vendredi, avril 29, 2005
Un tas de films excitants sont près à déferler, que ce soit Batman Begins, La Guerre des Mondes, La revanche des Siths et j'en passe (et j'oublie volontairement Sin City, dont j'ai vu la moitié et... bof), mais celui que j'attends avec le plus d'impatience, c'est Land of the dead.
Maté le DVD Classic albums consacré à Nevermind. Quelques moments trés sympas: Butch Vig devant sa console qui fait écouter les voix et on découvre que les choeurs en harmonies sont de Grohl. Je croyais que Cobain avait doublé lui-même ses voix. Et puis, l'écoute de la basse et de la batterie seules sur le refrain de In Bloom, super groove. Et les guitares distos entrelacés de Drain You, super bonne production, devenue la norme depuis. Seuls regrets: pas un mot sur le morceau caché, source de spéculations merveilleuses à l'époque. Et personne, parmi les soi-disants spécialistes, n'a encore relevé le rapport entre Polly et Maniac, le film de Lustig. En effet, la première phrase de la chanson est tirée du film.
17:31
Un truc qui commence à me gonfler plus que sérieusement, c'est de me faire endormir des trucs que je prête... Le pire c'est que je ne m'en rends pas toujours compte et ce n'est que par hasard, en cherchant la chose en question que je vois qu'elle a disparu. Par exemple, mon DVD de Requiem for a dream, disparu il y a plus d'un an s'est évaporé, tout comme le Best-of des Pixies, Substance Mort de Dick ou un tome de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Dire que cela m'agace serait loin en-dessous de la vérité. Pourtant j'aime bien prêter des choses, faire découvrir des trucs à des gens, et je fais trés attention à ce qu'on me prête, mais bon, à force je vais finir par devenir plus méfiant. Merde!
17:36
Lu Klarion, the Witch Boy, sans doute la plus originale des séries de Seven Soldiers, mais bon, pas emballé tout de même. Bon trip gothique tout de même au niveau du dessin. La jeunesse de Conan par Busiek et Ruth est trés trés bien foutue. Elle ne trahit pas le personnage et modernise un peu la narration. Je trouve ça presque plus fort que la série régulière.
Acheté le bouquin de Winckler sur les séries télé: Les miroirs obscurs. Des articles passionnantes, d'autres gravement cul-cul sur Buffy, Smallville et Roswell... Dommage sur Buffy car ça m'a presque donné envie de mater la série, ouais, dommage qu'une nana ait fait un truc bidon à la "je me souviens" et gaché du coup le bien que je m'étais mis à en penser. Mais je continue ma lecture. L'article sur Twin Peaks est bon, on y apprend que la sortie des DVD est pour octobre de cette année, enfin.
Project Smile v.2 est disponible. Beau boulot.
Je continue les relectures, je transcris l'interview de Moore...
17:58
(En fait, c'est une autre couve un peu plus jolie, mais je la trouve pas sur le web.)
Vraiment excellent. Appris plein de détails qui m'étaient inconnus et découvert pas mal de groupes qui ont l'air excellent. Du coup, j'ai acheté Forever Changes de Love. Trés trés bien...
Lu le premier numéro du Conan de P. Craig Russel. Sympa de voir que certains créateurs connaissent et respectent le personnage. C'est pas du grand Russel, du grandiloquent, mais c'est tout de même au-dessus de la mêlée.
18:36
Vu, Garden State. Bien aimé, malgré quelques réserves sur le côté sentiments/pas sentiments qui m'en a touché une, sans faire bouger l'autre. Des bons moments, d'autres moins sympas, mais on est loin du film de génération comme on nous l'avait vendu. Mais la BO est sympa.
17:46
Hier soir, j'étais à l'Harlequin. Enfin, non, au Krakatoa, mais le light-show était similaire au concert d'Interpol, style cache-misère. Les gars jouent une heure et quart, rappel compris, sans trop d'excès non plus et te font payer deux fois plus cher que lors de la tournée pour le premier album. Mais y'a des jolies lumières. Mouais. Le bassiste est là sans y être et les morceaux du deuxième album ne me convainquent pas. Restent la voix du chanteur (bon erzatz de Curtis) et certains morceaux pêchus. Quant à Spoon, la première partie, c'était un coup sur deux: un morceaux pop sympa alterné avec un morceau à atmosphère chiant.
Sinon, Harlan Ellison a été élu pape. Ca va chier.
09:27
Le film Arsène Lupin est raté. André-François, grand spécialiste du perso a aimé, pourtant je trouve que le personnage est abaissé par ce film. Jamais iconisé, il commence à devenir intéressant à la fin, lorsqu'il apparaît en Prince Sernine. Le reste n'est qu'une intro d'une heure et demie. Et puis la mise en scène est celle d'un téléfilm France 2, soutenue par un scénar qui gère trés mal un récit de genre, sans parler des dialogues pathétiques. Faut lire des bédés d'aventures anglo-saxonnes, les gars!
Je pensais faire une petite pause en mai, mais non, on me propose du boulot. Je viens juste d'en accepter un peu plus. Je ne peux résister aux travaux intéressants. Du coup, mes seules vacances sont repoussées au voyage en voilier, début juin... En attendant, je bosse en écoutant Sonic Youth. Je sais, y'a pire.
16:06
Julien me fait passer le questionnaire à la mode. Mais je crois qu'il attend trop de moi. Je ne connais pas de trésors inconnus de la masse, je ne pense pas t'apprendre quelque chose. Néanmoins, je répond à l'invitation.
1. combien lisez-vous de livres par an?
Je n’en sais foutrement rien, ma consommation dépend de mon activité. Ca peut aller de trois par semaines à un par mois. Là, je parle des romans, évidemment, en ajoutant les bédés qui ne me prennent pas autant de tant et que je dévore à un rythme fou, je lis peut-être cinquante bouquins par mois… Disons que je lis plus lorsque je n’ai pas beaucoup de boulot et que je traîne sur la plage que dans des périodes d’activités intenses où, le soir, tu as seulement envie d’écouter de la musique ou de mater un film.
2. quel est le dernier livre que vous ayez acheté?
Tape-cul, le quatrième roman traduit de la série de Joe R. Lansdale qui est le meilleur de tous : plus drôle, plus percutant au niveau des dialogues, mais en même temps plus noir et désespéré. J’ai dévoré les quatre en rien de temps, pris par les deux personnages principaux, atypiques et attachants. Du polar sans prétention qui en remontrerait pourtant à une chiée de textes mainstream contemporains.
3. quel est le dernier livre que vous ayez lu?
Téranésie de Greg Egan, qui traînait dans ma bibliothèque depuis l’époque de sa sortie, il y a quelques années. J’avais oublié combien Egan est fort. En plus, contrairement au bouquin de Vinge que j’ai lu la semaine dernière, ses personnages sont là, présents, existent et ont des sentiments. Et puis le plaisir de lire des dialogues sur la biologie, l’ADN et l’évolution, dont je ne comprends pas grand-chose est un plaisir pervers que je conseille. De la hard science de haut niveau. Vertige assuré.
4. listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.
Ubik de Philip K. Dick : le livre ultime du maître, par sa construction, c’est sans doute l’archétype du roman dickien qui hante et ne révèle pas son secret même après la 15° lecture. Le chef d’œuvre absolu, pour moi.
Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons : le chef d’œuvre absolu de la bédé. Une construction mathématique pour une histoire qui fait faire un bond quantique aux super-héros et donc au genre dont elle est issue.
La trilogie Nexus, Plexus, Sexus d’Henry Miller. Le sentiment de bohème et de passion contrariée, le NY des années 20, une atmosphère indéfinissable, le lyrisme et la verve de l’auteur. Je ne sais pas exactement pourquoi j’aime ces livres, mais, putain, je les aime.
Le nouveau testament gonzo d’Hunter Thompson. Bizarrement, je préfère le Thompson hargneux qui parle de politique et qui suit une campagne électorale que le tralala de la drogue de Fear and Loathing in Las Vegas.
Métal Hurlant n°1 (parce qu’il fallait bien choisir un numéro). La revue mythique que j’ai découvert vers 15 ans et qui a façonné pas mal de mes goûts. Une malédiction aussi pour toutes les générations suivantes. Indépassable et trop influent. Je lis même les critiques de romans d’il y a trente ans avec délectation.
5. a qui allez-vous passer le relais (3 blogs) et pourquoi?
André, Toto et Jim, parce que ce sont mes potes et que je les vois bien se dépatouiller de l’exercice avec brio…
17:49
Je viens de lire Lola Cordova et c'est vraiment excellent. De la SF déjantée (sex and drugs included), avec tout de même des bonnes idées de SF et un graphisme à couper le souffle...
Allez faire un tout sur le site de l'auteur, c'est trés bon...
Ewan McGregor s'est blessé à la cheville sur un tacle de Christopher Lee. Samuel Jackson a protesté et s'est pris un carton rouge. Pas de problème, Xavier Mauméjean, jeune espoir du cinéma basque, reprend le rôle d'Obi Wan Kenobi...
Vu Old Boy. Ouais, bien. Trés trés peu conventionnel et trés trés bien fichu. Une expérience. Vu Black Mask 2. Ouais, naze. Mais un bon moment quand même, le genre de nanar où l'on ne s'ennuie pas. Un film de super-héros avec des catcheurs, plutôt mon trip. Lu Bad Chili, le quatrième Hap Collins (je m'étais gouré l'aut'fois, le premier c'est L'arbre à bouteilles). Toujours aussi bon. Lu La Captive du temps perdu: de la hard science de chez Vernor Vinge. Personnages fin comme du papier à cigarette par temps de rationnemment, mais questionnements et réflexions bien intéressantes. Deux romans situés à deux extrêmes du spectre des genres, je dirais, mais qui me satisfont tout autant, bien que différemment.
Je suis parti deux jours et un tas d'anticléricaux primaires a repris les rênes dans les commentaires du post précédents. C'est bon ça, les gars. Retcon, mec, c'est tout con. Et Momo a raison, ça arrive souvent chez les morts, ce genre de trucs...
18:25
Dans ce concert de cucuterie où le mot amour est prononcé à tout bout de champ par des gens en foulard Hermès, personne ne va donc oser dire qu'on s'en cogne, de la mort d'un vieillard parkinsonien qui a quelques millions de morts sur la conscience, au nom d'un conservatisme d'un autre temps.
Juste au moment où un article du Monde revient sur Michel Onfray et ses propos sur l'athéisme. C'est tout de même plus intelligent, de suite...
16:25
Pourquoi les fins du monde me fascinent autant? Je suis plongé dans The Adventures of Luther Arkwright et c'est fabuleusement génial. Le dessin est parfois déroutant, mais c'est totalement ma came. Cette imminence de l'apocalypse provoque des récits dont l'urgence démultiplie tout: le côté bigger than life des personnages, le délire des situations etc. Et puis le plan univers parallèle me botte complet. Et Talbot se permet des références futées: la tapisserie de Bayeux et une peinture d'Hokusaï dans les trois premières pages, ça se pose là pour une bande dessinée.
Après cette sorte d'ultime Bang, les histoires post-apo se doivent d'être calmes, je pense, et sont appréciables en ce sens. Dr. Bloodmoney, par exemple. J'en ai une qui me trotte en tête depuis un bail, mais l'intrigue y est mince, trés mince, et c'est sans doute sa qualité. Faut chiader l'écriture et jouer sur les sensations en sachant que pas grand monde ne marchera. Un jour, lorsque monde deuxième cerveau aura poussé et que je n'aurai plus besoin de dormir, je mettrai une chanson triste de Prince et je m'y mettrai.