lundi, décembre 30, 2002
Pas mal de choses se sont passées...
Achat de la compil anniversaire du label Dischord (from Washington DC) et du dernier Godspeed you black emperor (presqu'un an après que David m'en ait parlé). Du calme et du bourrin, en gros, bien que les choses soient plus nuancées et compliquées.
Hier et aujourd'hui, nous étions en week-end dans le Périgord noir. Nous nous sommes donc baladés dans des vieux villages médiévaux et on a mangé comme des fous.Entre moyen-âge et préhistoire, la région est superbe et les châteaux magnifiques (tout droit sortis de contes de fées). Nous avons visité le musée de la préhistoire (je ne cesse de m'émerveiller sur les hommes de Néanderthal et j'ai bien aimé la Venus de Brassempouy) et La Roque St Christophe, un endroit hallucinant, ancien habitat troglodyte de centaines de personnes au moyen-âge et lieu de la découverte du deuxième crane de néanderthalien (après celui de Dusseldorf).
Bref, un petit séjour trés trés agréable et hautement dépaysant.
Les morceaux de la démo de Mars Hotel sont ici.
Evidemment, j'attends vos commentaires...
19:13
Pas super content!
Un "blagueur" est allé sur mon compte enetation pour changer l'intitulé des commentaires...
C'est quoi ce bordel?!?
J'en ai profité pour changer moi même l'intitulé, mais j'ai tout de même les boules.
Ca me fait pas rire.
19:30
J'ai la gueule de bois.
"T'es un peu à côté de tes pompes aujourd'hui" vient de me dire Laurence.
Tu m'étonnes!
La soirée s'est passée dans un clair obscur réjouissant. Commencée doucement, les "vieux potes" ont joyeusement trinqués et ont finis dans une boîte de nuit dans laquelle il n'avait pas mis les pieds depuis une dizaine d'années...
On ne se sent plus vraiment chez nous dans le bled qui nous a vu grandir. Peu importe, hier, c'était chez nous car nous étions ensemble.
L'important était là. Nous nous sommes retrouvés, nous avons ris, et nous avions dansé, un verre de whisky à la main, l'oeil vitreux...
Je suppose que je ne suis pas le seul à ne pas être joli à voir aujourd'hui.
Evidemment, j'ai eu une pléthore de cadeaux. Du DVD Spider-man à l'album de Carla Bruni (j'adore, elle me rappelle la nana qui pousse la chansonnette dans The Party) en passant par un nécessaire à crêpes (je vais devenir un tueur de la galette).
Je passe encore la journée dans mon bled avant de réintégrer mes pénates demain. Au programme, quelques visites à de la famille et la grande réunion avec mes potes ce soir. Tous ces gars dispersés vont se retrouver ce soir, dans un remake des années lycée. Risque d'être plaisant, fou et alcoolisé...
12:04
J'écris ceci de mon nouvel ordi; un portable Toshiba.
Passé l'anecdote, je suis super heureux car j'ai réussi à me connecter à internet sans trop de problèmes, ce qui relève de l'exploit.
Sinon, le week-end a été passé au studio. La démo est donc terminée et nous sommes assez satisfaits. 6 morceaux pour une durée totale de 17 minutes et 33 secondes dont un est carrément raté. Impossible de savoir pourquoi, sans doute un ensemble de choses, mais l'essentiel (et pour rester positif) est que nous avons réussi 5 morceaux. Alles, c'est bientôt sur la toile et les potes et les fidèles recevront leur exemplaire dès que les pochettes seront prêtes. On va peut-être essayer d'en vendre quelques uns, on va voir.
Le résultat est bourrin et va sans doute en surprendre certains. Je suis content car nous ressortons assez aisèment de cette expérience qui peut être traumatisante pour un groupe. On s'entends bien et cela s'est super bien passé. On s'est même fait une pause gastronomique, un midi.
N'hésitez pas à réclamer votre exemplaire en m'envoyant un mail!
Vu deux films trés bons: L'Echine du diable et Le Voyage de Chihiro. Ils n'ont rien à voir, mais sont réellement excellents. Deux univers particuliers, qui semblent hors du temps (mais ne le sont pas vraiment). J'ai du mal à vraiment en parler car il y aurait trop à en dire et je ne suis guère motivé...
22:21
Ca fait un bail que je n'ai pas parlé de la BD.
Ben, en fait, Niko a recommencé les 5 première planches suite aux conseils des auteurs qu'il connaît dans le coin. Apparemment c'est beaucoup mieux car, il vient de m'envoyer un mail dans lequel il me dit qu'il n'a eu que des retours positifs (dont celui de Dumontheuil, ce qui n'est pas rien). C'est donc agréable à entendre et c'est donc maintenant à moi de jouer. Je dois finir le synopsis et fignoler le dossier avec Niko. Ce serait vraiment génial d'être pris, et encore plus si ma nouvelle pour l'antho d'André-François était publiée (les deux sont liés et partagent le même titre).
Espoir/attente/déception/angoisse/joie/ on se calme...
11:30
12 heures de boulot! Noooon!
Rencontré Michel Slitinski ce matin. C'est le gars qui est à l'origine du procès Papon. On a adapté la rafle de sa famille en BD avec une classe de 17 nanas. Expérience enrichissante...
Sale journée de bouclage ensuite. Vraiment crevé.
Ce soir, j'enlève le cerveau: bière et foot!!
20:19
Le deuxième Harry Potter est meilleur que le premier, et de loin. Plus de suspense, une intrigue nettement approfondie et des moments assez drôles. Je n'en espérais pas temps.
Le texte est parti. Je peste sur des défauts que je vois encore et j'ai des idées d'améliorations, mais voila, il faut bien s'arrêter quelque part et puis il y a avait un délai à respecter.
L'attente va être longue et... angoissante.
En attendant, je profite un peu du calme retrouvé pour me détendre avant d'entamer les corrections pour le texte sur Dick.
11:01
Quelle journée!!!
Encore une fois, nous sommes allés plus vite que prévu.
On a finit d'enregistrer (je me suis juste rendu compte hier soir avant de m'endormir qu'il manquait un choeur sur un refrain). Je pensais ne pas chanter et j'avais un mal de tête pas possible. Il a fallut que je le fasse tout de même car les guitares étaient terminées et je pense m'en être pas trop mal tiré étant donne mes maigres compétences vocales. Le mixage devrait permettre de rendre tout cela plus agréable. Je pense que l'on va avoir un gros son qui va rattraper quelques faiblesses d'éxécution.
Hier soir, le concert de Nada Surf était trés bien. Pour une fois que le public bordelais s'enflamme. Le son à Barbey est vraiment trés bon et le groupe avait la pêche et j'avoue avoir été agréablement surpris (par rapport à leur dernière visite dans nos contrées). La première partie, Vega 4, était assez pitoyable. Une bonne soirée tout de même, mais une journée éreintante, emplie de sons différents et d'émotions diverses. Si tous les jours pouvaient être comme celui-ci.
14:35
Presque fini...
L'histoire d'Harry est terminée tandis que la deuxième, la parallèle, est en voie d'achèvement. Il faudra certainement quelques relectures et un paquet de retouches et je ne sais toujours pas, au final, quelle va être la réaction face à ce texte. Dur de jeter un regard un tantinet objectif sur une nouvelle sur laquelle je suis encore impliqué à mort. Je compte bien finir ce soir et y passer le temps qu'il faudra.
Mon autre partie créatrice est aussi en effervescence. Le parcours depuis le moment où je compose un morceau assis sur mon lit ou mon canapé avec ma guitare jusqu'au studio est long. La chanson n'est d'abord que quelques accords par dessus lesquels je fredonne une mélodie en yaourt. Puis des paroles débiles se greffent. Règle d'or: il faut que cela sonne bien c'est tout, le sens ne compte pas. Ensuite, c'est le passage par le quatre pistes qui me permet de tester les possibilités. Je rajoute des guitares, que Vincent va changer de toutes façons, et une deuxième voix qu'il change moins souvent. Ensuite, je joue le morceau aux autres qui montrent inconsciemment assez vite si cela leur plait. Dans ce cas, on commence à répéter et le morceau devient autre et passe par une seconde naissance.
L'aboutissement ultime est bien entendu le passage en studio où le morceau est encore une fois reconstruit par strates (les instruments jouent les uns après les autres). Le moment le plus fun pour moi va être de rajouter les quelques arrangements finaux et les harmonies à la voix.
Me tarde.
09:46
L’édition française de Jimmy Corrigan apparaît comme une œuvre tellement riche qu’il semble impossible d’énumérer tous les effets perçus et les sensations ressenties à la lecture de l’ouvrage. Tentative vouée à l’échec.
Grâce à son dessin ligne claire, Chris Ware pose une fois pour toutes un type de graphisme qui va lui permettre de jouer sur d’autres cordes, une partition qui ressemble à une symphonie appliquée au 9° Art. Son dessin clair et précis lui offre la possibilité de mettre en scène de minuscules détails à l’importance capitale, mais aussi d’offrir de grandes et belles cases de décors où sa maîtrise de la couleur apparaît réellement. Capable de créer des atmosphères claires ou sombres, il parvient aussi par des mises en pages et des enchaînements de cases audacieux à faire passer l’état d’esprit de Jimmy. Cette question du point de vue est très importante si l’on veut bien comprendre et apprécier l’œuvre. Ware nous plonge très souvent dans la tête et les pensées de son héros et parfois même sans que l’on s’en rende compte. Telle case, qui n’a apparemment rien à voir avec l’action en cours, est, en fait, une vue sur la pensée immédiate de Corrigan, une sorte d’image subliminale qui nous plonge dans le cerveau névrosé du personnage. On peut ainsi retrouver des cases où un Jimmy adulte côtoie un Jimmy enfant, synchronicité virtuelle, façon pour l’auteur de montrer l’état d’esprit réel de son protagoniste. L’utilisation des rêves est tout aussi déroutante. Ils apparaissent sans prévenir et leur vraie nature n’est dévoilée que lorsque le personnage se réveille, à la façon d’un Little Nemo quarantenaire, à moitié chauve et dépressif. Ware, grâce à ce type d’effet, parvient à faire partager d’une façon intime au lecteur les sentiments que vit son personnage. La solitude, l’ennui et la dépression nerveuse transpirent littéralement des pages de l’œuvre. Sentiments peu réjouissants, ces sensations existent jusqu’à parfois remettre en cause la vie. Le leitmotiv du saut est un symbole de cette extrémité envisagée parfois comme une libération et qui, couplée à la thématique du super-héros, ressemble plus à une malédiction. Le fantasme infantile de l’homme volant renvoie, comme de nombreux autres scènes dans le livre, à de grands mythes illustrés, pour la plupart assez prosaïquement tel cet oedipe expédié en deux pages d’une manière… efficace.
En mêlant ces idées de mythes et de malédiction, on aboutit à des thèmes proches de la religion qui nous permettent de nous interroger réellement sur la nature du personnage. Le père absent remplacé idéalement par le surhomme (quoi de plus facile à introduire dans une bande dessinée américaine ?) fait-il du personnage un autre fils de Dieu avec qui il partagerait les mêmes initiales ? L’aspect quotidien ne cache-t-il pas une vision plus globale et profonde de la nature humaine ?
Passionné à la fois de science-fiction et de Moebius, je pourrais aller jusqu’à faire de Jimmy Corrigan une des innombrables incarnations du personnage de Michael Moorcock, Jerry Cornelius, sans être sûr que beaucoup me suivent sur ce terrain. La nature protéiforme du personnage, qui évolue à différentes époques (sous l’identité de son grand-père dans une grande partie du livre) ferait pencher la balance en ce sens, mais la nature de la relation entre James Corrigan et le monde nous interdit de le faire passer seulement pour une incarnation de l’air du temps, un personnage creux que l’on peux remplir des comportements de son époque. Cette question de la temporalité est très importante car elle amène, elle aussi, de nouvelles questions. La non-linéarité apparente de l’ouvrage n’est qu’un écran de fumée. Ware envoie le lecteur sur de fausses pistes, des impasses temporelles (rêveries éveillées dont conscientes ou travail de l’inconscient durant le sommeil) qui sont autant de paradis perdus ou de cauchemars, autant d’utopies ou de dystopies personnelles.
Jimmy Corrigan ressemble en cela à tous le monde. Sa vie intérieure est parfois plus riche que sa vie « réelle » et le tour de force du livre est d’arriver à concilier les deux en un patchwork prenant pour base une intrigue qui apparaît, au premier abord seulement, comme assez fine.
Le livre est une œuvre forte et dense, qui fait passer le lecteur par tout un tas de sentiments et qui se prête à la relecture et à l’interprétation.
Une somme de questions sans réponses, au final. Un peu comme la vie…
Revu Halloween, hier soir. Toujours aussi bon.
Vivent les DVD qui permettent de revoir des bons avec une autre qualité que celle des jeudis de l'angoisse ou des K7 de locations pourries.
Acheté le dernier Tori Amos pour mon frère, mais interdit de l'écouter avant Noël. Grmpf!
Ecouté les sessions de Brian Wilson en train de créer Good vibrations: génial. On dirait un Mozart en train de diriger un orchestre plutôt qu'un auteur de pop. Ce mec entendait les sons dans sa tête et essayait de les reproduire. Il n' a pas pu finir Smile, son chef d'oeuvre annoncé, mais les quelques morceaux qui subsistent sont fabuleux. On ne devrait pas être autorisé à écrire des chansons et à les produire avant d'avoir fait une cure de Brian Wilson. Il y aurait sans doute moins de merde sur le marché.
14:52
Comme prévu balade et écriture. Agréable dimanche dans un froid qui sent bon Noël (la même température m'énerve dès la Saint-Sylvestre passée).
Dans mon escarcelle: Le DVD du Seigneur des Anneaux, le dernier album de Sigur Ros, idéal pour façonner une ambiance de lecture un peu triste, et le dyptique Smiley Smile/ Wild Honey des Beach Boys.
Content!
On ne devait qu'enregistrer une partie de la batterie et la finir demain. Et puis on devait ne faire que 4 ou 5 morceaux.
Après cette première journée de studio:
On a fini 6 morceaux à la batterie, à la basse, et quelques parties de la guitare de Vince.
C'est pas beau, ça?
Bon, ok, c'est pas parfait. Ca flotte parfois un peu et il y a quelques pétouilles (que l'on devrait arriver à masquer), mais l'ensemble est pas mal. J'entends par là qu'une certaine énergie se dégage des morceaux. Et c'est vraiment, ce que l'on a de meilleur à offrir, l'énergie.
Une bonne journée de plaisir et je ne suis même pas obligé d'y revenir demain. Je vais pouvoir écrire...
Le gars qui nous enregistre, Pascal, est bassiste et il possède une belle Precision Bass sur laquelle j'ai enregistré. Putain de son!
Bon allez, j'arrête de m'emballer. On va finir tout ça et les mettre sur la toile pour avoir des retours.
Si vous voulez écouter de la bonne musique dans des versions inédites, c'est ici.
Demain, commence l'enregistrement et je me demande encore si nous sommes réellement prêts. On a assez de temps pour réparer les éventuelles erreurs de toute façon.
Le week-end et la semaine vont être intenses et je suis déjà crevé.
Hier, vu La Planète au trésor. Pas génial. A part un plan qui était dans le trailer, rien d'exceptionnel. Du Disney, quoi.
10:37
Peu de posts car beaucoup de travail.
J'ai la tête dans le guidon et cela n'est pas prêt de s'arrêter. J'ai un programme de boulot qui me tient pour encore quelques mois, sans compter un festival de BD à organiser.
Et puis, je cherche toujours un appart' et il faudrait que je fasse ça à plein temps pour arriver à trouver.
J'avance péniblement dans mon texte. Comme si cela ne suffisait pas, j'ai eu le gars du studio au téléphone et on va devoir y aller samedi ET dimanche car on doit finir les prises de batterie ce week-end. Autant de temps de perdu pour l'écriture. Ou alors j'écrirais là-bas pendant que Neult tapera comme un sourd (j'espère) sur ses fûts.
Mick m'a demandé si j'avais un titre pour l'embryon de texte qu'il a bien voulu lire. Je me suis alors rendu compte que non, mais que cela n'était absolument pas un problème. Je n'ai jamais eu de mal à trouver un titre; cela vient même assez facilement et c'est quasiment la seule chose. Je chéris mes titres...
Laurence m'aide beaucoup en me soutenant et en me parlant du travail que j'effectue. Je teste sur elle quelques idées d'intrigues saugrenue et le ping-pong m'aide à y voir plus clair.
Ugo a trouvé un poste de prof et va pouvoir enfin réaliser son rêve. Sous vos yeux, un gars va réussir sa vie (je dis sous vos yeux car vous aller assiter à son ascension dans vos librairies).
Visite au CAPC, le musée d'Art Contemporain de Bordeaux. Expo sur Les années 70; l'art en cause.
Je suis quelqu'un d'ouvert (enfin, je veux le croire) et d'assez sensible à l'art, mais là, rien, que dalle, nada. Je n'ai ressenti aucune émotion, ni intellectuelle, ni purement esthétique. Les intallations présentées n'ont pas fonctionnée sur moi. Je dois être hermétique au tas de gravier...
En suivant, nous avons flané sous la pluie à la brocante et j'ai acheté l'intégrale du Jeune Albert de Chaland. D'ailleurs, cela me fait penser que je n'ai pas parlé ici de La Parabole de la soucoupe, un bouquin de la collection Pierre de Gondol chez Baleine en hommage à l'auteur disparu: anecdotique, mais fun. Les deux auteurs (Pelé et Prilleux) y mêlent allégrement espionnage durant la guerre froide à Metal Hurlant, F-52 et autres fanzinothèque.
Lu aussi les TPBs existants de la série 100 Bullets. C'est du grand polar, un monument de bd noire avec intrigue à tiroir et personnages magnifiquement caractérisés par des dialogues dans la langue vernaculaire qui, depuis Mark Twain, fait le sel de la littérature américaine. Vraiment trés trés bon.
Et demain, je reprends le boulot. Snif.
Mais c'est tout de même mieux que l'hôpital.
Ecrire me fait mal au bras. Je suis sorti hier de l'hôpital où ils m'ont prélevé un bout d'os (aie!) et un bout de muscle au niveau du deltoïde. J'ai cinq points de sutures et j'ai mal. Sur le coup, anesthésié localement, je n'ai rien senti, mais j'ai entendu le scalpel ouvrir ma peau (scrich, scrich); drôle d'impression.
Trois jours de vide donc, où j'ai lu un peu: La guerre éternelle de Joe Haldeman (bon bouquin avec des idées de SF comme je l'ai aime) et Critique de la Science-fiction de Goimard. Passionant, bien que je ne sois pas toujours d'accord avec lui, mais je le suis au moins sur un point: le genre manque de travaux critiques (comme la BD d'ailleurs).
Hier, en rentrant chez moi, j'ai trouvé le Yellow Submarine que m'a envoyé André-François en échange de ma maigre contribution. Seul hic, lorsqu'il me présente, il dit que Mars Hotel a déjà sorti un album (ce qui est flatteur, mais faux) et que je travaille pour Quai des Bulles ( Non André pour L'AVIS des Bulles). Pas grave car l'objet est beau et la couverture superbe. Me reste plus qu'à le lire.
Sinon, le week-end dans les Vosges était sensass: drôle de pays entre celui de Heidi et celui de Twin Peaks (rapport aux grands sapins magnifiques). Tous les gens que l'on m'a présenté étaient sympas et j'ai, malgré le mauvais temps, passé un trés bon week-end. Vous n'en saurez pas plus...
Ha si, pour l'anecdote, on a pris l'avion du retrour avec Alain Souchon.
14:07
Je vais être absent de ces pages certainement une semaine.
Je passe le week-end dans les Vosges et lundi, je rentre à l'hosto pour trois jours, histoire de passer plein d'examens assez terrifiants.
Je posterais entre-temps si je peux, mais rien n'est garanti.
Je n'avais jamais remarqué combien les touches de mon clavier sont douces. Mes doigts courent à toute allure en les caressant. Il y a longtemps que je n'ai pas pris autant de plaisir à écrire.
J'ai la certitude que mon texte ne déborde pas d'originalité, mais j'y mêle plusieurs idées qui peuvent le rendre au moins distrayant. C'est en tous cas ce que j'espère. J'essaye d'y introduire deux décalages temporels avec un texte censé être écris en 1912 et se passant en 1993. Dans ce texte, un écrivain un peu particulier (l'idée n'est pas originale, mais je l'aime bien et je m'y épanoui) écrit une histoire qui se déroule dans une autre univers temporel, celui de Neurotwistin' dont l'action se déroule en 1964. Ca a l'air compliqué, mais ca ne l'est pas. Evidemment les deux histoires qui se croisent n'ont rien à voir et c'est l'étrangeté induite par ce décalage qui m'intéresse. Une est plutôt intimiste et tendre tandis que l'autre déborde d'action et d'aventure.
Je m'aperçois que je suis plus à l'aise dans la première. J'arrive à y exprimer plus de chose, enfin, j'en ai l'impression. En tous cas, cela est plus facile pour moi.
Il est difficile de juger tout cela chaud, mais ca me fait du bien d'en parler.
Ce blog aurait-il acquis une réelle utilité?
21:56
David Marusek a été traduit au Bélial' avec L'Enfance Attribuée. Cliquez sur sa maison. Ca donne presqu'envie de vivre isolé comme lui.
Ouais, moi ça me fait rêver, mais je ne suis pas sûr que je supporterais.
15:53
Ce qui frappe d'entrée à la lecture de Sock Monkey est cet univers hors du temps symbolisé par la maison dans laquelle cohabitent les personnages, sorte d'endroit cossu chargé d'effluves victoriennes. Ensuite, le trait aspire littéralement l'œil pour ne plus le lâcher. Ce noir et blanc tout en trait, visiblement plus influencé par des illustrateurs classiques (Ernest Shepard, Johnny Gruelle) que modernes porte lui aussi la marque du passé. Lorsqu'on pénètre plus avant dans l'œuvre, on constate qu'au contraire Sock Monkey est l'exemple même d'une certaine modernité. Les intrigues déjantées, à base d'alcool, de mauvais goût et de voyages merveilleux contribuent à faire bouillir la grande marmite des bouillons post-modernes auxquels la bande dessinée n'échappe pas.
Sorte de Toy Story pour adultes raffolant du Whisky, l'œuvre de Tony Millionaire démontre plus que du savoir-faire. Elle implique une certaine classe qui lui a valu des prix aux Etats-Unis et qui risque de lui en valoir aussi de ce côté de l'Atlantique.
Pour le prix de la critique décerné par les journalistes à Angoulême, on m'a demandé de choisir 5 titres:
Les miettes de Al Rabin Quartier Lointain de Taniguchi Top Ten de Moore et Ha David Boring de Clowes Oh merde les Lapins! de Nine
Putain, c'est quand tu crois faire des progrès, t'améliorer un peu qui tu te prends une grosse tarte dans la gueule.
Je soupçonne certains d'être trop gentils avec moi (André-François, Ugo) et je connais la dent dure justifiée d'autres (Olivier).
Mais là, Gilles m'a vraiment calmé. "Retourne jouer, petit, t'as vraiment pas le niveau et t'es pas prêt d'y arriver". C'est en substance ce qu'il me dit dans son jugment à propos d'un de mes textes. J'ai lu ça ce matin et je suis complètement découragé par ses mots.
Je recommence à me battre tout de suite.
J'ai envie de me rebeller, là.
20:45
Jay et SIlent Bob strike back: le quatrième volet de l'univers View Askew de Kevin Smith est d'une débilité navrante et remplie de clin d'oeil. Ca se laisse regarder et c'est assez fun. Le plus grand plaisir est peut-être celui de revoir des personnages des anciens films et l'épicerie de Clerks. Le dialogue entre Affleck et Damon sur les films que l'on fait pour l'argent et ceux que l'on fait pour l'art est assez savoureux...
Aussi drôle, Slow Century, le DVD de Pavement. Les moments où l'on voit les conneries du premier batteur Gary Young sont des monuments de je-m'en-foutisme appliqué (de l'anti-Muzard). J'adore ça. Et puis il y a la musique, bien entendu, que je prends plaisir à réécouter (nostalgie, nostalgie).
La réunion de vendredi au boulot a ressemblé à un rendez-vous manqué. J'ai maintenant la charge de la revue (enfin, rien n'est officiel). Je vais voir si on me laisse agir comme je l'entends ou pas. Ceci dit, du moment que je l'ai moins sur le dos, ca devrait aller.
C'est officiel: Mars Hotel en studio au mois de décembre. Le papa noël va vous apporter des MP3, les enfants!
11:16
Les soirées se suivent et ne se ressemblent pas, mais alors, pas du tout.
Vendredi, concert d'Interpol. Evidemment, les gars sont statiques: bouffée temporelle qui te ramène 15 ou 20 ans en arrière. Des New-yorkais du 21° siiècle qui font de la musique d'Anglais des années 80.
En première partie: Pull; émanation différente des bordelais de Calc (tout cela est bien compliqué). Sympa, mais changement de formation un peu trop systématique avec parfois quelques morceaux trés bons et d'autres qui n'avaient rien à faire là.
Samedi, repas "sportifs" au Palatium (et oui, encore, mais c'est pas moi qui ait choisi) devant le match de rugby puis bouffée de folie... direction, le premier karaoké qui voudra de nous.
Ca s'appelle le Team's et c'est archi-ringue. Des types se la jouent vraiment chanteurs et se tapent des morceaux de merde "à voix", ce qui est assez pathétique. Nous avons, pour notre part, joué le jeu et enchaîné les chansons de merde.
Pour votre serviteur: Est-ce que tu viens pour les vacances?, Banana split et Le Jerk: que du bonheur!!
On a visité un studio pas cher où nous allons enregistrer quatre titres incessamment. D'ailleurs, nous allons les bosser tout à l'heure.
Ha, le studio, j'adore ça...
13:29
Richard Comballot semble intéressé par la nouvelle que je lui ai fait parvenir: 707, Hacienda Way. Il m'a appelé pour me demander de la retravailler, ce que je vais faire avec plaisir, tant elle est mal écrite.
Vincent raconte qu'il a composé sur son blog. Ce qu'il ne dit pas c'est qu'il m'a appelé sur mon portable pour me faire écouter son dernier morceau. Sa guitare (acoustique pourtant) sonnait, par la grâce des ondes qui transportait le son jusque dans mon oreille, comme celle du premier album des Boo Radleys. Si on y ajoute sa voix en retrait, c'était fabuleux. Je n'ai rien pipé à ce qu'il disait et c'est à peine si j'ai capté la mélodie, mais j'avais le sourire au lèvre. Excellent.
Ugo a envoyé un mail à quelques privilégiés pour raconter sa version des jours passés à Nantes. Sa rencontre avec "Bob" Silverberg est un grand moment.
Lu le dernier Bifrost qui comporte de bien belles nouvelles. Celle de Le Guin et de Martin en tête. J'ai pas accroché à celle de Mamier.
Moi qui ne suis pas fan de fantasy, j'ai vraiment été touché par les personnages de magiciens dans le texte de Le Guin.
Ugo me réveille vers 9 heures en filmant ma sale trogne au réveil. Un futur collector.
On se prépare tranquilles puis nous partons pour la Cité des Congrés où je veux voir la conférence de David Brin. Le mec est intéressant, mais il parle dans un franglais peu compréhensibles à coup de "absolument nécessaire" et "charactère principal". En gros, il parle en français, mais si tu ne parles pas américain, tu ne comprends rien. Il raconte des trucs intéressants sur les lobes pré-frontaux et sur l'avenir de la planète.
Ensuite, nous retrouvons Philippe et Gilles et je prends le ticket d'Olga (la pauvre est malade) et vais manger à sa place en haut, avec le gratin. On se retrouve sur une grande table ronde et on me présente encore des gens, et comme par hasard, des écrivains. Je fais ainsi la connaissance de Jacques Barbéri et de Hervé Jubert. La bouffe n'est pas géniale (surtout pour le prix), mais le pinard se laisse descendre. Je parle un peu à Jubert et je constate que Barbéri ressemble beaucoup moins à un tueur que sa photo dans le dernier Bifrost pouvait le laisser supposer.
On se retrouve ensuite en bas, où le ballet incessant des bières qui pénètrent dans mon corps ne va cesser...
J'étais motivé pour aller voir deux films et finalement, je vais rester au bar tout l'après-midi.
Thomas Bauduret vient me voir. Nous avons un projet de roman en commun, duquel nous devons discuter. Pourtant, nous commencons à parler musique et restons trés longuement sur le sujet. Le gars est passioné et extrèmement gentil. Sa voix est aux antipodes de son physique et donne à son être une étrangeté salutaire. Quelqu'un de trés chaleureux, quoi. Travailler avec lui risque d'être agréable et fendard...
[A partir de maintenant, l'ordre des événements est susceptible d'avoir été modifié par un souvenir travaillé par un taux important d'alcoolémie]
L'heure de l'apéro approche et je commence à être déjà bien imbibé. Je parle avec une autochtone puis rejoint Catherine sur une banquette. J'entame une discussion avec Sébastien (qui s'est mis en costard pour la remise des prix "Je représente Gallimard", me dit-il), discussion que l'on ne finira jamais, d'ailleurs.
A 18 heures je vais dans le grand hall assister à la remise des prix.
Je retrouve Ugo en grande discussion avec Jean-Claude Dunyach. On parle du festival, de son organisation (je lui rentre un peu dans le lard, me dira Ugo après coup) et du monde de l'édition. Celui qui se veut le chef de file (mais de laquelle demanderait Valery) se réjouit que la plupart des gens du milieu s'embrassent. C'est pas comme dans le polar, dit-il.
Ils sont peut-être moins hypocrites, je pense. Et puis, personne de ma connaissance n'a fait la bise à Nicot.
Pierre-Paul doit recevoir un prix pour sa trado de L'IA et son double. Lorsqu'il monte sur scène, je hurle "A POIL", ce qui fait se retourner pas mal des rangés devant moi.
J'assume.
On me présente Richard Comballot, encore un barbu sympa, qui a un projet qui m'intéresse fort. On s'échange nos coordonnées.
Puis je me retrouve à parler avec Alain Jardy, qui semble déjà savoir qui je suis (je soupçonne certains de lui avoir déjà parlé de moi).
L'instant d'après je suis sur un canap' avec Ugo, Philippe, Dunyach et Jardy puis une seconde plus tard dans un ascenseur où je traite Dunyach d'enfoiré, je ne sais plus pour quel motif.
En haut, il y a un cocktail et le champagne coule à flot. Je papote avec Sylvie Denis puis Roland Wagner me conseille de lire un bouquin de Jack London dont j'ai oublié le titre. Ensuite échange de points de vue divergents avec Jean-Pierre Dionnet à propos de sa dernière critique dans Métal Hurlant. Le gars est bien sympathique. Malheureusement il doit remettre un prix et ne peux venir manger avec nous.
Je pars donc avec Ugo, Philippe, Catherine, Gilles, Pierre-Paul, Sébastien, Olga, Boris, Denis, Comballot, Wagner, Noé Gaillard, Francis Berthelot et Barbéri dans une pizzeria tout proche. On rigole bien et on continue à boire. Encore et encore.
Après le repas, retour à la Cité des Congrés: il y a un autre cocktail!
Barbéri mange encore (il semble avoir plusieurs estomacs) et on perd quelques membres de la bande.
Le dernier verre sera pris en ville, dans un pub enfumé où un type qui ressemble à un personnage de Sandman (celui qui a des lunettes de soleil et les yeux en forme de bouche remplie de dents acérés) essaye de me la faire sur l'oeuvre de Proust. Je mouche le gars (ce qui fait bien rire Ugo) puis on rentre comme on peut.
On croise Delany et Aldiss qui rentrent en même temps que nous. Les vieux ont la santé.
Non, ils boivent moins que nous.
Dimanche matin, j'ai promis à Francis Valéry d'aller à sa conférence. Je suis trop dans le coltard pour me lever. Fait chier, car j'ai pas pu dire au revoir à plein de monde. Désolé.
C'est donc encore à moitié déchiré que je repars vers Bordeaux.
En fin d'après-midi, Ugo finira par craquer et commencera à chanter du funk dans ma bagnole. Trois jours avec moi avant que le bougre ne se lache. Il devrait venir plus souvent.
Lever 7 heures! Résultat: tête dans le cul tout le voyage. On passe trois heures à tracer, dans une brume qu'Ugo qualifie de Stephen Kingienne, entre Bordeaux et Nantes.
Là-bas, on retrouve des gens que l'on ne connaît pas et qui doivent nous remettre les clefs d'un appart' appartenant à des gens que l'on ne connaît pas non plus. Ce sont des parents de la femme d'Ugo, mais Anne elle-même ne les a jamais vu. Situation bizarre.
Cela étant, on n'en a rien à foutre. Nous sommes dans un appartement grand et agréable, ce qui nous évite de nous ruiner pour un hôtel.
Le festival a lieu dans la Cité des Congrés de Nantes, lieu hautement fonctionnel, mais d'une froideur et d'une immensité à faire peur. C'est le genre d'endroit fait pour recevoir des hordes de VRP en goguette, mais certainement pas des écrivains tous plus déjantés les uns que les autres.
Nos accréditations nous attendent comme convenu et nous nous dirigeons directement vers l'étage et les stands de livre (on ne se refait pas). Brève visite puis nous allons au bar, où nous allons forcèment rencontrer quelqu'un que l'on connaît.
Evidemment, nous tombons sur Gilles Goullet et Bruno Para. Les retrouvailles sont, comme tous les ans, savoureuses et réjouissantes. On s'installe dans un canapé et je commence à filmer Gilles et sa, désormais célèbre, queue de cheval. Je me dis que cela va faire plaisir à celui pour qui je filme...
Mes trois camarades ont le droit de manger en haut alors que mon badge ne me permet que de me taper un sandwich tout seul. Je m'exécute donc et fait le tour des expos, ma caméra à la main. Je m'assoit sur un fauteuil et manque de m'endormir, là, dans le grand hall, devant des conférenciers qui lancent un livre d'illus et de textes...
Je retourne à l'appart'. Pas la peine d'insister, je vais dormir un peu et ça ira mieux.
Je réapparait à 18 heures et fait la connaissance de Catherine Dufour, Philippe Monot, Pierre-Paul Durastanti (que l'on m'a déjà brièvement présenté et qu'à partir de maintenant, je n'appellerais plus que le barbu) et Sébastien Guillot.
J'aperçois Thomas Bauduret, à qui il faut absolument que j'aille parler, mais Francis Valéry m'intercepte. Nous papotons de lui, de moi et de nos projets respectifs. Le gars à l'air d'un ours (et il me terrorrisait lorsque j'étais ado et que j'achetais des comics dans sa boutique), mais il est extrêmement abordable et gentil. Il me parle de son roman qui doit sortir chez Lunes d'encre (Denoël) et je lui confie qu'il me tarde de le lire.
Lorsque je me retourne, Thomas a disparu. Tant pis, je le verrais demain.
Nous sommes 6 à aller manger dans crêperie: Catherine, Philippe, Pierre-Paul, Sébastien (Heckle et Jeckle), Ugo et moi. Je suit Sébastien dans les rues de Nantes. Soit il conduit comme une tanche, soit il n'a pas supporté les deux whiskys qu'il vient de se taper car il grille des feux rouges et emprunte des sens interdits d'un façon naturelle et calme, sûr de son bon droit.
On arrive tout de même dans une crêperie où nous allons parler bouquin en vidant des bouteilles de cidres pendant des heures. J'apprends que Sébastien (il est directeur de la collec' Folio SF) a vendu 55 000 exemplaires du recueil Minority Report . Pierre-Paul me propose de me filer son intégrale des nouvelles de Dick, parue en Présences (tu parles que je veux).
On parle de livres et d'éditions et j'apprends pas mal de choses en écoutant Heckle et Jeckle raconter certaines de leurs expériences. C'est passionant.
On finira la soirée tôt, dans un bar pourri proche du palais des congrés avec des gens qui nous gavent un peu, Ugo et moi.
Je me couche sur un canapé que l'on ne peut déplier. Je dormirais n'importe où de toutes façons.
A peine de retour dans mon appart', Toto débarque lui aussi, mais en provenance de Paris. Nous partons pour le Blarneystone où une ambiance Halloween nous accueille. La Guiness coule et un archétype d'Irlandais rouquin vient nous jouer de la cornemuse. L'ambiance est bonne et Vincent, Delphine, Neult et Chico (en partance pour le concert d'Hadji-Lazaro) nous rejoignent.
Quelques mètres plus loin, le Palatium. Nous mangeons. Bien et pas cher.Tout le monde à l'air de trouver Ugo sympa et Toto revient dans le groupe comme s'il n'était parti que depuis une semaine.
C'est le ventre pleins que nous migrons vers le Zoobizarre. Pas ouvert. On va donc se jeter une mousse au Bus Stop, une bar tout proche, affreusement ringard malgré les efforts de branchitudes apparemment déployés par les patrons.
La soirée Sauvagine est moins violente que les années précédentes. On s'entend parler et on arrive à bouger. Le reste de la bande (les JPs, Nelly et Flo) nous rejoignent. Niko arrive avec une fille qu'il est censée draguer (vas-y mon gars). On parle de tout et de rien en ne cessant de s'enquiller des bières. On part se coucher, à regrets, à 1heure et demie.
On doit se lever à 7 heures demain...
14:32
Ce soir, je passe récupérer Ugo à la gare et je l'emmène bouffer au Palatium. On est censé finir à la soirée Sauvagine au Zoobizarre. Mais dans quel état?
Ohla, doucement Gino. Demain tu pars pour Nantes de bonne heure.
Ha, oui, pardon conscience.
J'aurais certainement des choses à raconter à mon retour (ça va changer).
16:23
J'ai appris hier en lisant le dernier Bifrost que le mot Cyberpunk vient d'une nouvelle de Bruce Bethke, publiée en 80 dans Amazing stories.
Le gars explique comment il a créé ce mot ici. On peut même lire la nouvelle.
13:20
Je suis assez excité par mon départ pour Nantes. Rien d'extraordinaire en soi, mais cela va sans doute me faire du bien de me changer les idées et d'oublier les problèmes du quotidien. Ugo arrive demain soir et on part ensemble vendredi matin.
Les chansons du moment sont (assez bizarrement): There by the grace of god des Manic Street Preachers, Living in a hiding placed'Idlewild et le dernier single de Beck, une belle ballade dont j'ai oublié le nom.
16:59
Tiré d’une histoire vraie assez peu connue, Bendis et son complice Andreyko livrent un petit bijou de noirceur policière: Torso. Ayant accès aux archives du journal de Cleveland où il tient une chronique, le scénariste d’Ultimate Spiderman a ainsi pu donner sa vision de l’affaire. Torso, le tueur aux torses ou le boucher de Cleveland, est un serial-killer tels que nous sommes habitués à en voir. Avant-guerre, ce genre de phénomènes n’était cependant pas connu et on suit les personnages tandis qu’ils découvrent les notions de mode opératoires et de profilage. En dehors de l’aspect historique, ce qui fait la vraie force de Torso est un découpage des scènes impeccables et des personnages plus vrais que nature. Même un protagoniste aussi utilisé qu’Eliott Ness est ici mis en valeur par le biais de dialogues finement ciselés et d’une mise en page où les photos d’archives complètent les dessins en noir et blanc de Bendis. On pourra regretter certains effets utilisés de manière trop systématique voire vaine, mais cet épais Graphic Novel reste tout de même une très bonne bande dessinée qui prend de la valeur suivant la passion du lecteur pour le genre noir.
15:51
Il en est pourtant un, où le fond et la forme du problème ont été un peu plus discutés. Il s'agissait d'une demande d'autorisation de poursuivre la chaîne de télévision TF1 devant le tribunal suite à un reportage diffusé sur Marmande dans l'émission « Combien ça coûte » le 9 octobre dernier. « L'émission présentait le problème de la hausse des impôts dans divers départements dont le lot-et-Garonne. Et comme par hasard, c'était Marmande qui était choisie pour l'illustrer. J'ai alors été indigné de voir l'amalgame qui était fait entre une augmentation exceptionnelle des impôts du Conseil Général et ceux de la ville. Surtout lorsqu'on sait que sur ces derniers les taux n'ont pas été touchés depuis 4 ans. Je considère que nous avons subi un important préjudice. J'ai pensé que nous pourrions demander 15 millions d'euros de dommages et intérêts devant un tribunal », a expliqué Gérard Gouzes.
(Sud-ouest 29/10/02)
La droite poujadiste représentée par l'immonde Pernaut pourrait bien payer. Chouette!
J'ai l'impression d'avoir eu une bonne idée pour la motivation des méchants dans Neurotwistin'.
Nous sommes dans une uchronie dans laquelle la révolution informatique s'est effectuée dans les années 60. On est donc en 63-64 et on voyage dans le cyberespace (appelé ici Intanciel) comme dans Neuromancien.
Les méchants terroristes qui luttent contre la technologie le font car ils ont le sentiment profond que ce qui est arrivé n'est pas ce qui aurait du. Ils ont la conviction que l'informatique de masse est arrivée trop tôt. Leurs motivations marchent dans le récit, mais aussi à un autre niveau car c'est comme s'ils se rendaient compte qu'ils sont dans une uchronie.
C'est peut être con à dire, mais Retour vers le futur a une importance capitale pour ma formation d'adulte. Je l'ai vu vers 12 ans, et il m'a énormément marqué, obsédé même. Je lui dois en grande partie mon intérêt pour la science-fiction (l'autre moitié est due à The twilight zone) et peut être mon envie d'écrire. J'ai toujours trouvé le personnage du père introverti qui écrit des textes assez fascinant. Et la thématique du voyage dans le temps a longtemps été au centre de mes délires narratifs. J'ai une pléthore de théories sur ce problème...
A l'époque, je voulais même faire du skate, mais comme je n'avais pas de planche...
Je me suis payé le coffret de la trilogie et il va rester un moyen de me plonger dans une époque révolue, car chaque nouvelle vision me replonge dans l'état d'esprit qui m'animait à l'époque. C'est quelque chose de magique qui passe à travers un film qui n'a rien d'un chef d'oeuvre, mais qui prend des résonnances particulières de mon point de vue.
C'est une madeleine visuelle qui me redonne le goût de l'enfance et de ses projets.
Le superbe ouvrage de Fred Beltran est sorti. Oyez, oyez, fans de Betty Page et autres filles à accrocher, voici un livre pour vous : Pin-Up Girls ! On y retrouve une cinquantaine d’images créées par ordinateur et mettant chacune en scène une poupée au sein défiant les lois de la gravité et au minois hanté par les centaines de créatures de rêves, celle-là bien réelles, qui les ont précédées. Au-delà de la qualité graphique époustouflante que Beltran parvient à donner à chacune de ses illustration, on retiendra avant tout une mise en scène impeccable qui offre un réel sous-texte à chaque mise en scène. En recyclant et en convoquant un siècle de culture populaire mondiale, l’auteur, aidé par deux collaborateurs, fait de chaque fille la muse d’un univers particulier. Chaque pin-up pourra parler plus ou moins à chacun et évoquer d’autres images car, en vérité, voici ce qu’est ce recueil, un livre plein de visions enchanteresses qui peuplent l’esprit et en amènent inévitablement d’autres. Une machine à rêver, en quelque sorte.
C'est marrant. Il y a dans Pin-Up Girls une fausse couverture d'un vieux paperback d'horreur dont l'auteur est Hrundi V. Bakshi.
C'est le personnage joué par Peter Sellers dans The Party, un des films les plus drôles de l'Histoire.
Ce bouquin est vraiment bien (je l'ai déjà dit dans mon post précédent). D'habitude je trouve ça froid (Megalex est horrible), mais là, j'adore.
14:40
Je sors de réunion avec mon président. Comme je m'y attendais, il souhaite me garder et est prêt à me proposer des choses pour cela.
Oui, mais quoi?
Il est parti en disant qu'il va réfléchir, mais que les choses devront changer trés vite.
J'attends de voir ce qu'il va me proposer pour savoir s'il est honnête ou si je lui ris au nez.
Il est clair que j'ai besoin d'argent, mais d'un autre côté je ne peux plus travailler dans ces conditions. Et il m'apparaît impossible de ne pas adresser la parole au directeur.
Qu'est-ce que je dois faire?
La bonne nouvelle du jour, c'est que mon pote Vince, guitariste de Mars Hotel, vient de créer un blog. Il y commence d'une façon un peu agressive, mais claire.
Je ne parle jamais de politique dans ce blog.
Pourquoi?
C'est comme ça, c'est tout. Rien n'est prémédité.
Sauf qu'hier j'ai entendu un mec déblatérer des choses au sujet de gens qui s'étaient fait brûler leur voiture par des voyous. Le mec parlait du droit des victimes et tout ça.
Ca ne pouvait être qu'un mec accoudé à un comptoir, le genre de gars qui boit un blanc limé à 9 heures du matin en racontant des lieux communs, des paroles de bon sens comme on dit (l'expression "bon sens" devrait être ôtée du dico) avec ses autres compagnons pochtrons...
Après la bio d'Hergé, j'attaque A l'ombre de la ligne claire, bouquin de Benoît Mouchard sur Jacques Van Melkebeke. Le gars est le scénariste officieux d'Hergé et le modèle de Mortimer le personnage de E.P. Jacobs.
Je m'emmerde au boulot où tout le monde fait profil bas depuis le tremblement de terre de vendredi.
16:55
Vendredi, j'ai claqué la porte. Marre de me faire prendre pour un con et marre d'être exploité et traité comme de la merde. Je fais mon mois de préavis et je me taille. Je ne peux plus supporter sa façon de travailler, l'odeur de ses gitanes brunes et la façon dont il te demande le matin si la vie est belle:
"Non, la vie elle est pas belle quand tu es dans les parages, connard!".
La vie, elle est belle lorsque tu prévois de ne rien faire pour ton anniversaire et que trois jours avant tu décides tout de même d'aller au restau. Tu te retrouves 15 dans une pizzeria à rigoler et à se chambrer mutuellement.
Merci les potes et la famille pour les magnifiques cadeaux (La maison des feuilles, une litho de Jean-Jacques Peyraud, la place du concert d'Interpol, un super débardeur, deux bouquins de SF, une boîte de paté (sic), des chaussettes, un pyjama etc.).
Ca y est, j'ai 27 piges.
Et je suis bientôt sans emploi.
Envoyez vos dons!
Sinon, pour ceux qui voudraient écouter une vieille démo de Mars Hotel, c'est par ici.
On y chante faux et la boite à rythme ne vaut pas Neult, mais c'est mieux que rien.
En attendant mieux...
J'ai vu Signes et je suis un peu déçu. On nous y rejoue une guerre des mondes intimistes pour parler de la foi d'un type comme on le ferait dans le pire des téléfilms américains. Certes, il y a d'excellents moments de tensions et Shyamalan sait créer une atmosphère, mais ce putain de mysticisme américain à deux balles me court sur la rondelle. J'en peux plus de voir des fictions nord-américaines avec des gens qui croient en Dieu.
A croire que les autres n'ont pas droit à être représentés.
Non, sérieusement, qui a encore la foi de nos jours??
11:54
Les éditions Niffle continuent leur politique de réédition de grandes séries en noir et blanc et dans un format inhabituel. C’est l’occasion rêvée de poser un autre œil sur Spirou, Jeremiah et maintenant Blueberry dont le premier volume contient les quatre albums initiaux de la série.
Au commencement, il y eu une rencontre ; celle de Jean-Michel Charlier, alors scénariste reconnu, avec Jean Giraud, jeune illustrateur envoyé par son mentor Joseph Gillain, plus connu sous le nom de Jijé. Le dessinateur aime la science-fiction et le western, mais le scénariste lui rétorque que la SF ne l’intéresse. Ce sera donc l’ouest américain qui sera le décor des aventures de Mike S. Blueberry. Pourtant, « à l’origine, le personnage principal de Blueberry devait être Fort Navajo et non le lieutenant Blueberry lui-même » explique Giraud dans son autobiographie Histoire de mon double. Mais c’est véritablement le personnage au nez cassé dont le visage (tout au moins au début) s’inspire de celui de Belmondo qui va devenir le véritable (anti)héros de la série.
Depuis 1965 et la sortie du premier album Fort Navajo, le succès ne s’est jamais démenti. Découpée en plusieurs cycles, la série s’est, au fil du temps, peuplée d’une formidable galerie de personnages, d’Angel Face à Chihuahua Pearl, de Prosit Luckner à Guffie Palmer. Commencée comme un feuilleton basé sur l’action, Blueberry s’est enrichi au fur et à mesure des parutions. C’est d’abord le personnage titre qui s’est complexifié et qui est passé de Lieutenant dans l’armée à rebelle à la barbe de trois jours recherché par le pays entier et, plus surprenant encore, aux problèmes amoureux insolubles. Ensuite, ce sont les protagonistes qui l’entourent qui ont acquis aussi une épaisseur inhabituelle dans la bande dessinée d’aventure et qui ont fait passer la série de bande tout public à véritable œuvre pour adulte (ce phénomène s’est même accentué depuis la mort de Charlier). Les thèmes aussi sont devenus plus matures et les intrigues se sont complexifiées. Bref, Blueberry a toujours été une série en mouvement et ce malgré la biographie du personnage, déjà écrite par Charlier et livrée à ses lecteurs en introduction du Spectre au balles d’or. On sait donc déjà que Blueb’ va mourir dans son lit pendant la prohibition. Pourtant, malgré ce qui pourrait passer pour une contrainte, le personnage semble avoir de multiples vies. En témoignent les séries parallèles : La jeunesse de Blueberry, Marshall Blueberry et le projet avorté qui devait être dessiné par Boucq, Blueberry 1900. La constellation Blueberry va même s’enrichir d’un film de Jan Kounen déjà tourné et dont la sortie est prévue courant 2003.
La richesse de cet univers ne doit pas nous faire oublier qu’au départ, tout n’est pas gagné d’avance pour cette histoire qui se situe dans les paysages désertiques de l’ouest américain et dont l’empathie avec les indiens est plutôt à contre-courant (le temps du revirement symbolisé par Danse avec les loups est encore loin). La série n’est pas encore très originale et le trait de Giraud subit encore la forte influence de son aîné Jijé. C’est d’ailleurs lui qui réalise la couverture du premier album. On chuchote même qu’il aurait œuvré sur les pages 33 à 38 de Tonnerre à l’ouest et qu’il aurait réalisé 20 planches du Cavalier perdu durant une escapade de Giraud. La réédition que nous offre Niffle nous permet donc d’apprécier les débuts et la formation de celui qui n’est pas encore le génie que l’on connaît. Le trait n’est pas encore aussi fin et les décors moins beaux qu’ils vont le devenir, mais on sent déjà une patte, une envie, un désir d’aller toujours plus loin dans les décors, les personnages ou la mise en page de certaines situations. Le noir et blanc donne une plus grande importance au trait et permet d’apprécier différemment les quatre premiers albums.
Le scénario de Charlier, avec le recul, surprend par son rythme et son efficacité (que j’avais presque oubliés à force de lire tous les mois des dizaines d’albums qui ne lui arrivent pas à la cheville). On est encore loin de la complexité et de la nervosité de cycles ultérieurs, mais la machine fonctionne déjà très bien. Tout ce qui va faire le succès de Blueberry est déjà en germe, y compris l’humour qui est aussi pour une part du plaisir de lecture (et d’ailleurs l’absence d’humour dans certains albums accentuera la tension d’une façon terrible dans un superbe effet de style).
A la relecture, les débuts de Blueberry sont donc à la fois classiques et étonnants. On sent poindre le chef d’œuvre par certains petits détails (facile à dire avec ce que l’on sait maintenant) tout en restant dans un certain type de bande dessinée des années 60. Le plus réjouissant reste tout de même le reste de l’édition intégrale à venir et surtout les nouveaux albums de Blueberry d’un Jean Giraud qui a repris avec brio les destinées de la série à la mort de Charlier.
La vie de Blueberry ne peut plus être conçue comme une continuité. On doit pouvoir arriver à une vision plus globale : sa naissance, son enfance, sa jeunesse, son âge adulte, sa vieillesse et sa mort. On doit même pouvoir envisager, à travers son fils, de se projeter dans le futur.
Vous savez ce qu'il y a de plus énervant?
C'est que je suis constamment entouré de personnes qui créent et dont certaines arrivent, en plus, à en vivre. Et puis, je croise pas mal de dessinateurs (je suis jaloux et presque haineux face à ces gens qui ont le talent que je n'aurais jamais; je ne suis qu'un dessinateur frustré, c'est pour cela que j'écris). Tiens, pas plus tard que ce matin, un dessinateur du coin qui est aussi prof d'arts plastiques m'annonce qu'un de ses meilleurs potes est Richard Isanove, le coloriste de la mini-série Origins entre autres, et qu'il est du coin. Pour tout dire, je ne savais même pas qu'il était français...
C'est énervant tout ces gens qui arrivent à créer des mondes avec un crayon.
Je suis plongé dans la biographie d'Hergé de Benoit Peeters. C'est marrant comme c'est souvent les gars de la même branche qui font les bios de leurs illustrent ainés. Peeters est un grand scénariste belge et il travaille sur le plus grand bédéaste de son pays. Sa bio est passionnante, ni hagiographique, ni féroce. Elle remet pas mal de choses à leur place et comme toutes les bonnes biographies, se lit comme un roman.
Tiens, ça me fait penser à la bio de Thelonious Monk par Laurent de Wilde, pianiste de jazz lui aussi.
On pourrait croire que je suis un jeune con qui n'écoute que de la musique calibrée pour les jeunes cons, mais en cachette, lorsque personne ne me regarde, je me passe un vynil de Thelonious Monk et croyez-le ou non, j'adore cela. C'est une sorte de pêché mignon et c'est d'autant plus bizarre que je n'écoute que trés peu de jazz, en dehors de lui (quelques Parker ou Davis, j'ai même eu une période Wheather Report, mais c'est passé).
Tout ça pour dire que la bio de Monk est aussi un must read.
Ugo m'appelé tout à l'heure et il m'a bluffé. A peine j'avais raccroché, qu'il rappelait pour me dire:
"Tu sais, pour ta nouvelle, j'ai pensé à un truc..."
Trop fort, le mec.
C'est pas comme moi. Je bloque sur mon texte pour l'antho rétro-futur et cela ne m'était jamais arrivé de la sorte. J'ai l'univers et les personnages, mais je n'arrive pas à commencer. D'habitude, même si je n'ai pas d'intrigue, j'arrive à écrire une scène qui ne sera pas forcèment dans le produit fini, mais qui me permet de bosser avec le matériel dont je dispose.
Cette fois, que dalle! La putain de page blanche.
Trois nouveautés intéressantes, ce mois-ci, et toutes chez Marvel France. L’hexagone est envahi, avec le retard due à la traduction, par les changements de fonds apportés par Joe Quesada depuis qu’il est à la tête de la maison des idées.
Le premier exemple de ce mouvement est l’X-Men hors série n° 10 qui reprend le dernier annual X-Men américain. J’entends dernier comme ultime puisque il n’y aura dorénavant plus de numéros de ce type. A la place, les lecteurs américains (et par ricochets, les français) auront droit à plusieurs numéros en plus de la série régulière. Pour ce dernier annual, la Marvel a frappé fort en publiant le titre dans un format à l’italienne. On retrouve donc Grant Morrison et Leinil Francis Yu aux commandes d’un objet qui sort de l’ordinaire et dont l’intrigue prend place dans la continuité de la série. On découvre, dans ce numéro, de nouveaux adversaires pour les mutants et une nouvelle recrue aux pouvoirs plus qu’étonnants. Morrison regorge d’idées toutes plus folles les unes que les autres et fait de X-Men (dont on fête le numéro le plus érotique ce mois-ci, le n°69), la série du moment. Je devrais peut-être dire « les » séries du moment car la version Ultimate des mêmes personnages par Millar et Kubert est d’un aussi bon niveau bien qu’un brin moins folle.
La ligne Ultimate s’enrichit d’une nouvelle série baptisée simplement Ultimates et présidée par Mark Millar et Bryan Hitch. Il s’agit d’une nouvelle version des vengeurs qui dans ce que l’on peut en voir dans les deux épisodes proposés dans le numéro 1 s’annonce comme réjouissante. Les personnages y ont l’air complexes, névrosés et semblent évoluer dans un cadre plus réaliste que la série régulière. Rien de révolutionnaire, mais le point de vue que Millar a choisi pour ces nouveaux vengeurs est un peu plus dans l’air du temps et dans la mouvance des super-héros qui dominent le monde.
Dans le genre cadre différent, mais nettement moins sérieux, le numéro 4 de Marvel Manga nous montre différentes versions des super-héros de la maison des idées cuisinés à la sauce manga (en vérité à l’image de l’idée que ce font les américains des bandes dessinées japonaises). Graphiquement assez pauvre, on retiendra surtout de ce numéro quelques idées très originales et qui exploitées autrement pourraient devenir de bons cadres narratifs. Ainsi, on apprend comme Reed Richards fait pour être si intelligent et cette théorie est aussi réjouissante et fraîche qu’elle est farfelue. Passé cela et en dehors de l’effet de nouveauté, on n’est guère transporté par ces histoires.
Finissons en notant un épisode très inhabituel de Spiderman dans le numéro 33 (sous une couverture de Kaare Andrews). Peter Parker parle avec sa tante durant 22 pages sans que la moindre scène extérieure d’action vienne leur couper la parole. Chapeau M. Straczynski !
Nuff’said.
La répétition s'est super bien passée. Nous avons travaillé chaque morceau en prenant le temps qu'il faut et certains sont ressortis transfigurés. Nous n'avons même pas eu le temps de nous pencher sur la reprise programmée de When you sleep des My Bloody Valentine.
Ha, au fait, j'ai une nouvelle copine...
Elle s'appelle Manon et est mignonne comme un coeur.
Elle a deux jours.
Et le bonheur de ses parents fait plaisir à voir...
19:39
Jeudi soir, soirée sympa chez Vince. Bonnes pâtes, bières et petit vin rouge sympathique...
Hier soir, Guinness au O'Rowlands, où la bière est bonne, mais peut-être un peu trop fraîche.
Répét' cet après-midi. Je vais faire une liste et on va essayer de vraiment travailler morceau par morceau.
Lu les trois premier épisodes de The Filth, la dernière création de Grant Morrison (courtesy of Patrick, l'homme aux piles... de comics!).
Pour le moment, difficile de se faire une idée. C'est pas mal, mais le fait que des personnages sortent des cases et se rendent compte qu'ils sont dans une BD ne me dit rien qui vaille. En effet, c'est un classique chez Morrison.
Le recueil de Gaiman est fini, snif. La dernière histoire, Neige, verre et pommes est carrément géniale. Voila une idée fabuleuse exploitée de manière superbe. S'il n'y a qu'un texte à lire dans ce livre, c'est celui-ci. Et pourtant, je ne suis pas trés conte de fées...
12:15
André-François se met lui aussi à raconter des rêves bizarres. Et en plus, je suis dedans. Content de ne pas être seul à livrer mes bizarreries sandmaniennes...
Apparemment, mon post sur Dick n'a pas été pris au sérieux. Ben, merde!
Enfin lu la nouvelle de Gaiman, Les mystères du meurtre, dont Patrick me parle depuis longtemps. En effet, elle est trés bonne et il me tarde de voir l'adaptation en BD, que ce même Patrick doit traduire (ou qu'il a déjà traduite, je ne sais plus).
Il ne m'en reste plus qu'une avant de finir le recueil Miroirs et fumées dans lequel j'ai pris beaucoup de plaisir à picorer. Dommage...
17:41
J'avais déjà parlé de McLusky, ce trio punk au bon esprit il y a quelques temps.
Ben depuis, j'ai redécouvert cet album et je l'écoute en boucle. C'est sauvage, instinctif, bruyant et ça hurle dans tous les sens. Bref, c'est bon. It smells like Come on pilgrim et les paroles sont drôles...
We take more drugs than a touring funk band. Sing it! 17:57
Dupuy et Berbérian ne sont plus les seuls maîtres de la mise en scène du quotidien et du trait stylisé visant l’efficacité narrative. Andi Watson nous ravit avec Breakfast after noon, l’histoire d’un jeune couple d’anglais aux prises avec une société qui ne tourne pas rond et qui n’offre qu’un avenir limité. Sur un sujet plus sombre et plus délicat que ceux habituellement traités par les auteurs français de Monsieur Jean, Watson excelle à rendre l’ennui et les difficultés de Rob dans sa vie quotidienne qu’elle soit affective ou professionnelle. Avec ces quelques traits d’humour et malgré son happy end trop prévisible et systématique dans ce genre d’œuvres, Breakfast after noon est une très belle bande dessinée empreinte d’une grande sensibilité et d’une forte maîtrise.
15:41
Vendredi soir, concert à Barbey. Kaolin, un groupe français qui fait de la pop un peu noisy entre Muse et Slowdive. Pas mal.
Derrière, c'était les fous furieux de Chokebore, énormément assagis, mais dont les fulgurances soniques et physiques font toujours plaisir à voir.
Samedi, Jacques Arbeau m'offre des illustrations de SF des années 60 à la fois kitsch et fabuleuses. Il me montre sa correspondance avec Paul Bérato. Un femme essaye de gérer l'héritage livresque et la mémoire l'auteur et s'intéresses donc à ses lettres, mais il ne veut pas les faire lire: "Tu comprends, il me parle de gens qui sont encore vivants et me raconte des histoires les concernant...". J'ai juste pu lire la dernière lettre qu'il lui ai envoyé où il explique qu'il ne peux plus écrire et que ses "nerfs lachent".
Sinon ballade dans la petite ville et achat d'un album de chansons des Beach Boys choisies par Brian Wilson lui même.
Hier, répétition assez calme. Cela commence à venir. Il y a de grandes différences de niveau entre certains morceaux. L'ensemble devra être plus cohérent à l'avenir.
10:43
Richard Vance Corben est né en 1940 à Anderson dans le Missouri. Après des études à l’Institut d’Art de Kansas City, il commence à travailler dans l’animation à la Calvin Communications Inc., où il s’occupe surtout de publicité. Parallèlement, il offre quelques uns de ses travaux à des fanzines et commencent à y raconter des histoires en bande dessinée en 1968. Son style graphique y fait merveille et c’est donc tout naturellement qu’il va entrer dans le marché de l’édition underground en publiant principalement des histoires courtes pour les éditeurs Last Gasp et Rip Off Press. Cette période de production intense lui permet de multiplier les expérimentations et de se lancer dans la couleur directe avec une histoire devenue culte : Cidopey ( que l’on retrouvera quelques années plus tard au sommaire de Métal Hurlant n° 1). Réellement révolutionnaire, sa technique de couleur reste personnelle et inégalée.
C’est lors de cette même année, en 1971 qu’il rencontre, lors d’une convention de science-fiction, Jan Strnad qui deviendra son scénariste attitré et quasi-exclusif. Le tandem va ainsi réaliser un grand nombre d’histoires courtes sur de nombreux supports.
En 1970, le premier numéro de Fantagor, magazine lancé par Richard Corben, a été un échec retentissant : trop beau et de trop bonne qualité par rapport au prix de vente. Ne cédant pas aux sirènes des grosses maisons de publications (DC et Marvel), il abandonne néanmoins son emploi chez Calvin et commence à pas mal travailler pour Warren Publishing, dans leurs magazine Creepy, Eerie et Vampirella. Il y perfectionne sa technique de mise en couleur et réalisera environ 400 planches en quatre ans pour ces trois magazines. Il produit énormément d’histoires courtes tout seul ou avec des scénaristes, mais c’est paradoxalement dans une autre production, Grim Wit n°2, en 1973 qu’il crée son personnage le plus connu et certainement le plus emblématique de sa production pour le grand public : Den.
Cette série sur une jeune homme qui se retrouve dans un monde parallèle où il est un géant hyper-muscleux se baladant nu et convoité par des femmes aux seins hypertrophiés est celle qui va apporter à Corben le plus de reconnaissance. L’auteur laisse libre court à ses fantasmes d’adolescents et met en scène un monde qui doit autant à Robert E. Howard qu’il s’en éloigne radicalement par une certaine finesse de propos et de mise en scène. Corben reviendra souvent à cette série qu’il semble affectionner tout particulièrement.
Repris avec sa suite dans le Métal Hurlant français, la première série Den va permettre à l’auteur de toucher un plus large public de connaisseurs et surtout de montrer réellement, grâce à la qualité du papier, ses talents de coloriste. Par un effet boomerang, la série aidera à sa reconnaissance à venir dans son propre pays. Un segment du film d’animation Métal Hurlant sera même consacré à Den et l’affiche américaine le met en scène… revêtu d’un pagne.
Ensuite, la déferlante Corben va arriver en France avec des albums comme Les milles et une nuits, Monde Mutant et Den Seconde époque pour ne citer que ceux là. Des Humanoïdes associés dans les années 80 aux éditions USA pour la décennie suivante, les publications en français continuent sans relâche bien que les tirages ne soient pas extraordinaires.
Depuis quelques années Corben a changé de cap et accepte de travailler pour les gros éditeurs (c’est à dire ceux qui font du super-héros). Il commence chez Dark Horse avec la mini-série Aliens Alchemy traduite chez nous aux éditions de Toth qui publieront aussi le passage du maître sur Hellblazer. En compagnie de Brian Azzarello, il y met en scène John Constantine enfermé dans une prison et se tire de ce projet avec les honneurs même si l’univers développé est aux antipodes du sien. C’est chez Marvel qu’il travaille en ce moment. Après la sortie de Banner, on va le retrouver sur Cage, une mini série sur le super-héros qui a inspiré à un certain Nicholas Coppola son pseudonyme.
Corben est un cas à part de la bande dessinée américaine. Surdoué graphique, il est à l’origine d’une technique de dessin et de mise en couleur complètement personnelle et inimitée (car certainement inimitable). Son statut de dessinateur culte vient de son style reconnaissable entre mille et de son univers personnel qu’il utilise pour raconter des histoires originales. Bizarrement, il semble ne pas avoir une grande influence sur les nouvelles générations d’artistes même si son talent et sa maîtrise technique sont reconnus. A la fois produit d’un certain underground dont il ne fait pas partie, Richard Corben est peut-être en train d’essayer de concilier l’inconciliable en travaillant sur des séries de héros existants et en y apportant sa patte. Le grand fossé entre deux visions de la bande dessinée américain peut se combler de la sorte… ou pas.
Minority Report a été encensé par la critique qui a cru y voir du fond.
L'univers et la réflexion de Dick y sont à peine effleurés. On a droit à de l'action bien foutu, un monde futuriste novateur, une intrigue de roman noir qui tire sur la corde vers la fin, mais surement pas à une adaptation fidèle de Dick (de toute façon, c'est impossible).
Le personnage le plus intéressant et peut-être le plus dickien est celui de la précog qui pose pas mal de questions (dommage que les réponses suivent d'ailleurs) et dont la caractérisation est parfaite.
Pour rester dans l'univers de l'auteur, on regardera, ce soir, la soirée spéciale sur Canal Jimmy qui propose une interview du maître à Metz en 77 (vous savez, lorsqu'il avait une croix énorme sur le torse et qu'il a fait un discours qui a fait un tollé).
10:19
Hier au journal du cinéma de Canal +: petit reportage sur Dick avec l'auteur de SF de service, Spinrad, dont le français est tellement mauvais qu'il était tout de même doublé. Assez drôle.
Aujourd'hui, une bonne nouvelle. Jean-Pierre Dionnet reprend sa chronique dans Métal Hurlant et avoue qu'il était Joe Staline. Tout le monde le savait déjà; je lui en avais même parlé à Nantes, l'année dernière.
Il a bien changé, mais il nous déniche néanmoins des choses folles et belles qui viennent de tous les coins du globe.
Je vais enfn pouvoir lire cette chronique en temps réel car je n'ai jamais acheté la revue lorsqu'elle paraissait (elle a commencé avant ma naissance). Mais j'ai bizarrement eu l'impression que le gars s'adressait tout de même à moi et ce, qu'elle que soit la distance temporelle qui nous séparait.
Mini série indépendante de la continuité reprise ici en un album, Banner réunit le talentueux scénariste de 100 bullets, Brian Azzarello et le maître incontesté de l’aérographe, le dessinateur culte et underground de Den : Richard Corben.
L’alliance de ces deux artistes est un ravissement. L’intrigue traite Hulk comme une force brute, sauvage qui fait des milliers de morts et Banner comme un type qui essaye de se débarrasser de sa malédiction sans jamais y parvenir. Bref, un traitement plus réaliste pour le géant vert qui revient au sources du personnage et qui exploite certains aspects sous-employés par les artistes de la série régulières (peut-être pour des raisons de lectorat trop jeune).
Le dessin de Corben excelle à rendre la sauvagerie de Hulk qui éclate dans chaque scène d’action. La fin du recueil est un grand moment et offre une conclusion qui a la saveur d’antan des histoires d’horreur à chute des années 50.
Hier, en vue de la répét' d'aujourd'hui, je me suis dit qu'il fallait que je termine un morceau qu'avait commencé Vincent. J'empoigne donc ma guitare et je me rends compte que je ne me souviens plus des accords du maître guitariste.
J'suis alors parti sur autre chose et j'ai longtemps galéré pour trouver un refrain potable au nouveau morceau appelé Timmy Toon (ne me demandez pas pourquoi, j'en sais rien).
On le teste tout à l'heure...
Hier soir, soirée d'anniversaire de trois personnes à la fois (ça en fait du monde, et que du beau). Pas trop d'excés, mais une bonne petite ambiance sympathique.
David Calvo a gagné le prix Julia Verlanger pour son roman Wonderful et je suis persuadé qu'il est mort de rire quand Olivier Paquet le félicite publiquement.
Moi, en tous cas, je le suis...
Hier, petit concert du nouveau groupe de Kim: lo-fi merdique qui semble ne pas se renouveler depuis 10 ans. Et pourtant j'aime bien la Lo-fi.
Ensuite, c'était Poc, un groupe d'Hagetmau (pas banal) qui a trop écouté Noir Désir. Not my cup of tea...
On a rencontré le patron d'un label qui a un studio et où nous sommes susceptibles d'aller enregistrer une démo vers le mois de novembre (si nos emplois du temps nous le permettent).
Avant cela, Momo m'a bien fait rire avec son emportement contre les gars qui ne traduisent pas les titres de film en français. Je lui disais que c'est débile de ne pas traduire Minority Report et il m'a répondu : "Ouais, ben quand j'étais petit, ça me faisait chier car des fois, ils traduisaient American Ninja 3 par American Warrior et on ne savait plus on l'on en était".
Michael Dukikoff is not dead.
Sinon, enfin lu The amazing screw-on head de Mignola, qui semble être une parodie des aventures fantastiques de son Hellboy. C'est bien barré et situé dans un univers trés trés bien rendu en peu de temps. Du bel ouvrage!
Encore un rêve bizarre, trés trés proche du cauchemar: j'étais en taule pour trois mois et j'essayais d'y survivre...
Il y a deux nuits, je rentrais chez moi et découvrais que l'on m'avait cambriolé. Les voleurs avaient fait ça bien; ils avaient même passé la serpillière.
Samedi, c'était la crémaillère du nouvel appart de Vincent et Delphine et nous avons regardé un concert vidéo de Ride...
J'ai pris dix ans dans la gueule en quelques minutes et depuis, j'ai Polar Bear et un autre morceau dont je ne me souviens plus le titre dans la tête.
Cette nuit, j'ai rêvé que je discutais avec Patrick Raynal, de plus en plus bizarre.
Jacques Arbeau m'a appelé, hier. Il est en train de ressortir de ses cartons trente années de correspondance avec Paul Bérato.
13:19
J'ai encore fait un tour dans l'atelier où bossent Richard Guérineau, Marc Moreno et Fabien Laouer qui réalise son premier album pour Delcourt. Atmosphère conviviale et créatrice.Que j'aimerais bosser dans un tel cadre, à la fois cool et dans lequel l'imagination peut s'épanouir.
Pourquoi n'existe-t-il pas d'atelier d'écrivains?
Je vois ça d'ici: moi, en train d'écrire entouré de quelques potes à l'activité similaire...
Je connais pas mal de ceux qui lisent régulièrement ce blog et ce sont des gens biens. Et pour cause: ce sont mes potes!
Mais cela fait plaisir de voir que des gens de qualité que je ne connais pas viennent aussi se perdre par ici.
Xavier Mauméjean m'a ainsi écrit car j'avais parlé de son livre, La ligue des héros. Il a clarifié un point sur lequel je n'étais pas sûr. Ca me fait vachement plaisir, moi, que des "vrais" écrivains lisent ce qui est écrit sur ce fond gris...
Hier, balade dans la ville avec ma brune: je croise Thierry qui essaye d'échapper à l'ennui de son bled, puis visite au grand théâtre. Le bâtiment est immense extérieurement et l'intérieur est magnifique. Seule bizarrerie, les salles autour de celle qui sert aux concerts sont presque plus grande que le théâtre lui-même. Vraiment, j'ai trouvé la pièce où se trouve la scène trop petite. J'avais vu le même style d'architecture dans un théâtre à Bristol où j'étais allé voir The Hobbit, mais la salle était beaucoup plus grande. Faudrait que j'aille voir un opéra pour voir le lieu en situation.
10:56
Variety reported Thursday that the Pulitzer Prize-winning The Amazing Adventures of Kavalier & Clay autohor Michael Chabon will rewrite The Amazing Spider-Man, the sequel to this summer’s $400-plus million (domestic) box-office champ.
The Hollywoord trade reports the deal is potentially worth in the mid seven figures.
Stars Tobey Maguire and Kirstin Dunst are already signed for the sequel, as is director Sam Raimi and producers Laura Ziskin, Avi Arad and Ian Bryce. It's set to begin shooting early next year and is slated for a May 7, 2004, release.
Alfred Gough and Miles Millar, creators of Disney's Shanghai Noon franchise, were originally inked to pen the sequel. David Koepp, who received sole screenplay credit for the first film, also wrote a draft.
J'ai encore rêvé de zombies l'autre nuit. J'étais isolé dans une maison et la dernière image de ce cauchemar qu'il me reste est celle d'une Denise Fabre zombies frappant avec sa tête contre ma porte vitrée. Brrrr! Froid dans le dos.
Et puis, quelques nuits plus tard, j'ai rêvé que le nouveau premier ministre de notre beau pays était Jean Patrick Manchette. Il avait fait semblant d'être mort et avait continué d'écrire pendant ce temps. Et puis, pouf, il réapparaissait et devenait premier ministre.
Lu La ligue des héros de Xavier Mauméjean.
Bon petit roman rempli de culture populaire et de références savoureuses avec tout de même un twist final à la Dick qui fait dater un peu la chose (j'espère que c'est voulu) et qui donne l'impression que l'on vient de lire les aventure de Raggle Gumm.
Par contre, pas pu finir L'intersection Einstein de Delany. Trop marqué sixties et pas franchement passionant à mon goût. J'en attendais peut-être trop.
15:57
Week-end de merde, passé à dormir: sale rechute. Pas la peine d'être à Paris pour ronquer.
Je suis tout de même allé bouffer dans un restau grec avec Fred et deux de ses amis, lundi soir. Nous nous somme balladé à pieds et en voiture: agréables déambulations. Pour une fois, j'ai vu la tour Eiffel, comme un touriste de base.
Rencontré Gwen de Bonneval pour le boulot: c'est l'auteur de Samedi et Dimanche et de l'excellente série jeunesse destinée aux grands: Basile Bonjour. Trés sympa et bonne vision du métier. Un type à suivre...
11:56
J'ai vu Sandrine Revel l'autre soir sur Arte, en train de vendre son bouquin: Le 11° jour.
C'est con parce que c'est le genre de produits sur lesquels les télés font des reportages alors que la BD en question ne mérite même pas plus de 15 lignes dans une revue spécialisée. Evidemment, comme cela parle du 11 septembre et que l'auteur était à New-York durant les attentats (comme des millions d'autres personnes qui n'en font pas un bouquin pour autant), alors on en parle.
Delcourt la joue bien en sortant l'objet un an après les attentats.
Reste que la BD est mauvaise, malgré les dessins sympas. Encore un coup de marketing. Je suis sûr qu'elle va en vendre.
Moi je me plais à imaginer ce que Joe Sacco aurait pu faire sur le même thème...
14:06
J'ai fini mon texte sans résoudre mon problème. Je voulais intégrer une petite allusion qui aurait pu faire douter du statut du personnage principal, mais je n'ai vraiment pas eu le temps de m'attarder sur le problème. C'était vraiment pressé, dommage.
J'espère que la nouvelle tient tout de même assez la route pour publication.
Ca s'appelle Trinité et ça parle de sexe, de drogue, de rock'n roll, de violence, d'écrivains de science fiction et de folie.
C'est assez atypique par rapport à ce que j'ai fait jursqu'ici, mais je pense avoir trouvé une voix et un point de vue qui m'ont permis de dire ce que je voulais. Maintenant, ce n'est plus à moi de juger.
Continuez à regarder les planches et à donner vos impressions (elles nous intéressent).
17:23
Décidément, je ne suis vraiment pas doué. Toujours des problèmes avec les images; je vais essayer de régler cela dans les plus brefs délais (en langage ginolien: putain, fais chier, chuis dans la bouse et j'y arrive pas, informatique de merde!).
Que ceux qui rient sous cape en se disant "c'est pourtant pas bien compliqué" soient maudis jusqu'à la 502° génération.
Bon, à part ça: Boulot de ouf (ceci explique le peu d'updates) et départ pour Paris samedi, jusqu'à mardi.
La nouvelle pour Bauduret est quasiment boucléée. Je me débat avec des problèmes d'identité du personnage principal, un twist entre créateur et créature. Pas simple.
Acheté le premier album d'Interpol, un groupe de NY, entre Joy Division et... Joy Division. Non, vraiment j'arrive pas à y coller d'autres étiquettes. C'est pas mal, pas trop mélodique, mais tout de même assez inventif au niveau instrumental pour passer sans problèmes.
Ils passent bientôt à Bordeaux.
Ecouté le dernier Coldplay, une seule fois. J'ai trouvé vraiment sympa, bien que je m'attendais à quelque chose de moins calme. Il faut que j'y replonge pour être tout à fait sûr. Par contre, je ne supporte plus le single In my place. Overdose.
17:31
Shaolin Soccer est vraiment drôle. Plus dans la lignée des ZAZ que ce à quoi je m'attendais. Du délire pur et simple.
Lu Fantomas, style moderne, le bouquin qui accompagnait la rétrospective du héros sans visage à la cinémathèque (ou à Beaubourg, je sais plus). Passionant. moi qui n'aimait pas les films d'Hunebelle et qui ne m'était donc jamais intéressé au personnages, j'ai été vraiment agréablement surpris et intéressé. En plus Etienne m'a dit que les films de Feuillade étaient toujours regardables. Le DVD me démange.
Grant Morrison a utilisé un personnage dans le style de Fantomas dans un des derniers New X-Men. Me tarde de lire cela.
Thomas Bauduret est intéressé par le début de texte que je lui ai fait parvenir pour son antho. Il va donc falloir que je me dépêche de finir, mais je crois que cela en vaut vraiment la peine.
13:42
Vendredi soir, la piste de bowling qui ne fonctionnait pas m'a passablement énervé. Heureusement que le magret du Palatium était bon.
Samedi, rencontre avec un vieux de la vieille. Jacques Arbeau est un dessinateur qui a débuté dans les années 40 et qui a oeuvré dans bons nombres de publications populaires. Il a fait de tout: de l'historique à la SF en passant par l'humour et souvent sur des scénarios de Paul Bérato dont j'ai déjà parlé içi. C'est d'ailleurs ce dernier qui a lancé sa carrière de dessinateur.
Le gars à 76 ans et est trés gentil. Intarissable sur son travail, ses amitiés (il est pote avec Uderzo, tout de même) et ses diverses expériences, il semblait trés content que quelqu'un vienne le voir et s'intéresse à sont travail. Plus un artisan qu'un artiste (plus par nécessité que par choix d'ailleurs, tant il fallait produire pour vivre) quelques uns de ses travaux réalistes, notament dans le domaine de la science-fiction des années 60 valent vraiment le détour. Evidemment, on ne trouve quasiment rien de lui en album car toute sa production a été effectuée dans des fascicules bon marché.
Je suis resté béat devant quelques unes de ses illustrations et il m'a promis de me faire de bonnes copies. Vraiment gentil.
Dans la foulée, je suis resté une bonne demi-heure au téléphone avec Ugo. Il est plein de projets (et notament un dont il ne faut pas parler, mais qui me fait déjà saliver) et il me tarde de le voir. Ce genre de conversations est assez boostant pour le boulot et il faut que je prenne de vrais, bonnes résolutions de rentrée. La réalité risque de les terrasser assez vite et l'écriture en pâtira comme toujours. Et pourtant, il faut que je me motive...
18:10
Découvert par Von Reichenstein en 1783 à Sibiu (Roumanie)
Signification : Latin tellus = terre
Composé blanc argent généralement obtenu sous forme d'une poudre grise; Semi-métal. Brûle à l'air ou à l'oxygène, n'est pas affecté par l'eau ou HCl mais se dissout dans HNO3.Utilisé dans les alliages pour améliorer la façonnabilité, produits chimiques, catalyseurs et composés électroniques.
Un nouveau morceau, hier soir (il n'est pas tout à fait fini mais bon), un autre à l'instant; je ne sais pas ce qui m'arrive.
Période de créativité intense, bof je sais pas d'où cela peut venir. Tout ce que je sais c'est que dès que je prends une guitare, le premier accord que je fais me fais penser à un autre et j'enchaîne trés vite sur une mélodie. C'est souvent comme cela, lorsque l'on ne cherche pas à composer, que cela sort. Quand ça m'arrive, je suis obligé de continuer et de finir le morceau. Et je suis vraiment content de celui de ce soir. Un truc assez rapide, dans l'esprit de Sooner, trés pop, trés simple avec trés peu d'accord mineur, mais ce sont eux qui font la différence.
Donc, on récapitule. Pour la prochaine répét, j'arrive avec 4 nouveaux morceaux: Celui de ce soir (pas encore de titre), Bitter ways un mid-tempo au refrain qui péte, Pretty Stain II co-écrit avec Vince et I'm tired, une chanson assez lente qui risque fort de ne pas supporter le passage à l'électrique.
Dans le deuxième tome de Bellagamba de Cabanes et Klotz, les personnages vont au Mars Hotel, un trois étoiles près de la tour Eiffel.
Mars Hotel-Bellagamba
Il est toujours agréable de voir des personnes que l'on ne rencontre que trop peu souvent.
J'ai déjeuné avec Etienne et sa charmante fiancée Florence. Evidemment, nous avons parlé d'un peu de tout, mais surtout de ce qui nous passionne et comme d'habitude, cela a été trés intéressant. L'humour du gars est intact et la gentillesse est extensible au couple.
Etienne ne sera pas à Nantes cette année à cause du bébé qui arrive bientôt. C'est chiant de ne pas pouvoir voir aussi souvent les personnes que l'on voudrait.
Je vais vraiment aller à Limoges un de ces quatre. Beware!
Une nana a appelé tout à l'heure car elle prépare une émission pour une radio de Mont-de-marsan sur les super-héros. Je lui ai lâchement refilé l'e-mail de Patrick.
Viens de finir un nouveau morceau que je vais appeler Bitter ways.
And now, something completely different!!
Il n y a plus de net en syrie pour un petit moment. Des problèmes de licence.
Je t'explique: l'Etat a besoin d'argent alors il fait passer une licence à tous les cyber cafés, licence trés dure à avoir au point de vue administratif (backshish et tout ) et quand tu passes le barrage administratif il faut payer une somme incroyable, il est en train de faire le
même truc avec les voitures, genre il faut payer une somme de ouf pour pouvoir conduire ta voiture, pendant deux mois les utilisateurs de voitures n'ont pas pu les utiliser, ils ont enfin decidés de faire payer une somme d'appoint avant de décider de la vraie somme. La somme d'appoint était de 100000 livres syriennes ce qui fait pas mal (multiplie par le nombre de voitures...)
Donc là je profite du net d'une amie mais elle a une ligne 56 k alors je ne vais pas abuser...
Je vais voir une ceremonie de derviche tourneurs ce soir dans la vieille ville d'Alep, la plus vieille partie de la
ville.
Plus d'info quand les cybers reouvriront...
J'ai déjà reçu la suite et, foi de Gino et comme dirait Mica, ça tape!
Aujourd'hui, je suis allé à la gare routière pour prendre mon billet pour Alep, la ville de la musique, cette ville détient le monopole de la musique savante et les gens y sont trés connaisseurs. Ils peuvent juger les musiciens avec beaucoup d'acuité et donc de dureté... Je n'ai pas intérêt à jouer de mon aoud par là car je vais me faire assassiner en quelques formules bien choisies que je ne piperai même pas...
Faut que je te décrive la gare routiere:
Elle se trouve à 7 km de Damas, on y va en taxi, des vieilles voitures jaunes (parfois même des R5 t'imagine?) même pas climatisées, j'ai pris pour habitude de donner une clope au chauffeur pour faire copain copain, en plus les marlboro sont extrêmement chère pour les gens du pays (80 livres, ce qui fait moins d'un euro) alors ils sont toujours contents de fumer ca. Donc on traverse le nord de la ville, la partie moderne de la ville ( moderne signifiant ici moins de 400 ans) des batiments plus ou moins vieux, moches et sales, imagines-toi une chaleur telle que dès que tu t'assois dans le taxi tu sens ton fut te coller aux fesses, si tu as la chance de porter des futs noir tu
as en prime une trace blanche sur les fesses, le sel de ta transpiration...
On depasse la ville et roulons sur une autoroute bordée d'arbres poussant sur une terre argileuse et séche, sans un seul brin d'herbe, des gens ont construit des maisons de fortune en briques grises, celles en beton, ils vivent là, au bord de l'autoroute, parfois c'est des maison en terre.
On arrive à un petit village où reigne un boxon pire que chez Cecile, les gens traversent un peu partout, y a du monde, comme un samedi de marché à Marmande, qui va et vient dans tous les sens, les voitures font de même en jouant du klaxon pour un rien, des vrais virtuoses du klaxon ces syriens, donc il y a ce bruit assourdissant et la chaleur qui font que toi et ton esprit vous n'êtes plus tout a fait
en phase, le taxi te pose à l'entrée de la gare (ah c'est ça la gare?), toujours ces fameuses briques grises qui forment une murette jusqu'à un ensemble de portiques qui detectent les métaux, ca c'est l'entrée... Fouille sommaire et l'on passe.
Là commencent les problèmes. Une file de guichets: tous indiqués en arabe avec quelques ecriteaux en écriture latine, heureusement que je lit l'arabe...
Le problème c'est que je ne le parle pas, je le baragouine, et lorsque tu as enfin trouvé le guichet de la boite de transport que tu as visée dans le guide du routard il faut acheter le billet, personne ne parle anglais (alors francais faut meme pas rêver, seulement les vieux qui sont allé a l'ecole durant le mandat francais y a une plombe ), moi en plus je voulais le prendre pour demain, trop compliqué, la fille du guichet (une beaute pas trop maquillée et assez discréte mais trés belle) aprés quelques phrases échangées sans se comprendre me donne un siege et me dit d'attendre, là c'est pas bon, tu peux attendre des plombes sans que rien ne vienne, alors j'ai chopé le
premier client sapé comme un occidental ou presque et je lui ai demandé de faire la traduction, sauvé.
La foule me regarde comme si j'etais le dernier des mohicans (trés bon livre pour les enfants, plein de souvenir ce bouquin), le chauffeur, à l'aller, m'a dit lorsqu'il a vu ma liasse de billets de planquer ça car là y avait pleins de voleurs, cool, ca rassure.
Enfin me voila revenu à Damas et je part demain à l'heure que je veux. La vie est belle mais parfois elle fatigue...
Le voyage en bus (355km) va être quelquechose, y a 4 ans j'avait fait la même chose et le chauffeur avait du faire la fête avant (ou il faisait là son deuxieme job de la journée, car tous les Syriens ont deux jobs pour pouvoir vivre) car il s'endormait au volant dès la première centaine de kms, je voyais sa tête tomber inexorablement sur le volant, tous le monde dormait j'étais le seul à surveiller le désastre... Vivent les dictatures et vivent les hommes libres.
Kes kon ferait pas pour la musique?..
En Angleterre, c'est un bank holiday (un pont, quoi) et c'est le moment où XFM dévoile la X list 2002 (soit 100 titres choisis par les auditeurs).
C'est l'occase de réécouter des vieilleries...
I would go out tonight, but I haven't got a stitch to wear 16:49
Jérôme a reçu un message bizarre sur sa boîte vocale. On dirait la voix nasillarde des petits gris et en plus ça parle en espingouin.
Ou alors, c'est un mec bourré qui s'est planté de number (l'appel date de samedi, deux heures du mat').
Choississez votre version préférée, rédigez un texte d'environ 50 000 signes en partant de cette anecdote et rendez vos copies avant jeudi.
16:47
Suite au meurtre de son père, Matt Murdock décide de le venger. Mais le jeune avocat aveugle va d’abord se forger une identité secrète et reprendre le surnom que lui donnait ses camarades d’école : Daredevil.
Après avoir donné leur vision personnelle de Batman et de Superman, les duettistes Loeb et Sale remettent ça en s’en prenant cette fois à l’homme sans peur. La première sensation n’est pas favorable à cette nouvelle mini-série, si on la compare à la qualité de Superman for all seasons. Le New-York des bas quartiers de Daredevil correspond moins au style graphique de Sale que les champs de blé du Kansas ou la magnificence de Métropolis. D’autre part, Loeb semble plus à l’aise avec les personnages plus extrêmes, même si l’album comporte de jolies trouvailles.
En dépit de ces quelques faiblesses, on ne peut que conseiller ce genre d’histoire qui traite les super-héros d’une façon très humaine. Pas de post-modernisme, ni de décalage d’aucune sorte ; la force de cette bande dessinée réside dans sa simplicité qui redonne un autre point de vue sur les super-héros, un point de vue peut-être plus européen, mais qui vaut assurément le détour.