radio de Tours qui m'a interviewé. Mes bafouillements seront en ligne un de ces quatre ici.
Vu les deux premiers épisodes de la saison trois de Battlestar Galactica et comme d'habitude, c'est très très bon. La métaphore irakienne fonctionne étonnament bien dans ce contexte et la série prend un nouvelle ampleur. Bluffant.
10:43
Changement de look pour que le blog soit plus synchro avec ça. Le site n'est pas encore fini, notamment en terme de contenu. De l'indulgence, please. Les liens seront désormais sur le site. Seuls restent ceux des blogs. Si vous en avez à me signaler (j'ai pas fini et j'en ai déjà oublié des caisses, j'imagine, n'hésitez pas).
15:49
Aujourd'hui, relectures et interviews au programme. Hier, une bonne nouvelle niveau porte-monnaie est tombé. J'en dirais plus quand je pourrais. Un pote me reproche gentiment de ne pas être assez précis lorsque j'évoque mes projets et mes travaux aboutis ou non. Il aimerait plus de détails. J'aimerais parfois moi aussi pouvoir plus en dire, mais ce n'est parfois pas possible. J'attends l'annonce officielle pour parler de mon second roman, par exemple. Mais je dirais tout le moment venu.
En attendant sachez qu'un de mes articles est paru dans Fiction n°4 (qui devrait sortir très bientôt): ce numéro est superbe (couve de Moebius). Vous pouvez l'acheter directement par Paypal ici. Et vous l'aurez même avant qu'il ne sorte en librairie.
Tiens, je pique ça sur le blog de Sneed. Il s'agit d'une série créé par Arthur Qwak dont j'avais déjà parlé ici à propos de Lolo Cordova, son excellente bédé. Ben, là, non seulement c'est beau, mais en plus, c'est Mr. Smith qui a composé la musique du générique.
En bas des pages de documentation de Wordpress, il y a cette phrase, plutôt marrante: Code is Poetry. Ouais, ok, mais moi je ne connais pas la versification.
Du coup, j'en chie des ronds de chapeau pour un résultat pathétique.
Si quelqu'un pouvait m'aider à me dépatouiller de quelques embrouilles (après je pourrais m'en sortir) avec la feuille de style CSS et les différents blocs, je lui serai éternellement reconnaissant (je lui offrirai même un truc, tiens).
Dans la série des inventions de SF qui deviennent vraie, voici la dernière: la Bitchun Society qui récompense ses membres par le système de Whuffies, comme dans le bouquin de Doctorow, Down and out in the Magic Kingdom (Big up, Gilles).
J'ai oublié de parler de la première partie de Mogwai. C'était Eugene Kelly, l'ancien leader des Vaselines. Et du coup, il a repris trois titres de son ancien groupe que la bande à Cobain avait elle déjà repris. Je me disais que certains membres du public ont dû se demander pourquoi ce gars avec sa guitare et son harmonica s'amusait à reprendre Jesus don't want me for a sunbeam ou Molly's Lips. C'est assez drôle et triste en même temps que les seuls morceaux que connaissaient les gens étaient justement cela. Le gars n'est reconnu pour ce qu'il a créé que par l'intermédiaire d'un autre groupe. Il doit se dire que lui aussi aurait pu avoir droit au succès. Ou peut-être qu'il s'en fout. Ca serait rassurant en fait...
11:19
Mogwai joue fort. Très fort. Dès le début du concert, j'ai vu certains membres du public reculer vers le fond. Equipé de mes bouchons d'oreilles, j'ai assisté au déferlement sans serrer les dents. J'aime les changements de volume et je regrette souvent un nivellement sur disque (pas sur ceux de Mogwai, ceci dit) et je n'ai pas été déçu. On passait de passages calmes à des torrents sonores en un instant. Comme prévu. Parfois le son semblait vivant, palpable. On aurait dit qu'il m'entourait, me réchauffait. Il faisait trembler mes vêtements et chaque coup de grosse caisse percutait l'intérieur de ma poitrine. Romuald m'avait prévenu: "Ils jouent tellement fort que cela devient oppressant". Mais lorsqu'ils sortent les distos et qu'ils lachent le bruit pendant trois ou quatre minutes, cela devient hypnotique et l'ont a pas envie que ça s'arrête.
Ca n'a rien à voir, mais au retour, dans la voiture, j'ai appris que Vincent était une encyclopédie vivante du Heavy Metal. J'avais jamais entendu parler de la New Wave of British Heavy Metal, moi. Et saviez-vous que la rédactrice en chef de Hard Rock Magazine s'appelait Nelly Saupiquet?
10:24
Lu Shogun Magazine et c'est presque pitoyable. Surtout comparé aux équivalents en manga grand public. Seul Lolita HR cultive une originalité assez forte pour me donner envie de lire la suite. C'est peu. Et pourtant, je trouve l'initiative super louable et très pertinente dans le paysage éditorial actuel. Je sais qu'il y a des choses à venir alléchantes, mais il va falloir qu'il y ait plus de 15% de choses intéressantes pour que je continue à acheter le mag.
15:42
Je vais recommander des choses dans la barre de gauche, petit à petit, ils vont s'ajouter ici. On va un peu tester ça. Si vous voulez acheter quelque chose dans cette liste, passez par ma boutique, ça me fera gagner trois sous sans vous en faire perdre...
17:12
Je viens, à l'instant, de signer mon premier contrat bédé.
Ajoutez la visite dans l'appart des Hollande/Royal aux remous actuels sur le Rainbow warrior: quelqu'un essaye de faire craquer la Poitevine. Ceux qui osent dire que le mieux placé pour cela (au niveau des infrastructures barbouziennes et journalistiques) est le ministre de l'intérieur sont des mauvaises langues, bouh, pas bien. Les coups bas commencent et doivent réjouir certains socialistes qui attendent le gros faux pas pour prendre la place maintenant que Jopin est out. Sa nervosité par moments laisse à penser que cela pourrait arriver, même si je n'y crois guère. En tous cas, ça commence fort.
11:38
Vendredi soir, j'ai profité de l'invit' de Fabrice au Festival du livre de poche pour manger du foie gras, de l'agneau et boire du bon pinard. Nous nous sommes finis à la terrasse d'un pub de banlieue. Dire que c'était sympa d'enfin parler plus de trente secondes avec le gars serait un euphémisme.
Dans mon roman, y'a un machine dont la seule utilité est de s'éteindre toute seule une fois qu'on l'a allumé. Et là je viens de découvrir "l'objet qui paraît suspect". Si on le touche, un compte à rebours démarre, une sirène retentit et il s'éloigne en roulant. Pas mal, non?
12:35
Rythme bizarre en ce moment. Boulot à fond la journée et sorties le soir. Je vois donc pas mal de monde et je picole plus que de raison, mais bon, ça fait plaisir. La fin de la semaine dernière et le début de celle-ci ont été chargés et depuis hier cela a recommencé. Je ne sais pas encore ce que je fais ce soir... Je suis sur la fin d'un roman, moment enthousiasmant et inquiétant. La fougue est là, l'envie de pondre un final grandiose, beau tout en restant simple aussi. Alors j'écoute Mogwaï. C'est puissant, évocateur, magistral. Motivant. Et pour m'aider à finir mon livre, ils ont décidé de venir jouer dans ma ville mardi. Alors je vais aller les voir tout de même, histoire de leur dire merci.
17:35
En lisant ce bouquin, j'ai appris que Pynchon s'était rendu à une soirée chez Wilson, une nuit de 66. Les deux génies ne se sont quasiment pas parlé. Dommage. Une chanson de Brian avec des paroles de P., j'aurais acheté...
11:30
Hier soir, bouffe avec un éditeur, un libraire et mon co-scénariste. Evidemment, ça a un peu parlé de bédé et on a dû dire du mal d'à peu près tout le monde. Normal, quoi. Débat entamé l'après-midi sur la place du texte dans la bédé et notamment sur le fait qu'il ralentit la lecture. Je suis farouchement contre cette tendance des éditeurs qui consiste à dire "puisque les lecteurs achètent notre album (assez cher en général), il faut qu'ils en aient pour leur argent et qu'ils passent donc du temps à lire le livre". Désolé, mais je préfère passer 10 excellentes minutes à lire une bédé que 25 à me faire chier. Cet artifice m'énerve et j'aime bien avaler les pages. Lorsque j'achète une bédé, j'ai envie qu'elle soit bonne, ma préoccupation n'est pas le temps de lecture qu'elle va me procurer. Une scéne d'action ponctuée de dialogues là où il n'y en a pas besoin, ça m'emmerde. Cela participe, à mon sens, du non-respect adressé par les éditeurs aux lecteurs (ces derniers étant consentants, évidemment).
11:36
Hier, j'ai acheté Galaxies. Oui, encore. C'est comme un réflexe conditionné. Et y'a toujours au moins une nouvelle qui ne me fait pas regretter mon achat. Bon, là, pour le coup, le dossier Cyberpunk a l'air léger, mais là n'est pas la question. De toute façon, j'ai un numéro de retard puisque je n'ai pas fini de lire le précédent (et notamment, je ne me suis pas tapé la nouvelle de Reynolds: celle dans le dernier Bifrost ne m'a pas emballé). Par contre, j'ai lu celle de Nathalie Legendre et je prédis déjà le razzie. Oui, je sais, encore une fois c'est facile à deviner vu la qualité du truc. Mais là, je pense qu'elle est loin au-dessus de la concurrence. Vraiment loin... (s'ils arrivent à trouver pire, ils sont réellement très forts).
19:53
Acheté deux DVD des Pixies hier. Un concert acoustique et un autre dans un petit club de Boston qui est sans doute leur meilleur concert filmé à ce jour. Ambiance intimiste, cabotinage de Thompson et décharges de laves incessantes: une bien bonne surprise alors que l'on attendait plus rien niveau concert captés de la sorte.
13:01
J'habite à côté d'une caserne et de l'association des anciens légionnaires. Ouais, je sais. Aujourd'hui, ils sont en train de préparer une cérémonie: un type parle dans un micro (un, deux, paris bordeaux le mans) et une putain de fanfare répéte. Evidemment, il fait chaud alors ma fenêtre est ouverte. Je viens de me cogner la musique de Rintintin et la Marseillaise trois fois chacune.
Faut que je mette ma musique plus fort, quoi...
11:15
Certains se sont bien extasiés sur la coupe du monde de foot avec son final scénarisé par un Eschyle qui aurait lu Machiavel, mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attends dans les mois qui viennent. Cela a d'ailleurs déjà commencé depuis un bail, mais là, ça commence à devenir plus passionnant qu'un croisement de Dallas et d'Alias avec des retournements de situation dignes du run entier de Spider-man (depuis 64, à peu près). Comme j'aimerais suivre un candidat pendant quelques jours de sa campagne. Mais le suivre de près, hein. Connaître les arcanes: de qui lui écrit ses discours et comment, jusqu'au nom de son dealer de coke. Me la jouer Thompson, quoi, sans la garantie d'en tirer du bon matériel, mais avec celle de mieux comprendre ce milieu d'animaux en furie. Quand je vois le type d'analyse politique que l'on nous sert ces temps-ci, je pense que cela ferait du bien à pas mal de monde. Ceci dit, ceux qui sont au courant de tout cela ne lâchent rien. Spider Jerusalem où es-tu? En attendant, ce qui va se jouer là est à la fois totalement dépourvu de sens et de morale tout en restant très important. J'avoue que mon envie de voter m'a passer il y a bien longtemps et que même le "on vote pour le moins pire" me fait mal au derche. Tout en conceptualisant de plus en plus une démarche apolitique (mais qui reste dans la société, enfin, peut-être pas tout à fait celle-ci, mais une société), je reste fasciné par les processus électoraux et les tarés qui ne désirent qu'une chose: le pouvoir et/ou la richesse. Tout cela me paraît étrange, déroutant et malsain et pourtant, j'y vois l'intérêt qu'un mec qui raconte des histoires peut avoir pour un type de récit particulièrement complexe. Qui va empêcher Ségolène de nuire? Le Pen aura-t-il ses 500 signatures? Comment les français font-ils pour ne pas voir que Sarkozy (qui ne s'en cache pas) est à ce point assoiffé de pouvoir qu'il est prêt à n'importe quoi?? Ouais, ces questions me travaillent, me font lire des journaux, scruter des sites improbables (je conseille liberaux.org dans le genre "allez vivre sur mars, bordel"), mais elle ne me donnent pas envie de voter au contraire. C'est pas parce qu'on aime regarder le cirque qu'on a envie d'entrer dans la cage au lion en slip.
D'ici mai, je prédis des émeutes en banlieue, un ou plusieurs attentats (qui arriveront évidemment à point nommé) et peut-être une libération d'otage vers mi-avril.
J'ai une idée con en tête depuis un bail, j'en ai déjà parlé à Jim, d'ailleurs. Regrouper des personnages pour qu'ils forment un groupe hétéroclite seulement au niveau du look. J'ai cette image en tête des persos marchant vers le lecteur (ou la caméra, quoi, vous mordez le truc), genre le générique de fin de Buckaroo Banzaï. Y'aurait Bill Burroughs, Robert Smith (on voit les différences, hein, déjà) et quelques autres.
Et je crois que je viens d'en pêcher un supplémentaire. En plus, il s'appelle comme un de mes meilleurs potes.
Ce matin, j'ai vu Little Miss Sunshine: une bonne comédie douce-amère américaine, excellement écrite. Arrivé à la fin (très punk, la fin, très punk), je me suis rendu compte que c'était sans doute le premier road-movie familial que j'ai jamais vu.
Et cet après-midi, je perds du temps parce que des administratifs ne savent pas faire leur boulot et que je suis, du coup, obligé de leur expliquer. Si je dois passer autant de temps à me faire payer qu'à animer un stage, autant que je reste chez moi. Ca m'énerve...
16:20
Amis auteur, journalistes, traducteurs, dessinateurs, amateurs éclairés, etc, j'ai besoin de votre aide. En vue d'une réédition bizarroïde de mon premier roman, Neurotwistin', il me faut des blurbs (vous savez, ces petits paragraphes d'un auteur qui a lu et aimé le bouquin et qui sont, en général, situés en quatrième de couve). Bon, pas des trucs du genre "formidable, on le dévore d'une traite", en général signé Télé poche ou Maisons et Travaux, ni une intro de quinze pages, mais un petit paragraphe pas très long, ça serait vraiment génial. Alors si vous avez lu la bête et que vous l'avez aimé (vous forcez pas, hein, sinon), je serai ravi de votre participation à la chose. Plus d'infos en privé, si ça vous interroge. Et merci d'avance.
12:11
Paris c'est pas souvent. C'est donc speed, intense, boulot et fun à haute dose. Officiellement, formation d'un jour et demi pour des bibliothécaires, mais ça m'a permis aussi de traîner avec les potes que je ne vois pas assez. L'aubergiste, c'est Toto et c'est "Au bon accueil". Jeudi soir, repas au resto habituel (c'est affreux, j'ai des habitudes, même à Paris) avec Fantomex Chambara Boy Dedieu (votre nouveau héros, bientôt dans tous les kiosques). Excellente soirée évidemment. Vendredi aprème libre. C'est l'occase pour acheter quelques comics et passer du temps avec Mica qui me fait, involontairement, visiter la ville. Papotage sur Brian Wilson (qu'il compare à Ravel, le bougre), Coltrane, le concept de Tarnation (qu'on aurait aimé faire chacun de notre côté et réunir le résultat pour faire un film commun) etc. On se sépare sur un quai de métro: je l'entends siffler Giant Steps dans les couloirs pendant trente secondes. Le soir, Toto m'emmène au Batofar pour voir des groupes que je ne connais pas trop. The Hard Lessons est à chier (malgré la voix pas mal de la nana) et leurs chansons sont ridicules à souhait. Ok Go est un peu mieux, mais à peine. C'est une one-hit wonder dont le hit n'est pas une chanson, mais une chorégraphie de maternelle, certes drôles, mais voilà, quoi. Un exemple d'un même internetien dont l'audience dépasse la qualité intrinsèque. Bref, ils concluent sur leur danse à la con, tout le monde est content. Nous, nous entamons notre deuxième pinte et on se prend une grosse claque dans la gueule avec Motion City Soundtrack, sorte de Get-up Kids-like qui assurent autant dans leur genre. La voix du chanteur est formidable et ils ont même un tube indie.
La soirée se termine au Truskel, gentiment. Les habitués internationaux sont là, apparemment. J'ai du mal à suivre Toto. Trop de choses en trop peu de temps pour moi. Faudrait que je sorte plus souvent peut-être...
18:53
Il nous reste une place pour le concert de ce soir (vendredi). C'est compliqué, mais Toto a des places qui tombent du ciel. Donc, si un lecteur de ce post à envie de voir OK Go et trois autres groupes ce soir au Batofar, qu'il envoie un vieux mail des familles.
00:42
Je serais à Paris jeudi et vendredi. Ce soir-là Toto m'emmène voir Motion City Soundtrack au Batofar. Je suis libre vendredi pour déjeuner et dans l'après-midi. Alors si vous voulez manger ou boire un café, hein, mailez-moi...
17:14
Après quelques péripéties, je peux annoncer qu'une des mes nouvelles sera dans Fiction n°5.
Le 4 sort bientôt et il y aura plein de choses dedans (du Fred Jaccaud, du Alex Irvine, du Mauméjean, du Rhys Hughes, du Calvo, du Jeffrey Ford et un putain de Portfolio d'Ashley Wood). Pour ma part, ma participation consiste en un petit article sur les débuts de Métal Hurlant.
On les commande ici. Et on pourra même bientôt payer par paypal.
16:44
Une sorte de remix de Peyotl Gospel (parole de M. Dedieu) pour essayer les possibilités du nouveau logiciel de musique. C'est Chuck Stone Charles, quoi. Et c'est là.
12:00
J'aime beaucoup ce que tu dis Cory Doctorow pour expliquer sa décision de distribuer gratuitement ses oeuvres sur le net.
I believe that we live in an era where anything that can be expressed as bits will be. I believe that bits exist to be copied. Therefore, I believe that any business-model that depends on your bits not being copied is just dumb, and that lawmakers who try to prop these up are like governments that sink fortunes into protecting people who insist on living on the sides of active volcanoes. Me, I’m looking to find ways to use copying to make more money and it’s working: enlisting my readers as evangelists for my work and giving them free ebooks to distribute sells more books. As Tim O’Reilly says, my problem isn’t piracy, it’s obscurity.
Une traduction rapide pour ceux qui ne lisent pas l'anglais:
Je pense que nous vivons à une époque où tout ce qui peut être converti sous une forme électronique le sera un jour. Je pense que l’information électronique existe pour être copiée. Ainsi, je pense que les systèmes commerciaux qui reposent sur l’idée que ce genre d’information ne peut être copié est stupide, et que les législateurs qui essayent de maintenir ces systèmes ressemblent à ces gouvernements qui engloutissent des fortunes pour protéger des gens qui persistent à vivre près de volcans encore actifs. Pour ma part, j’essaye de trouver des moyens d’utiliser la copie pour gagner plus d’argent et ça marche : enrôler mes lecteurs pour en faire des passeur de mon œuvre et leur donner des e-books gratuits à distribuer contribue à me faire vendre plus de livres. Comme le dit Tim O’Reilly, mon problème n’est pas la copie-pirate, c’est l’obscurité.
Je ne peux que me rallier et faire mienne cette philosophie (même si je n'ai pas du tout la même expérience que lui en la matière).
Nous vivons une époque marquée par une nouvelle forme de totalitarisme économique et médiatique. Ce que des auteurs de fiction spéculative comme JG Ballard, Norman Spinrad ou John Brunner avaient annoncé dès la fin des années 60. On est prié de ne pas sortir du rang, de travailler et de consommer en restant bien gentiment devant son poste de télévision. Dehors, c'est dangereux, il y a des sauvageons et des violeurs d'enfants.
Dans ce contexte, les vampyres me semblent constituer un défi sympathique et rafraîchissant au statu quo. Faire sécession avec l'espèce humaine, c'est aussi refuser de reconnaître ses règles et ses normes. Ce qui ne me semble pas forcément être une mauvaise idée par les temps qui courent. Mais les fans de Paris Hilton et de Julie Lescaut ont tout à fait le droit de ne pas être d'accord avec moi. Aucune loi interdit le suicide mental, bien au contraire.
Lu des manga tout l'après-midi. Un seul m'a vraiment beaucoup plu. Ca s'appelle Homonculus et c'est chez Tonkam. L'histoire d'un salaryman devenu SDF et qui accepte, contre 700 000 yens de se faire trépaner. Le gars qui lui propose essaye de savoir si on peut vraiment accéder à un sixième sens. A la fin du premier volume, le SDF commence à avoir de drôles de visions...
18:53
Y'a des jours comme ça où on se réveille et on est déjà heureux. C'est ce qui m'est arrivé ce matin. Je sais pas, il faisais beau, j'avais bien dormi, j'étais content. Et la journée a commencée avec la visite surprise d'un vieux pote éloignée (un super-héros du nom de Sexos, il est dans l'encyclopédie Marvel).
Puis je suis allé dans l'antre de Santos, l'ange blanc, pour qu'il me prête des mangas.
Bon, ensuite, je suis passé chez un ancien pote (un gars qui s'est fâché tout rouge tout seul et qui est devenu tout méchant) pour récupérer des livres. Là, j'ai pas eu le temps de le prendre en photo puisqu'il m'a foutu dehors très très vite.
Et là, à l'instant, coup de fil de mon éditeur préféré. Il a enfin lu la nouvelle que je lui ai envoyé il y a bien trois mois et il a adoré.
En fréquentant les cinémas miteux de Los Angeles, Jonathan Gates découvre l'œuvre fascinante de Max Castle. Jeune prodige, celui-ci a tourné quelques films avant de tomber dans l'oubli. L'élucidation des mystères qui entourent la vie et l'œuvre de Castle va devenir une véritable obsession pour Gates. A l'issue de sa quête, qui va le mener des sommets de l'industrie cinématographique jusqu'au cœur des sociétés secrètes, où plane l'ombre des cathares, il apprendra l'incroyable vérité sur ce maître des illusions que fut Max Castle et mettra au jour un étonnant complot. La Conspiration des ténèbres est un grand thriller historique et métaphysique, d'une intelligence et d'une érudition peu communes. Un roman qui fait date et qui sera bientôt adapté pour le cinéma par le metteur en scène Darren Aronofsky (Pi, Requiem for a Dream) et le scénariste Jim Uhls (Fight Club).
Emmenez ce livre le matin sur la plage et sachez que vous n'irez pas déjeuner, certainement pas dîner non plus. La Conspiration des ténèbres est hypnotique. On a du mal à s'en relever. Washington Post.
Une fois n'est pas coutume, je vous sers la quatrième de couve du bouquin pour son résumé plutôt bien foutu. C'est vrai que c'est bien foutu, c'est vrai que ça se dévore en un rien de temps et que c'est un page-turner, mais certains propos du perso principal semblent tout de même marquer un certain mépris pour la contre-culture dont pourtant l'auteur est un des premiers théoriciens. Pas de paradoxe (le narrateur n'est pas l'auteur), mais on se demande la raison de ce conservatisme dans ce cadre.
14:33
Je rappelle à ceux qui étaient en vacances au moment de la première annonce, qu'il y a désormais un forum associé à ce blog, ici. Vous pouvez vous y inscrire, les débats sont courtois, la compagnie excellente et les sujets top niveau.
12:59
Revu Nausicaâ, hier soir. Je n'en gardai aucun souvenir, mauvais signe en général. Le film est à rapprocher de Princesse Mononoke, playdoyer anti-guerre et écolo finalement assez ennuyeux. Les Miyazaki où il se passe le plus de choses sont ceux où l'on se broute le plus. Assez paradoxal. Kiki, par exemple, ne raconte rien ou si peu, et pourtant, on est emporté dans le film et on ne voit pas le temps passer. En plus, Nausicaâ, Joe Hisaishi se prend parfois pour Depeche Mode et ça ne lui réussit pas.
12:08
Peut-être qu'on n'en finit jamais avec ses obsessions. Je croyais m'être débarassé de Dick et presque de la Californie. Et puis je pitche une bédé (qui plait à tous ceux qui l'ont lu, même les plus difficiles) et je me retrouve plongé dans l'exégèse, la correspondance, la bio et les romans du barbu.
Parfois, lorsqu’un « auteur » s’attaque à un film de genre, le résultat peut-être passionnant. C’est le cas de Michael Haneke qui planque une réflexion sur l’Histoire, l’image, la culpabilité et le couple dans un thriller magnifiquement construit. Evidemment, ce qui m’a le plus intéressé dans cette histoire d’un type harcelé par quelqu’un qui lui envoie des cassettes vidéos qui montrent sa maison puis d’autres endroits en rapport avec son histoire personnelle, c’est le rapport à l’image et la question du « qui filme ». Et forcément, je me suis retrouvé avec mon avis sur la question assez tôt dans le film. Comment voulez-vous qu’un lecteur de Grant Morrison qui, en plus travaille sur ces questions et les pose même au centre de son premier roman, n’y pense pas ? Mais bien sûr. Celui qui envoie les cassettes c’est le réalisateur lui-même. Plusieurs plans jouent sur cette ambiguïté et si l’on s’en tient aux déclarations des différents protagonistes c’est la seule option valable, la seule possible. Et c’est certainement aussi la plus intéressante à tous les points de vue. Même le grain de l’image est semblable lorsqu’on voit les vidéos (ce sont donc les mêmes caméras qui filment). Il reste ainsi le cas de quelques plans à régler et notamment celui de la scène où Binoche fraye avec son patron et ami puis que la coupe se fait sur Euronews direct, qu’Auteuil regarde à la téloche. Et là on ne sait pas s’il s’agit d’une cassette qu’il vient de couper ou d’une coupe extra-diégètique (spéciale cassdédi à D. Tron) où l’on passe d’une scène à l’autre. Pas mal d’autres moments jouent de cette relation étrange entre réalisateur et personnages pour aboutir à un film calibré à fond pour les timbrés dans mon genre. Je passe sur la réalisation géniale et sur l’agaçant Daniel Auteuil (quelqu’un va enfin oser dire que ce n’est pas un très bon acteur ?) et j’ai bien envie de me taper toute la filmo du bonhomme (j’ai déjà vu La Pianiste et j’ai pas aimé).
Heu, Jérôme : l’interview dans les bonus ne m’a rien appris…
12:14
Vu Clerks 2: un remake du premier qui vaut pour ses délires sur les mérites comparés des deux trilogies (SDA et SW), ses blagues de culs lourdes et sa scène de sexe inter-espèce. C'est con, c'est drôle, mais l'histoire d'amour est très naze. Kevin Smith a sans doute fait le tour de tout ce qu'il avait à dire. Il nous a fait marré, mais je pense que c'est fini, maintenant.
A Scanner Darkly est un tour de force visuel, mais j'avoue rester perplexe. Lors du visionnage, j'ai été partagé entre un ennui profond, une fascination de tous les instants et la joie de voir une adapatation aussi fidèle. Ce qui m'a marqué, en vrac: le lotissement californien typique magnifiquement rendu, Woody Harrelson et Robert Downey Jr qui assurent à mort, le complet brouillé, l'humour bien percevable à l'écran etc. Mais je ne sais pas si j'adore ou pas. Faudrait vraiment que je le revoie.
Lu le premier épisode de Southland tales, la bédé de Richard Kelly. Les trois premiers épisodes sont en bédé et les trois derniers forment le film. Plutôt alléchant pour l'instant. Voilà un film qu'il me tarde de voir.
Commencé Mage 2, The Hero defined et c'est beaucoup mieux que le premier qui était déjà très bien. Matt Wagner maîtrise très bien sa narration et a bien renouvellé son récit. Ses personnages à la fois archétypaux et modernes marchent super bien dans le cadre d'une bédé de héros populaire.
DMZ est toujours aussi bien alors que le premier numéro de The Leading Man m'a déçu.
Vraie reprise du boulot aujourd'hui après quelques jours de relachement dus à diverses choses. Articles du mois achevés, projets bédés en suspens ou en attente de réponse. Me reste un roman à finir et du Bond à lire. En attendant pas mal d'autres choses qui devraient tomber. C'est déjà la rentrée. Je vous le marronnier du prix des fournitures dans le prochain post, promis.
Les régimes miracles, tout le monde sait que c'est de la connerie. Et pourtant, Mesdemoiselles, vous qui avez un léger problème de poids, je peux résoudre vos complexes. J'ai enfin la solution. Et elle est simple. Tellement simple que je m'étonne que Elle ou Marie-Claire ne l'ai pas déjà donnée.
Faites comme Momo et Carole: trois semaines en Inde.
C'est aujourdh'ui que Myspace se lance en français. Même Libé en parle. J'en discutais hier soir avec Beleg et on se disait qu'heureusement qu'il y avait la possibilité de poster et d'écouter de la musique, sur ce site communautaire qui est devenu le site le plus visité du web. Sans quoi, il n'aurait pas grand intérêt. Sauf lorsqu'on y découvre des choses très très intéressantes comme Paul Laffoley.
Pour ceux qui voudraient venir voir ma page, elle est là. Soyons indulgents pour les conditions d'enregistrement. Moi pas avoir gros matos.
C'est très bon. Rangez-moi votre David Lynch aux oubliettes, dans le genre délire onirique et trucs barrés, on a un petit réalisateur, là, un français qui fait très bien l'affaire. En tous cas, bien plus pour moi. Pas que je sois spécialement proche de sa sensibilité "effets tout à la main", mais je sais pas, tout cela est tellement honnête que le bougre emporte mon adhésion enthousiaste.
Et en plus il sait écrire une histoire avec un fin ouverte magnifique.
Marrant de voir comme sur un canevas relativement similaire, un boy meets girl de base finalement, Gondry livre un truc bien européen, plus surréaliste que techno-réaliste (avec science de la mémoire et tout et tout) comme Kaufmann l'avait fait dans le précédent film du français. On voit bien les différences de sensibilités et j'ai envie de dire de "culture". Là où l'européen bricole des machines improbables (remonter le temps d'une seconde), l'américain tente la "vraie SF" à la Dick pour, au final, raconter la même histoire d'amour entre deux être perturbés.
La comparaison des deux est plus qu'intéressante. Reste que les deux films sont excellents, et hors du commun.
Petit test pour une nouvelle façon de poster des messages via Windows Live Writer. Je suis toujours à me tater pour savoir si je passe sous Linux ou pas. J'ai testé la chose via un live CD et j'avoue que cela me tente fortement.
Le projet bédé dingue est chez le directeur de collection qui me semble le mieux placé, le dossier pour le CNL est presque bouclé et j'ai reçu le contrat pour le roman jeunesse.
Et certains s'étonnent que je travaille le 15 aout...
18:12
Week-end de bouffe, de plage, de parc, de foot, de discussions passionnées, de terrasses etc. Après Mick au Japon, c'est Hélène et Yan qui tracent au Canada et leur dernier séjour avec nous en France restera inoubliable.
Greg m'a montré le bouquin de Charlie White (qui a réalisé, par exemple, un clip d'Interpol), un photographe atypique qui utilise les effets spéciaux pour créer des images de SF à la fois bluffantes et dérangeantes. Il y a trois séries dans le bouquin. La première est naze (entre Alien et Farscape), mais les deux autres sont hallucinantes. Pas beaucoup de ressources sur le net, mais rien que la couve du bouquin en question donne le ton. Un peu ici et un peu là. POur le reste vous vous débrouillerez tout seuls.
Un deuxième artiste que je trouve plus qu'intéressant: Paul Laffoley. Son Myspace est un mine et sa vie et ses théories sont aussi tarées que sa peinture. J'aime ce genre de barjots.
12:04
Réveillé à quatre heures et demie du mat alors que je m'étais couché à une heure, disons que je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit. C'est donc fatigué que je prépare un dossier pour une demande de bourse au CNL tandis que la chaleur retombe sur mes épaules.
Toujours sur les conseils d'Etienne, j'ai maté le pilote de Heroes une nouvelle série qui traite de super-héros de façon réaliste. A part quelques coïncidences troublantes, c'est vraiment vraiment bien. Super bon esprit, les scénaristes ont lu, semble-t-il, les classiques et c'est dans le genre Incassable, mais avec une saveur différente. Chouette, quoi.
18:44
Roland Wagner vient de partir. Nous avons passé la soirée à manger et boire. C'était sympa. Aujourd'hui, au repas, la discussion tournait plutôt autour des sectes. PLutôt intéressant.
Lu le Modern Masters consacré à John Byrne. Passionnant et instructif. Le gars est moins aigri que je ne le pensais et j'adore sa façon de faire le surpris: "Comment? Moi méchant? Mais enfin, non, je ne vois pas d'où cela peut venir?" Allez là, vous comprendrez.
En tous cas, j'aime tout de même assez le côté suranné de Byrne graphiquement. Par contre, ses histoires et sa narration sont complètement largués.
Je suis toujours à la recherche de quelqu'un pouvant m'aider ou me faire un site. Contactez-moi si ça vous chauffe que l'on entame des négociations.
14:19
Vu Wolf Creek hier soir. Un excellent film pour pleins de raisons: une utilisation hyper maîtrisée de la caméra numérique, des acteurs sensationnels, un scénar efficace, un début rarement vu dans ce genre de film qui fait que l'on est en totale empathie avec le sort des malheureux. Un truc qui prend bien aux tripes et qui, à mon sens, et à cause de la nature de ses lieux et de son méchant, fonctionne bien mieux que La Colline à des yeux ou autres survivals récents (même s'il manque un peu de gore pour le pervers que je suis...).
11:40
Je viens de répondre à une interview pour un journal local.
Remise au travail avec le shuffle de Winamp en route. Voilà ce que ça donne.
John Vanderslice: White Plains Sugar: Explode and make up Sunday's best: The try Uneven: Pam Pam Cow Boy Shout out louds: My friend and the ink on his fingers J Mascis and the fog: All the girls Essex: Pray for surf Neult: In the city's way (le morceau du grand retour) Prefab Sprout: Appetite Public Image Ltd: Under the house Catherine Wheel: Tumbledown Miles Davis: Milestones (alternate take) Ahmad Jamal: My latin Nine Black Alps: Get your guns Mojave 3: Baby's coming home Johnny Cash : (There'll be) Peace in the valley Prince: The Cross Weezer: Tired of sex DJ Crush/Toshinori Kondo: Toh-Suy
15:22
La chaleur est partie. Il fait bon, même dans la partie moite de l'appart. Le cerveau refonctionne à plein, malgré mon sevrage en café.
Ca bosse dur. J'avance sur le roman en écoutant A Tribute to Jack Johnson.
Hier, vu le premier épisode d'Eureka, une nouvelle série de Sci-fi. Plutôt pas terrible pour l'instant, malgré une bonne idée de départ. Un US MArshall débarque dans un drôle de petit village où tout le monde est un génie. Une ville d'Einstein et d'Oppenheimer, en fait contrôlé par l'état ou les types peuvent faire leurs recherches tranquilles. Il y a donc des phénomènes étranges à base de physique quantique qui se passent sans arrêt. Le problème est que les phénomènes ne sont pas si étranges que ça (ou en tous cas, pas exploités dans le sens de leur étrangeté) et que les personnages sont on ne peut plus clichés. Dur dans ces conditions de susciter l'intérêt malgré le pitch alléchant. Sans idées folles, de vraies idées de SF, la série ne décollera jamais, je pense. Pas facile de faire Jack B. Quick à la téloche, on dirait.
Lu le tome 3 de Scott Pilgrim et ben c'est toujours aussi bien, vraiment. On commence en plus à bien s'attacher au personnages et la structure intrigue/jeu vidéo ne déconcerte plus du tout.
Je suis toujours sur un synopsis de bédé (à la nième version) et dans un roman jeunesse. L'été est chaud.
Lu le dernier Rock & Folk avec le Pink Floyd en couverture. J'aime pas Pink Floyd. Je supporte les deux premiers albums, mais je trouve leurs chansons suivantes trop lisses, dépourvues d'harmonies et de mélodie, rythmiquement robotiques, bref, pas terrible. Mais le succès d'une telle musique me fascine, je dois bien l'avouer. Et en lisant le dossier sur le groupe, j'ai eu quelques réponses. Notamment sur les origines des membres du groupes (presque tous étudiants en archi ou en arts plastiques) et sur la façon d'appréhender l'écoute. En fait, il semblerait, selon les spécialistes qu'il s'agisse d'une musique qui remplit l'espace, d'un truc fait pour la quadriphonie, de sons d'espaces. C'est sans doute vrai, mais ça ne m'excite pas plus pour autant.
Il y a aussi un article d'Eudeline qui sous-entend (et c'est la première fois que je vois cette théorie) que Syd Barrett ne faisait que simuler pour être tranquille. Homme de peu de foi.
12:46
En attendant son nouveau film La science des rêves, j'ai lu hier une interview de Michel Gondry où il parlait de celui qui le suivra. C'est une comédie avec Jack Black qui bosse avec un pote dans un vidéoclub qui ne loue que des VHS. Il devient aimanté à cause d'un accident avec une centrale électrique et efface toutes les cassettes. Du coup, lui et son pote vont retourner les films eux même pour les mettre sur les cassettes.
Quelle idée géniale.
La bande annonce du Dahlia noir n'a rien de bien excitant par contre. Josh Harnett, beuh.
10:09
En tombant sur une vidéo d'un truc préparé pendant la conférence sur Lost à la convention de San Diego, j'ai découvert The Lost Experience, un jeu qui se déroule sur internet et qui dévoile par petites doses des indices sur le mystère de Lost. Si j'avais du temps je farfouillerais un peu et je vous ferai un résumé, mais comme je n'en ai pas, débrouillez-vous. En tous cas, le concept est trippant et c'est bien foutu...
L'autre jour il faisait trop chaud pour que je bosse en haut, dans mon bureau sous les toits. Je suis donc descendu pour travailler dans le salon sur mon portable en ayant au préalable mis mon fichier en cours (un truc dont je parlerais quand j'aurais le droit) sur ma clé USB. Mais comme j'avais déjà fait ça la veille ou deux jours avant, mon fichier n'était pas sur mon ordi fixe et j'ai donc effacé la dernière version en niquant plus de 9000 signes de boulot. Aargh. J'en parlais avec André lorsqu'il est passé. Il a semblé comprendre l'angoisse que c'est. Bon, aujourd'hui, j'ai fini par rattraper et même dépassé mon retard. Le truc positif, c'est que j'ai l'impression d'avoir amélioré le passage que j'ai réécrit. Evidemment, il est complètement différent, mais si cette différence est positive, tant mieux. J'ai tout de même perdu du temps, mais bon. A lesson learned.
Hier, maté un film de merde. Pas un de ces nanards sympas que l'on prend plaisir à regarder parce qu'ils sont drôles, mais un vrai truc calamiteux avec une idée de départ merdique, un traitement naze, des scènes de suspense aussi passionnantes que les posts où je raconte ma vie, des acteurs rivalisants de manque de passion à délivrer des dialogues improbables. Bref, une bouse cosmique qui s'apelle Final Cut. En plus, il y a un truc qui me taraude, c'est que là-dedans et ce n'est pas la première fois que je vois ça, les voitures futuristes sont des deux chevaux ou des DS. Les films à petit budget amerloques qui ne peuvent se payer des designeurs de bagnoles utilisent de vieilles Citroën pour symboliser les caisses du futur. Etrange, non? Bref, c'est tout de même un des pires films (je ne parle pas des merdes Z ou B qui font tout de même passer un bon moment) que j'ai pu voir (après celui de BHL tout de même, rassurez-vous).
Je cite L'homme qui marche parce qu'il résume formidablement bien ce que je pense.
Canicule, petit chien, est revenu. Chaud, chaud, chaud. 36 ° C. c'est beaucoup à l'ombre, alors au soleil... Alors attendre le soir en recherchant un endroit frais où se tenir, lire des comics et autres bédés, attendre le frais, le frais. Mais pas trop frais car nous aimons l'été, ses chaleurs, ses fièvres. Nous aimons l'été à la folie lorsqu'il fait grésiller les champs de blé et ramollir le goudron. Nous aimons l'été. J'aime l'été et jamais je ne me plaindrais d'avoir trop chaud, non, j'aime l'été, ses journées longues, ses soirées où s'installe le frais crépuscule tant attendu. J'aime aller me promener dans les bois le soir "à la fraîche", et le soir rose. J'aime ses nuits de grillons, ses nuits d'oiseaux silencieux et de chauves-souris rapides. J'aime ses matins de coqs chantants dans l'aube grise. J'aime ses après-midi de sieste et de repos. Oui je célèbre l'été qui me donne la joie de vivre et le coeur léger. J'aime avoir chaud, j'aime le soleil qui écrase et la pluie d'orage qui se fait attendre. Je suis content de le voir revenir et donner toute sa force le bel été. J'aime l'été aussi fort que je déteste l'hiver.
Et écouter Skip James, un ventilo à ses côtés, par 33 ou 34 degrés, avec un peu de transpiration accrochée à la peau, ça met dans l'ambiance. Ha, si j'avais un porche...
16:04
C'est Etienne qui m'a vraiment chauffé sur Veronica Mars. "Vas-y, regarde cette série, c'est de la bombe!" qu'il m'a dit, avant d'ajouter "essaye de tenir les deux ou trois premiers épisodes et puis ensuite ça devient excellent." C'est donc ce que j'ai fait et je ne le regrette pas.
Sous des allures de teen-show ensoleillé et bêta, la série se révèle super bien écrite et captivante. L'héroïne (il s'agit là d'une vraie héroïne, bigger than life, qui fait des trucs impossibles au commun des mortels dans chaque épisode) enquête sur deux plots: celui qui court sur une saison (un Laura Palmer-like) et une petite investigation par épisode dont l'intérêt varie, mais globalement va croissant lorsqu'on a compris la mécanique du show. Car voilà, Veronica Mars fonctionne sur une formule et un second degré qui permet à plusieurs types de publics d'apprécier. On a droit en plus à chaque épisode à un extrait de chanson intégré dans les dialogues et à quelques répliques vraiment bien senties. Il y a aussi du symbolisme mythologique à deux sous, de la dénonce naze et plein de trucs ratés (le perso du bad boys chicano sosie de Chick pue du fion), mais globalement, c'est un très bon divertissement qui dépasse souvent son ambition et amuse sans prétention. Une série pas con et distrayant, c'est assez dur à trouver pour ne pas se gâcher le plaisir lorsqu'on en trouve une.
11:12